20/06/2015

Affaire Ségalat: Une condamnation bâtie sur du sable ... Dernier livre de M. Secretan. www.editions-monvillage.ch

Bonjour,

Jeudi 18 juin 2015, à Lausanne, le journaliste d'investigation Jacques Secretan présentait son dernier livre à la presse locale, en compagnie du responsable des éditions "Mon village". Une bonne vingtaine de journalistes étaient présents, mais le lendemain dans la presse très peu d'articles ... Pourtant les faits présentés par Jacques Secretan sont d'une immense gravité. 

Dans son livre, il explique parfaitement bien comment la police et la justice ignorent certains faits, ignorent certaines hypothèses majeures, tirent des conclusions inverses aux déclarations faites et s'arrangent pour que les faits en faveur du prévenu Ségalat soient retournés en sa défaveur.

Jacques Secretan écrit ( page 17): "Persuadés dès le départ de tenir leur homme, les fonctionnaires de police et du Ministère public vaudois ont interprété les indices à disposition dans le sens de leur conviction". 

La présomption d'innocence devient alors une présomption de culpabilité, d'où la décision de condamner Laurent Ségalat après un procès en appel de 4 heures ... à 16 ans de prison (sans aucune nouvelle preuve), alors qu'il avait été acquitté en première instance.  

Les juges vaudois qui ont condamné M. Ségalat se nomment Philippe Colelough, Marc Pellet (Président) et Blaise Battistolo. 

Je ne suis pas du tout étonnée, car dans l'affaire financière que j'ai dénoncée dès avril 2007, M. Blaise Battistolo a accepté les fausses déclarations écrites faites par mon ex-avocat à la Chambre des avocats vaudois, sans détenir les preuves (non produites), et a décidé que cet avocat avait bien travaillé. La totalité de ses honoraires étaient donc dûs. En 2007, mes déclarations écrites ont été totalement ignorées.

Puis le juge pénal Philippe Colelough a admis en septembre 2010 que cet avocat n'avait pas reçu la pièce comptable primordiale lui permettant de réaliser son travail, a totalement ignoré les conséquences très graves de cette pièce 203 jamais reçue, a passé sous silence dans le jugement du 23.9.2010 les fausses déclarations écrites faites par mon ex-avocat pendant des années (infractions pénales qui auraient dû être poursuivies d'office ...) et j'ai été condamnée pour diffamation.

L'affaire de corruption que je dénonçais a été étouffée. Les infractions pénales réalisées par les notables pour lesquelles j'ai déposé une vingtaine de plaintes n'ont jamais donné lieu à une seule procédure pénale.

L'affaire que je dénonce depuis des années est beaucoup plus simple à résoudre que les affaires Ségalat et Légeret. Etant donné la manière dont les faits sont ignorés par la justice vaudoise, je n'ai même pas été étonnée en lisant le dernier livre de Jacques Secretan.

Je vous conseille très vivement de lire ce livre écrit par un véritable journaliste d'investigation ayant étudié en détail tous les documents, ayant interrogé certains experts, ayant lui-même fait une découverte majeure (erreur de traduction ...). Merci très vivement à Jacques Secretan et à son éditeur pour leur courage et leur action.

Merci à tous les citoyens, victimes d'injustice, qui se battent pour que la justice vaudoise fasse son travail sérieusement. Les cas les plus fréquents sont des dénis de justice (plaintes pénales refusées malgré les preuves produites). Les cas les plus graves sont la privation de liberté de personnes qui devraient bénéficier de la présomption d'innocence. 

La justice vaudoise n'est plus du tout crédible. De plus, les contrôles du travail de la justice vaudoise sont impossibles (voir le rapport de M. Dick Marty publié au printemps 2015). Quand donc les changements auront-ils lieu ? M. Ségalat sera-t-il rejugé ? Il faut bien comprendre que si Laurent Ségalat avait été suisse, il serait emprisonné actuellement.

Merci à toutes les personnes qui me feront parvenir leur témoignage suite aux décisions incompréhensibles de la justice vaudoise (résumé des points principaux). J'en ai déjà reçu un certain nombre. Merci d'avance pour vos commentaires qui seront publiés sur ce blog. Meilleures salutations.

