14/09/2018

M. Eric Cottier, procureur général, va ouvrir une enquête contre son ami P. Broulis !

Bonjour,

La presse nous apprend que trois politiciens vaudois, au niveau communal, ont écrit au procureur général du canton de Vaud afin qu'il ouvre une enquête suite aux voyages en Russie de M. Pascal Broulis, Conseiller d'Etat responsable des Finances du même canton de Vaud. Félicitations à ces trois personnes, car effectivement plusieurs questions devraient être posées afin que toute la transparence soit faite. Transparence dont M. Broulis préfère s'abstenir.

Un autre article nous apprend que M. Cottier a accepté d'ouvrir cette enquête. Voilà par exemple ce lien:

https://www.24heures.ch/signatures/editorial/Broulis-et-M...

 

Il est étonnant de constater que cette demande d'enquête n'a pas été faite par des Députés vaudois. Ces Députés vaudois devraient prendre connaissance de l'affaire Maudet et nous expliquer pourquoi ils n'agissent pas dans l'affaire Broulis. Merci d'avance à un (une) journaliste de se renseigner et de nous expliquer cela.

D'autre part, l'article 302 (obligation de dénoncer) du Code de Procédure Pénale suisse dit ceci: "Les autorités pénales sont tenues de dénoncer aux autorités compétentes toutes les infractions qu'elles ont constatées dans l'exercice de leurs fonctions ou qui leur ont été annoncées ...". Et M. Cottier fait partie des autorités pénales. Alors pourquoi n'a-t-il pas ouvert immédiatement une enquête sans attendre la demande de ces trois politiciens ?

Sachant qu MM. Cottier et Broulis font partie du même parti politique (le bon parti libéral-radical vaudois), j'estime que M. Cottier n'a pas l'indépendance nécessaire pour réaliser cette enquête et qu'il devrait se récuser.

Un procureur n'ayant jamais travaillé dans le canton de Vaud devrait être nommé pour réaliser cette enquête, qui porte surtout sur le volet fiscal et répondre à cette question: "Des avantages fiscaux ont-ils été attribués à M. Paulsen et à son entreprise Ferring et si oui, qui leur a accordé ces avantages et pourquoi ?".

M. Claude Ansermoz dans son article cite les problèmes des voyages en Russie de M. Broulis. Mais il passe sous silence ce problème de récusation et le problème lié aux avantages fiscaux ayant probablement été octroyés par le fisc vaudois à M. Paulsen et à son entreprise. A ce sujet j'espère que toute la transparence sera faite mais j'en doute. L'argument évoqué sera "secret fiscal" !

Concernant ces avantages fiscaux, M. Broulis a déclaré n'avoir pas étudié ce dossier lui-même, mais comme cela a très bien été expliqué par le journal 24 Heures dans l'affaire S3, un coup de fil c'est facile. Et Mme Marinette Kellenberger, directrice de l'administration fiscale vaudoise, est très docile. A ce propos voir cet article publié le 4 mars 2018:

http://egalitedescitoyens.blog.tdg.ch/archive/2018/03/04/...

Il faut aussi savoir que les procureurs vaudois et M. Eric Cottier ont classé toutes les plaintes pénales que j'ai déposées d'octobre 2007 à ce jour. Il s'agit d'une escroquerie que j'estime à plus de 30 millions de francs suisses et d'une très grave soustraction fiscale ayant lieu depuis 1999 ... et qui continue chaque année. M. Broulis, averti depuis juillet 2008 .., n'a jamais réagi. Les faux chiffres produits n'ont donc jamais été corrigés par le fisc vaudois et chaque année je reçois les faux comptes de la société Fontatrez Holding SA, mais il est impossible de s'en plaindre. Dans le canton de Vaud certains citoyens sont bien protégés au détriment des intérêts de l'Etat. Et les Députés vaudois ne réagissent pas non plus.

Merci de diffuser cet article aux personnes, en Suisse, qui s'intéressent aux dysfonctionnements réalisés par des personnes qui devraient montrer l'exemple ...

Merci d'avance pour vos commentaires. Meilleures salutations.

Texte ajouté le 15 septembre 2018:

Les trois politiciens de gauche ayant demandé à M. Cottier d’ouvrir une enquête ont écrit ceci concernant la partie fiscale : « … il faut déterminer si Frederik Paulsen est au bénéfice d'un forfait fiscal alors qu'il a une activité économique, ce que la loi exclut".

Ce point est très important et simple à vérifier, car la loi est claire. Voir cet article:

https://www.lematin.ch/vaud-regions/Voyages-de-Broulis-en...

