15/10/2013

Pouvez-vous AIDER M. Jorge Resende ? Urgent. Merci.

Bonjour,

M. Jorge Resende a lu un des articles de mon blog (Les lanceurs d'alerte doivent sortir du bois) et voilà le message qu'il vient de m'envoyer ce 15 octobre 2013:

"Bonjour, Je ne fais pas partie des "92% des personnes interrogées qui dénonceraient un cas de corruption"...

Par contre, je fais partie de la petite minorité qui a voulu dénoncer un crime (dans mon cas une affaire de pédophilie à la RSR). Ayant réussi après trois ans de combat à obtenir justice de la part de la nouvelle direction, alors que juridiquement les plaintes se multipliaient (presque 50'000 frs de frais).

Aujourd'hui, je me retrouve sans emploi car un 'lanceur d'alerte' risque de "nuire et mettre en danger l'entreprise", mots entendus dans un des derniers entretiens d'emploi.

J'ai fait le test d'envoyer des réponses à des offres de travail avec des noms différents... Celles de Jorge Resende toujours négatives ou sans réponse alors que celles portant un autre nom avaient droit à un rendez-vous que tournait court dès que on se rendait compte de qui j'étais.

Mon conseil pour les candidats à futurs 'Lanceurs d'alerte'... En Suisse vous n'êtes pas protégés, alors réfléchissez bien avant de mettre votre vie et la vie de vos proches en danger. J'ai la conscience tranquille mais malheureusement ça ne nourrit pas ma famille.

Depuis 19 mois sans toucher un centime et au bout du gouffre, car je ne sais pas comment faire vivre ma famille dans trois ou quatre mois, je ne peux pas sincèrement encourager quelqu'un à faire Harakiri tant qu'une vraie loi protégeant les 'Lanceurs d'alertes' n'est pas approuvée.

Triste de voir que je ne retrouve pas un travail alors que le pédophile condamné, mais dont le nom a toujours été protégé, est aujourd'hui directeur d'une branche régionale de Radio France.

Bonne chance pour votre combat Mme Herzog. Bientôt je vais devoir retourner à la source de mes problèmes à Berne me battre pour qu'un job me soit donné afin de que ma famille n'ait pas besoin d'aller faire la manche à Lausanne"

 

Je suis certaine que des citoyens du canton de Vaud ou de Suisse romande doivent pouvoir proposer un travail à M. Resende. 

Voilà un résumé concernant le travail recherché par M. Jorge Duarte Resende:

« Motivé, discret et loyal, ayant plus de 15 ans d'expérience dans l’administration Informatique/Bureautique, formation d’adultes et helpdesk, je souhaite intégrer un team comme technicien et/ou administrateur système où je pourrai partager mon savoir technique et mes expériences dans des projets novateurs tout en apportant mon soutien au support utilisateurs et autres services. »

 

Pour plus d'information, veuillez prendre contact avec M. Resende par email: jorge.resende@bluewin.ch  Merci beaucoup à vous.

Merci très vivement aux personnes qui pourront aider M. Resende à trouver un travail. Et merci de transmettre ce message à vos amis et à vos contacts pour information. Très bonne journée à Vous. Michèle Herzog, Pully.

Commentaires

Hélas, je n'ai aucun moyen d'aider ce Monsieur, mais je souhaite vivement que quelqu'un puisse le faire.

La pédophilie est tellement implantée dans tous les réseaux de gens puissants, un sujet si tabou, qu'il ferait mieux de demander un changement de nom à l'Etat-civil s'il veut retrouver du travail.

C'est une honte que ce Monsieur ait perdu le sien et une attitude inexcusable pour moi de la part de notre TV qui pourtant n'a pas la langue de bois quand elle le veut.

D'autres, plus connus, s'y sont cassés les dents, comme Laurence Beneux et Serge Garde, journalistes d'investigation, avec leur réaliste et terrifiant livre : "Le Livre de la honte", qui malgré des milliers de demandes n'a jamais été réédité... avec pourtant toutes les preuves en mains.

J'espère pour lui, qu'il trouvera sur sa route un patron à l'honnêteté et au sens éthique sans faille.