21 juin 2015: Voilà l'article publié par Patrick Nordmann concernant cette affaire et le livre de Secretan: http://www.pjinvestigation.ch/?p=4228 

23 juin 2015: Voilà l'article publié concernant mon combat. Merci très vivement à Patrick Nordmann pour son travail: http://www.pjinvestigation.ch/?p=4250  

 

Commentaires

Ce n'est hélas pas le cas du seul canton de Vaud. A Genève je pense que c'est encore pire. Des juges incompétents, du népotisme, des décisions invraisemblables. Les victimes sont enfoncées, les bourreaux son protégés.
Le monde judiciaire est pourri de la tête au pied.
Jamais je n'aurais pu croire de vivre l'enfer avant tant d'injustice ici à Genève en défendant mon père contre un curateur-avocat véreux, malfrat, incapable, malfaisant et ... Intégriste, ex-repris de justice tunisien en plus mis en prévention à Genève pour entrave à l'action pénale. Et un tel cas social est nommé curateur et pratique le métier d'avocat !!!!
Plus de CHF 100'000.-- de préjudices à ce jour dont une poursuite de CHF 52'000.--, 3 ans sans payer un seul acompte d'impôts, déclarations fiscales jamais remplies, taxations d'office 2 années consécutives, factures par dizaines impayées, pas d'argent pour manger, etc .... Et le Tribunal de Protection de Adulte ainsi que l'Autorité de surveillance de la Cour de Justice trouvent qu'il fait très bien son travail et que c'est moi qui lui rend la tâche impossible car je défend mon papa et des intérêts. A vomir !
http://www1.umn.edu/humanrts/cat/decisions/Fdecisions/tunisia188-2001.html

Écrit par : Mona | 20/06/2015

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Sur l'affaire Séguélat, nous aurions aimé écrire une billet, mais le temps nous à manqué... Particulièrement sur ce qui nous a toujours paru étrange... C'est que JAMAIS, il ne fut question de la librairie, de la valeur monétaire, ou patrimoniale, historique, etc. Puisque selon la presse, le médecin du CHUV (une autre affaire), qui avait acheté pour une ou deux centaines de milliers de francs de livre dans cette librairie, il devait quand même rester un sacré "pactole"...

La presse faisait état d'un expert (nommé par la justice? la mémoire nous fait défaut) chargé d'évaluer le fond...
Mais est-ce qu'il y a eu une suite? Et qui (serait assez puissant) pourrait être tellement intéressé par certains ouvrages?
Un auteur dans le genre de Dan Brown vous pondrait un pavé!

Écrit par : Trio-Octet Infernal | 21/06/2015

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C'est une histoire comme celle présentée par Pierre Bellemare dans enquête impossible:
Il faut avoir des preuves solides pour une condamnation.

Pourquoi Laurent Ségalat lave-t-il son t-shirt et sa chemise? Sont-ils tâchés de sang parce qu'il apporte secours à sa belle-mère ou ses vêtements peuvent-ils apporter des preuves?

Selon les experts de ces émissions "enquête impossible", les éclaboussures de sang sur un mur, sur un habit peuvent démontrer si le sang giclé provient des coups portés à la victime ou si le vêtement est simplement tâché par le contact avec la personne blessée.

Laurent Ségalat se change, met ensuite une chemise qu'il dépose à côté de la machine. A-t-il pris une valise d'habits pour se rendre chez sa belle-mère?

Les pistes à explorer pour découvrir des preuves viennent ténues au fil du temps, mais comme dans "enquête impossible", elles peuvent resurgir pour que le crime ne reste pas impuni.

Écrit par : Noëlle Ribordy | 21/06/2015

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A Mona: Merci pour votre commentaire. Je sais que de nombreux citoyens ont aussi de graves problèmes avec la justice genevoise. SOS-tutelles à Genève essaie d'aider ses membres contre tous ces abus. Que faut-il faire pour que la justice fasse son travail correctement et dans des délais acceptables ? En plus, ce sont les victimes qui doivent avancer les frais de justice. Ce procédé est anormal. Courage à Vous. Meilleures salutations.

Écrit par : Michèle Herzog | 21/06/2015

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A Mme Ribordy: D'où tenez-vous ces informations ? Jacques Secretan qui détient tous les procès verbaux et a suivi les deux procès en prenant des notes pourra vous indiquez comment les faits se sont déroulés. Vous pouvez aussi lire son livre. Les premiers juges n'ont pas pu écarter la thèse qu'un cambriolage ait eu lieu par exemple. D'où leur décision d'acquitter Laurent Ségalat. Meilleures salutations.

Écrit par : Michèle Herzog | 21/06/2015

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Rien ne m'étonne.

Le monde est monde partout. En Suisse comme ailleurs, la justice a souvent autant les mains sales que ceux qu'elle se permet de condamner.

Écrit par : HanK Vogel | 21/06/2015

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Les monsenges sont permis aux prevenus dans les tribunaux du c. de vaud.p.penale:l'article s'app.Loi colelou.15.01alena 15,proced vd.

