17/05/2018

Suisse: Rapport du GRECO au sujet de la prévention de la corruption.

Bonjour,

Le GRECO, Groupe d'Etats contre la Corruption, dont la Suisse fait partie, a rendu public son 4e rapport en mars 2017. Ce 4e rapport traite de la prévention de la corruption des parlementaires, des juges et des procureurs.

A la fin de cette évaluation on trouve les recommandations du GRECO faites à la Suisse. Le délai de réponse est fixé à septembre 2018 (nouveau délai).

Voilà le lien permettant d'obtenir le rapport du GRECO en français :

https://rm.coe.int/CoERMPublicCommonSearchServices/Displa...

Voilà le lien du rapport en allemand :

https://rm.coe.int/CoERMPublicCommonSearchServices/Displa...

Et le lien du rapport en anglais :

https://rm.coe.int/CoERMPublicCommonSearchServices/Displa...

Mon expérience m'a montré qu'il est impossible de dénoncer ses soupçons de corruption dans le canton de Vaud. Dans ce cas, la personne qui lance l'alerte et dénonce son avocat par exemple sera condamnée pour diffamation et la corruption totalement étoufée par le juge pénal. Ce blog contient plusieurs articles à ce sujet.

Pouvoir dénoncer ses soupçons de corruption concernant un parlementaire, un juge ou un procureur est totalement impossible dans le canton de Vaud et je pense dans les autres cantons romands aussi.

Déposer une plainte pénale dans le canton de Vaud contre un procureur ou un juge, pour d'autres infractions pénales commises, c'est totalement inutile aussi. Ces magistrats sont intouchables. Les plaintes pénales sont immédiatement classées et j'en ai aussi fait l'expérience.  

J'aimerais beaucoup savoir comment cela se passe dans les cantons suisses-alémaniques. A ce sujet, merci aux personnes qui m'enverront des commentaires sur ce blog.

Je me réjouis de savoir ce que la Suisse va répondre au GRECO. Bon. Il faudra patienter, car il paraît, d'après la personne du GRECO qui m'a renseignée, que la Suisse n'a pas encore répondu au 3e rapport du GRECO. Cela concernait le financement des partis politiques.

Merci d'avance pour vos commentaires. Meilleures salutations.

Commentaires

Bonsoir,
Concernant la transparence du financement des partis politiques, j'apprends qu'une initiative populaire a été lancée après le refus d’une partie des formations politiques de légiférer ; voir https://transparenz-ja.ch/fr/

Écrit par : Michèle Herzog | 17/05/2018

Je ne sais pas à quoi servent les polices des stups et des moeurs en Suisse, puisque tous les trafics sont libres!

Écrit par : Dominique Degoumois | 18/05/2018

Si vous désirez connaître les 4e rapports d'évaluation du Greco pour d’autres pays et les réponses fournies par les pays (rapports de conformité) voilà le lien: https://www.coe.int/fr/web/greco/evaluations/round-4

Écrit par : Michèle Herzog | 18/05/2018

Les pratiques pour couvrir la corruption est courante dans tous les cantons suisses. Chaque canton est géré par sa propre mafia. C'est le revers de la médaille du fédéralisme. Dénoncez la corruption du Procureur général d'un canton donné au Ministère public de la Confédération, et on vous répond sous le prétexte du fédéralisme qu'on n'est pas compétent, et qu'il faut s'adresser au Procureur dénoncé. Hallucinant.