Écrit par : Jmemêledetout | 15/10/2013

Malheureusement, dans notre société, même les héros risquent de se faire dévorer par les requins. Alors à quoi chercher à devenir un héros? Pour les beaux yeux de la justice qui flirte souvent avec le diable?

Toute ma sympathie à Monsieur Rosende.

J'admire votre sens de l'humain, chère Madame.

Cordialement, Hank Vogel.

Écrit par : Hank Vogel | 16/10/2013

Malheureusement on est plus au temps de la Résistance. C'était une autre race d'hommes et de femmes Quand à dénoncer publiquement ce qui se passe au sein d'une entreprise la déontologie n'est pas vain mot non plus .
Notre génération savait ne pas mélanger affaires de famille et professionnelles. Ce qui relevait du travail était secret .C'est le grand drame de la francophonie actuellement tout le monde ou presque doit savoir avec pour seuls résultats des gorges chaudes pour commères en vapeur et mises à l'index par les employeurs.Le jeu n'en vaut vraiment pas la chandelle

Écrit par : lovsmeralda | 16/10/2013

Ne vous en faites pas, les vrais pédophiles, comme Jean-Pierre Garbade avocat au respectable barreau de Genève, lui n'a pas vu un seul policier ni aucun juge, il ne s'est pas présenté au tribunal pour le jugement où il a écopé d'une simple amende pour avoir violé 3 jeunes garçons pendant des mois dont un de 13 ans.

Cette ordure vit maintenant aux Philippines entouré de gamins, il n'a pas été inquiété le moins du monde par la "justice" genevoise, ni exclu du barreau genevois, c'est ça la réalité helvétique !

Et surtout, interdiction de révéler son nom, alors qu'il apparait publiquement dans la procédure, il faut dire que Jean-Pierre Garbade se dit être le petit cousin du nazi Rudolf hess et l'avocat des dictateurs les plus sanguinaires de la planète !

C'est beau la Suisse !!!

Écrit par : Corto | 16/10/2013

A Lovsmeralda: M. Resende a été très courageux de dénoncer les faits qu'il a découverts et, à mon avis, il a bien fait de les signaler. C'est la seule façon d'améliorer la situation. Meilleures salutations. Michèle Herzog

Écrit par : Michèle Herzog | 16/10/2013

Et au fait, Corto,

Maintenant que vous avez dénoncé J.-P. G. pour la nième fois, n'auriez-vous pas le nom du cadre de la RSR ? Cela changerait...

Écrit par : Toto | 16/10/2013

Tot, comme je suis le seul à dire la vérité sur ce dossier, il faut bien compenser le mutisme de nos médias !!

quand vous écrivez J.-P. G., vous parlez bien de l'avocat Jean-Pierre Garbade condamné à une simple avec sursis pour avoir violé 3 jeunes garçons à Genève et jamais jugé pour des faits semblable à Zurich ?

Écrit par : Corto | 16/10/2013

Corto@ Garbade est homosexuel et aime les jeunes hommes. Mais cela n'en fait pas un pédophile ou pédéraste pour autant. Je ne suis pas homosexuel mais mon voisin l'était et le connaissait. Sauf erreur, pour être taxé de "pédophilie" (en réalité pédérastie), il faudrait s'attaquer à des gamins de moins de 16 ans. Avez-vous des preuves que c'était le cas, depuis le temps que vous nous bassinez avec cette affaire ?

Écrit par : Géo | 16/10/2013

L'affaire Resende a été jugée et vous êtes carrément en train de faire de la justice populaire à 4 sous. A ce que l'on a compris, Resende est surtout un gros con emmerdeur, et non le Zorro que vous décrivez...

Écrit par : Géo | 16/10/2013

@Geo

Allez dire cela aux milliers d'enfants qui ont été abusés.

Écrit par : Jmemêledetout | 16/10/2013

http://antiogre.overblog.com/un-avocat-suisse-p%C3%A9dophile

Écrit par : Corto | 16/10/2013

Oui, mais c'est l'autre qui intéresserait les lecteur (sans compter Mabut).