Écrit par : sebei | 22/06/2015

Il ne faut pas nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Il y a un élément incontournable: pendant deux heures alors que la victime agonise il n'appelle pas les secours. C'est à tout le moins une non-assistance à personne en danger. On ne peut s'empêcher de penser qu'il a attendu qu'elle soit morte pour appeler. C'est factuellement ce qui s'est passé. Suite à une chute le bon samaritain sait que c'est une faute très grave de vouloir déplacer une victime. Tout au plus doit-on la mettre en position latérale de sécurité. Enfin les griffures au visage du condamné et l'ADN retrouvé sous le ongles de la victime sont une preuve suffisante pour emporter une décision de condamnation. Surtout suite à ses mensonges. Quand on n'a rien à se reprocher on ne ment pas. S'il y a eu une chute dans l'escalier (ce qui est possible) on a dû retrouver des traces de sang, de cheveux et de cellules épithéliales sur au moins une des marches*. A moins que de telles traces ait été nettoyées. Quand à l'excuse de ne pas connaître le numéro d'appel des secours en Suisse, il ne faudrait pas prendre les gens pour des imbéciles. Il pouvait appeler n'importe qui en Suisse (famille, amis, connaissances) ou en France qui aurait relayé l'appel au secours dans les minutes de son arrivée à la maison. Je constate en outre qu'il prend le temps de changer deux fois de chemise et de brouiller des traces de sang, qui sont des indices importants pour une reconstitution des faits, avant d'appeler.

*En outre une chute dans un escalier occasionne de nombreuses ecchymoses dont l'état devrait permettre d'évaluer le temps pendant lequel la victime a survécu. Par expérience personnelle je peux vous dire en outre qu'en cas de chute dans un escalier les secours sont appelés de tout urgence même si un médecin est présent.

Écrit par : Johann | 21/06/2015

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A Johann: D'où tenez-vous vos informations ? Avez-vous suivi les deux procès et pris des notes ? Je vous conseille de lire le livre de Jacques Secretan. Vous comprendrez mieux les faits et le fonctionnement de la justice vaudoise. M. Secretan ne prétend pas que Ségalat est innocent, mais il explique que la justice ne détient pas les preuves permettant d'indiquer que Ségalat est coupable. Meilleures salutations.

Écrit par : Michèle Herzog | 21/06/2015

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PJ investigation vient de publier un article concernant le livre de Jacques Secretan et les dysfonctionnements de la justice vaudoise. Voilà le lien:
http://www.pjinvestigation.ch/?p=4228 Une suite très importante sera publiée dans quelques jours.

Écrit par : Michèle Herzog | 21/06/2015

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Les preuves sont là, mais vous refusez de les voir. Vous êtes de parti pris aveuglée par votre haine de la justice vaudoise. Le rapport d'expert acheté par la défense n'a aucune valeur. Du reste combien a-t-il coûté ce fameux rapport? Vous êtes bien placée pour savoir que tout s'achète.

En outre la thèse des cambrioleurs ne tient pas si l'on suit la propre version du condamné, à savoir une chute dans l'escalier.

Et il a su surmonter sa phobie du sang pour mettre ses mains dedans et brouiller les traces. Ce n'est plus de la phobie à ce compte là.

Voilà donc une personne décrite comme toujours calme, maîtresse d'elle-même en toute occasion et qui se serait laissée submerger par l'émotion? La seule émotion qui peut apparaître dans ce cas là, c'est celle engendrée par un homicide et les tentatives de brouiller les pistes. Ce qu'il n'a réussi qu'en partie.

Quand qqn est dans le coma, il est vain de vouloir ranimer la personne soi-même. Un généticien doit savoir en outre qu'un massage cardiaque n'a de sens que dans l'attente des secours. Qu'il n'a donc appelés qu'une fois la victime décédée.

Écrit par : Johann | 21/06/2015

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Et les griffures sur le visage de Laurent Ségalat ont-elles été analysées par la police scientifique? Johann a soulevé des questions pertinentes. Il me semble que tout un chacun est plus au fait des investigations qu'il faut entreprendre pour arrêter un coupable que la justice elle-même.

Que de zones d'ombre? Est-ce que les juges n'ont pas été à la hauteur? Les erreurs judiciaires sont légion et peut-être que le livre de Jacques Secretan aura le mérite de mettre en lumière l'incompétence de la justice?

Écrit par : Noëlle Ribordy | 21/06/2015

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A Johann: La chute dans l'escalier peut être due à des cambrioleurs. L'émotion quand on voit une personne que l'on aime dans cet état là est parfaitement humaine. Quant au rapport du prestigieux professeur zurichois Michael Fried il a été mal traduit en français, ce qui est un comble. Je vous conseille de lire le livre pour mieux comprendre les faits. Meilleures salutations.