 

Texte ajouté le 27 octobre 2018:

Comme cela était parfaitement prévisible, M. Cottier a classé cette affaire. En plus, aucune enquête n'a été réalisée concernant le forfait fiscal de M. Paulsen et les avantages fiscaux dont bénéficie la société Ferring. A ce sujet, voilà un article:

https://www.lematin.ch/suisse/suisse-romande/infraction-p...

 

Texte ajouté le 5 novembre 2018: Un article publié au sujet de cette affaire dans le Matin-Dimanche d'hier explique une astuce très importante. Quand le Ministère Public ouvre une enquête et prononce une ordonnance de classement (qui dans ce cas n'a pas été rendue publique), eh bien personne ne peut faire recours contre la décision du procureur, car il n'existe aucuns plaignants (aucune plainte pénale n'ayant été déposée) !!! J'espère vivement que M. Jean-Michel Dolivo, avocat et Député vaudois, cité dans cet article, déposera une plainte pénale. J'ignore quelles sont les personnes ayant le droit de déposer une plainte pénale dans cette affaire.

 

Commentaires

Mais OUI Madame, vous posez les bonnes questions. Bravo !

Extrait de mon
Manifeste “Jean Dupont” * écrit le 1er août 1997 (Cela fait déja 20 an !)

“Ce monde est dangereux à vivre,
non à cause de ceux qui font le mal,
mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire”

Existe-il dans notre société une attitude de laxisme, qui favorise la malhonnêteté et le crime, ainsi qu’un système judiciaire qui fait l’affaire des fraudeurs ? Si vous vous sentez concerné par la défense de nos valeurs, l’intégrité, l’éthique et la justice, la citation d’Albert Einstein ne vous laissera pas indifférent.


Je suppose qu''on verra encore pas mal de courriers de lecteur aux sujets que vous évoquez.

Et ensuite ? Une triste histoire.

BON COURAGE !

Comment garder son idéal tout en perdant ses illusions ? that is the question.

Avec mes cordiales salutations,

Ilja Feldstein

Écrit par : Ilja Feldstein | 14/09/2018

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Je m'abstiens de commenter, car si je racontais tout ce que je sais du Conseiller d'Etat Pascal Broulis et du Procureur général Eric Cottier, j'aurais travaillé pour rien, car je serais censuré par la Tribune de Genève. Vive le droit à la liberté d'expression!
Gerhard Ulrich

Écrit par : Gerhard Ulrich | 14/09/2018

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Ce serait sympa de préciser que le procureur a ouvert une procédure préliminaire contre Broulis + ses autres accompagnateurs, notamment une conseillère d'Etat vaudoise bien connue...:
https://www.24heures.ch/vaud-regions/cote-russe-s-agissait-dune-delegation-suisse/story/25180976

https://www.letemps.ch/suisse/desormais-cest-fini-naccepte-plus-rien

Écrit par : Visiteur | 14/09/2018

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"Je m'abstiens de commenter, car si je racontais tout ce que je sais du Conseiller d'Etat Pascal Broulis et du Procureur général Eric Cottier, j'aurais travaillé pour rien, car je serais censuré par la Tribune de Genève."
Non. Ici il n'y a que Mme Herzog qui pourrait vous censurer.
Alors maintenant il faut déballer, sinon nous allons croire que vous bluffez.
Ou que vous mentez. Et que vous ne savez rien.

Écrit par : Daniel | 15/09/2018

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A Daniel: Sachez que Gerhard Ulrich fait un travail énorme depuis plus de 20 ans. Il a étudié en détails de très nombreuses affaires et a suivi de nombreux procès. Il publie des informations concernant les magistrats sur le site: http://www.worldcorruption.info/ulrich.htm
Mais l'accès à ce site est censuré par Swisscom et peut-être par un ou deux autres opérateurs. Je vous conseille très vivement de lire les informations publiées.

Écrit par : Michèle Herzog | 15/09/2018

A Daniel: Utilisez le lien www.worldcorruption.info/evaluations.htm si vous voulez accéder aux actes réalisés par les procureurs et les juges. Les textes de ces évaluations réalisées par G. Ulrich existent en trois langues. Il suffit de sélectionner un nom, puis de clicker sur le drapeau de la langue désirée. Vous comprendrez alors pour quelles raisons ce site a été censuré en octobre 2016.

Écrit par : Michèle Herzog | 15/09/2018

Un article de mon blog explique comment détourner la censure. Voir ce lien:
http://egalitedescitoyens.blog.tdg.ch/archive/2016/12/19/censure-de-sites-internet-en-suisse-ou-ailleurs-280978.html

Écrit par : Michèle Herzog | 15/09/2018

A Visiteur: Vous avez raison, mais ce qui m'intéresse ce sont les actes de P. Broulis en lien avec les avantages fiscaux accordés.