Écrit par : Toto | 16/10/2013

Une petite pensée également pour ce journaliste qui a cru pouvoir utiliser sa clause de conscience au sein du journal "Bon à savoir" ?

http://presserat.ch/_63_2013.htm

Écrit par : Rob | 02/01/2014

A Rob: Merci de nous signaler ce cas. Et merci d'indiquer à ce journaliste qu'il peut prendre contact avec M. Christian Campiche, journaliste qui publie sur le site www.lameduse.ch une rubrique "Les inécoutés" citant des exemples de personnes n'arrivant pas à obtenir justice. Meilleures salutations.

Écrit par : Michèle Herzog | 02/01/2014

Etant dans les RH et intéressée par la problématique du soutien aux lanceurs d'alerte par les employeurs, j'ai suivi de près "l'affaire R" à l'époque.

Je pense que le problème actuel de ce Monsieur n'est de loin pas uniquement lié au fait qu'il a dénoncé des faits graves (et effectivement très choquants et illégaux) à sa hiérarchie.
Son licenciement fut surtout lié à la réaction disproportionnée qu'il a eue lorsque selon lui, sa hiérarchie n'a pas réagi suffisamment face à l'auteur des faits (certes graves) qu'il avait dénoncés.
Dénoncer des faits graves (ce qui est le rôle du lanceur d'alerte donc) à son employeur, il a eu totalement raison de le faire, et je l'aurais fait aussi.
Mais rendre par la suite ces faits publics, accuser son employeur de ne pas avoir réagi, énoncer des propos diffamatoires, réclamer à corps et à cri sa réintégration après son licenciement et se mettre en grève de la faim pendant plusieurs jours devant la porte de l'entreprise, tout cela fut une attitude totalement jusqu'au-boutiste qu'aucun employeur sensé ne peut soutenir.
Je ne suis absolument pas en train de dire que l'employeur fut tout blanc dans l'affaire, loin de là; il y a aussi eu des propos et des faits condamnables de sa part.
Mais l'attitude de justicier de Monsieur R. l'a totalement desservi, d'autant plus qu'il a longtemps refusé d'entrer en matière pour toute solution négociée dans un minimum de calme (donc pas en racontant tout sur internet).

Ce que je veux dire, c'est que Monsieur R. ne fut de loin pas un lanceur d'alerte comme un autre.
Son affaire a mis les employés de l'entreprise face à un conflit polarisé (le camp des pro-R. contre le camp des anti-R.), ce qui ne leur a pas permis de travailler dans un climat "normal" pendant plusieurs semaines.

Donc oui, c'est malheureux, et il est fort possible qu'il le regrette aujourd'hui, mais son nom est tellement connu et associé à cette affaire, qu'il est encore aujourd'hui peu probable qu'un employeur prenne le risque de l'engager.
C'est d'autant plus problématique que son métier est justement de gérer le réseau et les données informatiques, donc une fonction où le devoir de discrétion et de loyauté est une valeur centrale.

Un employeur qui reçoit sa candidature peut difficilement s'empêcher de penser qu'en l'engageant, il risque non seulement d'avoir un lanceur d'alerte (ce qui en soi, ne devrait pas être un problème), mais aussi quelqu'un qui pourrait encore réagir de manière publique et disproportionnée en cas de problème.
C'est pour moi le fond de son problème aujourd'hui...

Écrit par : Pitoune | 14/03/2014

A Pitoune: Merci pour votre message et vos idées concernant cette affaire. Je constate tout-de-même que, pour une entreprise spécialisée dans la communication, la RTS n'a pas réussi à traiter ce grave problème de façon équitable. M. Resende a certainement eu peur que l'affaire soit étouffée, raison pour laquelle il a alerté, à sa manière (il n'existe d'ailleurs pas de règles à ce sujet), les journalistes et le public. J'espère qu'un jour le courage et l'éthique des lanceurs d'alerte seront reconnus et que les entreprises comprendront que ce sont ces personnes-là qu'il faut engager. Meilleures salutations. Michèle Herzog