Écrit par : Michèle Herzog | 21/06/2015

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Il n'y a aucune trace des "cambrioleurs", ni aucun bien dérobé, ni aucune trace d'effraction. Curieux "cambrioleurs". Ils avaient la clé? En outre un rapport précise que le nombre et l'emplacement des contusions de la victime était incompatible avec une chute dans un escalier, escalier qui aurait dû garder les traces de cette chute.

Ce qui est parfaitement humain quand on a commis un crime c'est de jouer les idiots et comme par hasard de ne se souvenir de rien. C'est pratique.

Ce n'est plus humain quand cette personne est décrite comme parfaitement maîtresse d'elle-même en toute occasion. Son comportement avant l'arrivée des secours est celui de qqn qui cherche à effacer des traces. Et donc à brouiller la recherche de la vérité.

Quand qqn est inconscient il ou elle ne peut pas griffer - qui plus est à deux endroits différents - le visage d'une autre personne en gardant SOUS les ongles des traces ADN de la personne griffée. Pour occasionner une griffure jusqu'au sang il faut de la force, la peau n'est pas qqch de si fragile. C'est la preuve que le condamné a menti, comme il a continué de mentir en prétendant que ces griffures avaient été faites lors d'ébats amoureux. En outre la griffure au cou est parfaitement compatible avec qqn qui essaie de se raccrocher en étant poussé en arrière. Quant aux éraflures sur le dos de la main ils sont compatibles avec des coups violemment portés. Il est même difficile de les expliquer autrement.

Quant à l'heure de la mort selon l'analyse du bol alimentaire, c'est une vaste fumisterie du moment que le condamné a admis que la victime était toujours vivante à son arrivée dans la maison. Et que personne ne sait quand la victime s'est alimentée pour la dernière fois.

Les faits je les connais suffisamment pour raisonner dessus sans parti pris. Je ne mène aucune croisade ni pour ni contre la justice vaudoise.

Ce que je constate c'est que vous êtes dans le déni.

Écrit par : Johann | 21/06/2015

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A Johanne: Sachez que je ne connais pas l'affaire Ségalat. Mais je trouve anormal que sans nouvelle preuve deux instances arrivent à des conclusions diamétralement opposées. La justice est donc aléatoire ... De plus, je possède des pièces écrites qui prouvent que le juge Blaise Battistolo et le juge pénal Philippe Colelough ont passé des faits sous silence et ignoré des faits primordiaux dans l'affaire financière que je dénonce depuis avril 2007. Et ces deux juges faisaient partie de la Cour d'appel (seconde instance)qui a condamné Laurent Ségalat. Meilleures salutations

Écrit par : Michèle Herzog | 21/06/2015

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Je compatis à votre calvaire.

Les deux affaires ne sont liées en rien à ce que je sache.

La justice n'est pas aléatoire. Elle est imparfaite. Parce que nous sommes tous imparfaits, y compris les juges bien évidemment. Le premier jugement était à mon avis une erreur. Corrigée par la suite. Ce n'est pas la première fois, ni la dernière. Voir par exemple l'affaire Agnelet.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Le_Roux

Écrit par : Johann | 21/06/2015

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A Johann: Effectivement ces deux affaires n'ont strictement rien à voir. Mon affaire concerne une succession, des biens immobiliers cachés avec l'aide de mon ex-avocat qui m'a grugée pendant plus de 2 ans tout en me facturant des honoraires exorbitants. Mais les juges sont les mêmes. Et grâce à eux, cet avocat n'a jamais été inquiété et les autres notables non plus ! La corruption a été étouffée. Les autres infractions pénales aussi (faux dans les titres, gestion déloyale, faux témoignages, escroquerie, ...). Meilleures salutations.

Écrit par : Michèle Herzog | 22/06/2015

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Voilà l'article publié concernant mon combat et les difficultés rencontrées suite aux décisions du juge pénal Philippe Colelough (tribunal de police de Lausanne). Merci très vivement à Patrick Nordmann pour son travail: http://www.pjinvestigation.ch/?p=4250

Écrit par : Michèle Herzog | 23/06/2015

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Enfin un avocat ose publier son avis concernant le travail incompréhensible de la justice vaudoise. Les avocats vaudois savent que la justice du canton de Vaud ne fonctionne pas de manière sérieuse, mais tous se taisent ... Voilà l'avis de Me Portejoie, avocat français qui défendait Laurent Ségalat.
http://www.tdg.ch/suisse/tenor-barreau-francais-fustige-justice-vaudoise/story/30597347

Écrit par : Michèle Herzog | 05/08/2015

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