Écrit par : Michèle Herzog | 15/09/2018

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Pascal Broulis n'ayant pas encore été interrogé ni par les instances judiciaires ni jugé par ces dernières est réputé innocent !

La même chose pour Mme Géraldine Savary.

Écrit par : M.A. | 15/09/2018

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Bonjour,
Je suis d'avis pour dire que, un peu comme dans l'affaire Maudet, je me demande si le soi-disant procès qu'on va lui faire ne sera pas juste le cirque et son manège pour nous faire croire qu'il se passe quelque-chose et qu'au fond, nous allons constater que cela aura accouché d'une souris !
Toujours est-il que ce mouvement de libération de la parole, né sous le scandale Harvey Weinstein, fait que chaque jour, pour peu qu'on ait les yeux ouverts, un scandale nous pète à la figure.
Il aura donc fallu à M. Conscience et deux de ses collègues beaucoup de courage pour dénoncer, encore une fois, mais au final, quelles en seront les conséquences, ne va-t-on pas se retourner contre ces trois ?
J'ai moi-même été confrontée à M. Eric Cottier lors du braquage de la Gare de Nyon vécu en octobre 2011, il a été gentil, mais ne m'a pas informé de mon droit de me porter partie civile, ou de le faire-faire part mon employeur…
Je n'étais donc soudain plus qu'un témoin...qui n'a été informée que par voie de presse du résultat du jugement de ces gens du grand banditisme lyonnais.

Écrit par : Mireille | 15/09/2018

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A M.A:: C'est juste. Toutes les personnes liées à cette affaire ne sont pas jugées et profitent donc de la présomption d'innocence.

Écrit par : Michèle Herzog | 15/09/2018

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Concernant cette affaire, un article publié sur le site du Matin fournit une explication fiscale très importante et claire. Les trois politiciens demandent aussi ceci: " ... il faut déterminer si Frederik Paulsen est au bénéfice d'un forfait fiscal alors qu'il a une activité économique, ce que la loi exclut".

Voir ce lien: https://www.lematin.ch/vaud-regions/Voyages-de-Broulis-en-Russie-il-y-aura-enquete/story/22643601

Écrit par : Michèle Herzog | 15/09/2018

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"le site: http://www.worldcorruption.info/ulrich.htm
Mais l'accès à ce site est censuré par Swisscom et peut-être par un ou deux autres opérateurs. Je vous conseille très vivement de lire les informations publiées." (Michèle Herzog)


L'adresse retournée par la résolution du nom 'www.worldcorruption.info' est la 195.186.208.167.

Cette adresse est _accessible_. Je répépète ... _accessible_.

Le nom "www.worldcorruption.info" est quant à lui enregistré par la société
'WhoisGuard, Inc.', Panama, auprès du teneur de registre la société 'eNom, Inc.', dont le site est 'www.enom.com', et elle-même une filiale de la société 'Tucows'.

Le siège de la société eNom est:

Enom Headquarters
5808 Lake Washington Blvd. NE, Suite 201
Kirkland, WA 98033, USA


Dans quelle direction poursuivre la recherche de la ... vérité, ... Madame Herzog ?

Écrit par : Chuck Jones | 15/09/2018

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A Chuck Jones: J'ai fait un test avec les indications figurant sous ce lien: http://egalitedescitoyens.blog.tdg.ch/archive/2016/12/19/censure-de-sites-internet-en-suisse-ou-ailleurs-280978.html
J'ai repris par copier-coller le lien qui permet d'accéder aux évaluations des magistrats réalisées par G. Ulrich et j'ai activé le proxy indiqué. Cela m'a permis d'accéder aux informations et de détourner la censure.

Écrit par : Michèle Herzog | 15/09/2018

A Chuck Jones: Si vous dites que le site est accessible cela signifie que votre opérateur n'effectue pas de censure. Et dans ce cas il suffit d'accéder au contenu du site ! Ce n'est pas mon site Internet. Je ne peux pas vous en dire plus. Je ne peux que vous fournir le nom du site.

Écrit par : Michèle Herzog | 15/09/2018

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C'était la fin de mon dernier commentaire dans votre dernière note :

"Selon que vous serez jugé par un procureur de droite ou de gauche, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir "

Écrit par : Corto | 15/09/2018

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Chuck n'a toujours pas compris la différence entre les IP générés par un serveur et le véritable IP d'une société, il m'avais déjà fait le coup !