Écrit par : Michèle Herzog | 15/03/2014

Cher Pitoune

Ce qu’est intéressant est qu’aujourd’hui encore personne ne sait comment agir s'il tombe sur des photos pédophiles et sa hiérarchie refuse de dénoncer à la justice.
Concernant l'opinion de Pitoune, ce n'est qu'une de plus donnée par un anonyme qui ne sait pas ce qui s'est passé. Par exemple, le fait que ce n'est pas moi qui a contacté la presse et que lorsque j'ai été contacté par les journaux j'ai refusé de parler car j'étais encore employé et donc je me devais de ne pas léser mon employeur.
Malheureusement la presse n'a jamais expliqué qui les a contacté et pourquoi (je connais les personnes et je les entends souvent à la RTS et je sais que les motifs de leur approche des médias ce n'était pas les enfants ni ma situation... j'ai appris par la suite que c'était un règlement de comptes et que les personnes impliquées dans la fuite en ont plus gagné que perdu car je ne les ai jamais dénoncé même si leur action m’a porté préjudice car il y avait eu assez de dégâts dans la vie de pas mal de personnes et collaborateurs.
La presse n'a pas non plus informée les personnes qui suivaient l'affaire de la condamnation définitive de la personne en possession des photos.
Voilà pourquoi il est aujourd'hui directeur d'une radio en France dont je ne dirai pas le nom car il a purgé sa peine et a le droit à une nouvelle opportunité.
Opportunité à laquelle je n'ai pas le droit mais je garde espoir. La seule chose que je n'aurais pas fait et je pense que c'était une erreur c'était la grève de la faim. Aujourd'hui, avec du recul je me rends compte de l'erreur et la position difficile pour certaines personnes qui m'aidaient.
Je ne regrette pas d'avoir voulu dénoncer les faits. Je n'ai pas d'haine ni rancune contre personne. Parfois dans les moments de difficulté extrême que nous vivons je me dis que peut-être j'aurais pu me taire, mais non... j'ai fait ce qu'il fallait faire et j'ai la conscience du devoir accompli.
Ca personne ne pourra m'enlever.
Par la suite j'ai obtenu justice et je vis au jour le jour jusqu'au moment où l'opportunité apparaitra.
S'il avait une loi ou une procédure concernant la dénonciation des crimes je n'aurais jamais eu besoin d'aller au bout de moi-même. La loi ne m'a pas protégé quand j'ai voulu faire ce qu'il fallait faire alors si la loi ne protège pas quelqu'un qui veut dénoncer un crime la personne est laissée avec ses choix discutables ou nom.
Les opinions... chacun a la sienne... la réalité... c'est moi qui l'a vécue, alors, je respecte les opinions même si anonymes et je me dis que toute personne qui ose partager son opinion en a le droit même si cette personne ne connaît pas les faits.
En ce moment l'affaire est réglée et j'ai d'autres problèmes à gérer dont la santé de mon épouse. Plusieurs personnes m'ont conseillé de mobiliser la presse... peut-être un jour si j'aurai besoin d'aller faire la manche devant le Palais Fédéral, ou ailleurs, mais on n'est pas encore là car mon épouse, aujourd'hui à sa troisième chimio, a réussi à maintenir son emploi à 70% et ainsi continue à amener le minimum vitale à la maison...
Par contre je pense préparer un récit (online) concernant la vie d'un donneur d'alerte en Suisse et les réponses (excuses) des différentes entreprises lors de mes postulations (témoins à l'appui).
Si Pitoune a une idée de comment dénoncer un crime lorsque sa hiérarchie le menace, le harcèle et le vire ce serait peut-être intéressant de partager avec nous la recette car aujourd’hui encore, personne n'a réussi à me dire comment agir sans perdre sa place (même les politiciens et j'en ai contacté quelques-uns).

Je vous souhaite Mme Herzog, pitoune et tous ceux qui ont partagé leur opinion une Bonne journée.
Je garde l'espoir et je remercie les personnes qui m'ont envoyé des mots d'encouragement.
Comme j'ai dit à plusieurs je ne veux pas d'aide financière même si nous sommes à 'zéro'... Je cherche seulement un emploi.
Merci à vous

Écrit par : Jorge Resende | 15/03/2014

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