Certes, la GRECO a pondu un rapport très érudit en l'espèce. C'est un papier de plus. Une approche cartésienne aurait plus d'effet: que ces idéalistes acceptent d'instruire des affaires de corruption concrètes qui leur sont signalées. Qu'il sortent de leur monde virtuel, et se penchent sur la réalité que la Suisse est le pays le plus corrompu du monde. Voir:
www.worldcorruption.info/index_htm_files/gu_2017-06-21_ohchr-f.pdf
Les médias sont muselés. L'internet est censuré en Suisse - à l'insu de la population. La plainte déposée auprès de l'ONU pour dénoncer cette censure anticonstitutionnelle est restée ignorée jusqu'à ce jour:
www.worldcorruption.info/index_htm_files/gu_2018-01-27_plainteOCHR-f.pdf
On dirait que les dirigeants de ce monde apprécient les services des Banksters suisses pour laver leur argent sale. Pour faire beau, on publie des rapport savants tout en ignorant les alertes qui se multiplient.
Gerhard Ulrich, Morges / Suisse

Écrit par : Gerhard Ulrich | 19/05/2018

La corruption existe. La seule différence d'avec d'autres états, c'est qu'elle est étouffée par des réfutations et dénégations d'une part et par l'illusion du vote qui nourrit l'illusion de choisir ses représentants. Ceux-ci ont tout pouvoir de faire et dire ce qu'ils veulent en écrasant la gueule des citoyens. Tout est caché tout en faisant semblant recours à des processus, qui en réalité ne servent que leurs intérêts, de manière "légale". Heureusement que parfois, des cas de corruption flagrante émise par le pouvoir éclate au grand jour. Mais combien de victimes, réduites au silence, faut-il compter ? L'issue n'est pas toujours certaine dans les cas où l'instigué jouit d'un pouvoir extrême sur les gens et les institutions. Continuez votre intéressant travail !

Écrit par : Morgane | 22/05/2018

Bonjour,
L'émission Temps Présent du 31 mai 2018 "Une Suisse au-dessus de tout soupçon" explique par de nombreux exemples comment a lieu la corruption en Suisse. Je vous conseille très vivement de regarder ce reportage. Voilà le lien:
https://pages.rts.ch/emissions/temps-present/9496722-une-suisse-au-dessus-de-tout-soupcon.html?anchor=9603979#9603979
Ce reportage montre que même quand 115 millions sont engloutis dans un projet informatique n'ayant jamais pu être utilisé à cause du choix anormal des fournisseurs, eh bien les auteurs ne sont pas condamnés à des peines de prison fermes ! Et les millions envolés ne sont pas récupérés.
A Genève, M. Olivier Jornot déclare qu'il n'existe pas de lutte contre la corruption ...

Écrit par : Michèle Herzog | 01/06/2018

Un collaborateur du GRECO m'a indiqué que la date limite pour la réponse de la Suisse a été reportée au 30 septembre 2018.

Écrit par : Michèle Herzog | 08/07/2018

Le 3e rapport du GRECO concernait le financement des partis politiques. La Suisse n'a toujours pas mis en place les recommandations du GRECO (voir le texte ci-dessous reçu ce jour). Pour le 4e rapport concernant la prévention de la corruption la Suisse doit répondre d'ici au 30 septembe 2018.

Strasbourg, 10 août 2018

Transparence du financement politique en Suisse : le groupe anti-corruption du Conseil de l’Europe déplore l’absence de progrès

https://go.coe.int/e0biW
Dans un rapport publié aujourd’hui, le groupe anti-corruption du Conseil de l’Europe (GRECO) estime que la Suisse n’a pas réalisé de progrès dans la mise en œuvre de ses recommandations relatives à la transparence du financement des partis politiques (voir également les versions allemande et italienne du rapport).
En effet, le GRECO regrette que le gouvernement fédéral maintienne sa position de ne pas légiférer sur la transparence du financement des partis politiques et des campagnes électorales.
Le rapport conclut que la Suisse a mis en œuvre de façon satisfaisante cinq recommandations sur onze, à savoir toutes celles sur les incriminations et aucune sur la transparence du financement politique.

Contact
Estelle Steiner, Porte-parole/Attachée de presse, tél. +33 3 88 41 33 35


Council of Europe, Media Assistance / Assistance aux médias
Tel. +33 (0)3 88 41 25 60 - www.coe.int - pressunit@coe.int

Écrit par : Michèle Herzog | 10/08/2018

Les commentaires sont fermés.