19/10/2017

Genève: Mais qui devait vérifier pendant 11 ans les comptes de cette pupille ?

Bonjour,

Une curatrice a pu utiliser depuis 2003 et pendant 11 ans l'argent de sa pupille, une dame âgée de 70 à 80 ans. Voilà un des premiers articles publié par la Tribune de Genève à fin 2014 concernant cette affaire:

https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/Une-MCG-suspecte...

 

L'avocat de la curatrice, M. Daniel Zappelli (ancien procureur général du canton de Genève) a essayé ensuite d'utiliser une expertise psychiatrique pour défendre sa cliente. Voilà l'article publié par le journal 24 Heures:

https://www.24heures.ch/news/news/excandidate-conseil-eta...

 

Le 3 octobre 2017, le journal Le Matin nous apprend que cette curatrice a été condamnée à 3 ans de prison dont 6 mois ferme. La justice a donc fait son travail concernant cette curatrice. Voilà l'article:

https://www.lematin.ch/faits-divers/expoliticienne-genevo...

 

Je trouve très étrange que les comptes de cette dame âgée, placée sous curatelle, n'aient pas été contrôlés pendant 11 ans ! Et dans les 3 articles ci-dessus, les journalistes de 3 journaux différents ne soulèvent pas ce problème. Pourquoi ?

J'estime que les personnes qui devaient contrôler les comptes de cette dame âgée devraient également être condamnées. Qu'en pensez-vous ?

En Suisse, on nous fait toujours croire que les contrôles existent, mais en réalité ce n'est pas le cas. Et, en plus, personne ne cite les noms des personnes qui n'ont pas fait leur travail ou le nom du service responsable de ces contrôles.

Etant donné que les contrôles n'existent pas et que les personnes dont le travail devrait être contrôlé le savent, cela permet tous les abus.

Je remercie d’avance les journalistes des 3 articles cités, soit M. Fedele Mendicino (TDG), Mme Catherine Focas (24 Heures) et Valérie Duby (Le Matin) de m’expliquer pour quelles raisons les responsables des contrôles ne sont pas cités dans leurs articles. Ils reçoivent ce jour un email à ce sujet.

Voilà pourquoi je publie cet article sur mon blog. Merci d'avance pour vos commentaires. Meilleures salutations.

 

Commentaires

J'imagine qu'ils sont deux ou trois fonctionnaires pour vérifier les comptes de plusieurs milliers de pupilles.

Le même problème se pose pour le contrôle financier des Etablissements médico-sociaux (EMS).

Les contrôles sont quasiment inexistants, le problème est notoire. Des coûts trop élevés. "Nous aviserons en cas de gros problème...."

Incurie généralisée.. en cas de gros scandale, le conseil d'Etat communique, nomme une commission d'enquête pour établir les responsabilités et les dysfonctionnements (archi-connus) , reporte et reporte encore pour aboutir à un non lieu ?

Des nouvelles du rapport d'enquête d'Adeline la sociothérapeute assassinée en sept. 2013 ?
Ou sont les dysfonctionnements ? Qui sont les responsables ?

Écrit par : contribuable | 19/10/2017

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Si vous lisez bien les articles, le canton de Genève a assumé la responsabilité pour le défaut de surveillance des fonctionnaires et a remboursé l'entier de l'argent à la personne victime des agissements de cette dame. Les journalistes n'avaient dès lors pas à exposer une question qui était réglée à l'entière satisfaction de la victime... Le procès portait uniquement sur les comptes falsifiés (et, comme vous le dites, le système a bien fonctionné... a posteriori malheureusement).

Écrit par : Harry | 21/10/2017

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A Harry:Merci pour votre commentaire. En effet le canton de Genève a remboursé son argent à cette dame âgée. Cela me semble être un minimum ! Mais cela n'explique pas quelles sont les personnes qui n'ont pas effectué les contrôles et pourquoi ne sont-elles pas sanctionnées. Meilleures salutations.

Écrit par : Michèle Herzog | 21/10/2017

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