Quant aux amis de Paulsen, ils sont tous grillés !!

Parce qu'il n'y a pas que des nazes, niveau hacking !!

Écrit par : Corto | 15/09/2018

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"Merci d'avance pour vos commentaires", est-il écrit à la fin de ce billet.
Alors je me lance, prenant le risque de ne pas être publi, quand bien même je me serai efforcé d'être "courtois, concis et pertinent".

L'art. 302, premier alinéa, du Code de procédure pénale (RS 312.0) a la teneur suivante:
"Les autorités pénales sont tenues de dénoncer aux autorités compétentes toutes les infractions qu'elles ont constatées dans l'exercice de leurs fonctions ou qui leur ont été annoncées si elles ne sont pas elles mêmes compétentes pour les poursuivre."
Pourquoi, Mme Herzog, en citant cet article, avez-vous laissé tomber le dernier membre de la phrase, à savoir: "si elles ne sont pas elles mêmes compétentes pour les poursuivre". Car cela change tout! En effet: puisque le Procureur général du canton de Vaud est compétent pour poursuivre M. Broulis, il n'avait pas à le dénoncer plus loin! Le reproche que vous lui adressez est donc sans fondement.

Les députés vaudois ont agi avec discernement et précaution. Avant de décider s'il y avait lieu de nommer une commission d'enquête parlementaire et/ou de dénoncer le ministre Pascal Broulis à la justice pour des avantages indus perçus dans le cadre de ses voyages en Russie, il importait de demander des explications au Conseil d'État. En effet: lorsque des faits ne sont pas clairement établis il convient, avant d'agir, de se renseigner et de donner à la partie visée l'occasion de s'exprimer. C'est ainsi que le groupe Ensemble à Gauche a déposé le 26 juin au Grand Conseil une interpellation qui parle de "cadeaux fiscaux" et de "retour d'ascenseur". Le même jour, Mme Jessica Jaccoud, Présidente du Parti socialiste vaudois, et 25 cosignataires ont également déposé une interpellation dans le même sens (on peut lire le texte de cette interpellation sur http://www.publidoc.vd.ch/guestDownload/Objet.pdf?path=/Company%20Home/VD/CHANC/SIEL/antilope/objet/GCCE/Interpellation/2018/06/656683_18_INT_212_Objet_20180703_1385578.pdf).
Le délai de trois mois dont disposent M. Pascal Broulis et ses collègues du Conseil d’Etat vaudois pour répondre à ces deux interpellations n'est pas encore échu. Il n'y a donc rien à reprocher au Grand Conseil. Celui-ci sera sans doute amené, lorsque le Conseil d'État lui aura répondu (c'est-à-dire bientôt), à débattre de cette affaire en plenum.

Écrit par : Mario Jelmini | 16/09/2018

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A M. Mario Jelmini: Merci très vivement pour votre commentaire et pour vos explications. J'ai cité l'art. 302 CPP pour montrer que les autorités pénales (donc M. Cottier et le Ministère public) doivent agir elles-mêmes quand elles prennent connaissance d'infractions et qu'il n'est pas nécessaire que des tiers dénoncent les faits.

Merci de m'expliquer pour quelles raisons le Ministère public vaudois n'a pas automatiquement ouvert une enquête quand il a pris connaissance des faits.

Meilleures salutations.

Écrit par : Michèle Herzog | 17/09/2018

1. Les autorités pénales sont tenues de dénoncer aux autorités compétentes toutes les infractions qu'elles ont constatées dans l'exercice de leurs fonctions, et
2. Les autorités pénales sont tenues de dénoncer aux autorités compétentes toutes les infractions qui leur ont été annoncées si elles ne sont pas elles mêmes compétentes pour les poursuivre.

Je vous admire de vous en sortir. Il y a des autorités compétentes, il y a des autorités pénales, il y a des autorités pénales compétentes. Il y a donc aussi des autorités pénales non compétentes, et des autorités compétentes non pénales? Qui fait partie de cette dernière classe? des membres du pouvoir exécutif, législatif, ou encore judiciaire?

Je retourne à mes affaires de route et de rail! c'est tellement plus simple!

Écrit par : weibel | 17/09/2018

A Chuck Jones: Si vous n'arrivez pas à accéder au site Internet de G. Ulrich je ne peux rien faire pour vous. Toute la démarche permettant de contourner la censure de Swisscom et d'autres opérateurs est expliquée ici:
http://egalitedescitoyens.blog.tdg.ch/archive/2016/12/19/censure-de-sites-internet-en-suisse-ou-ailleurs-280978.html
Je ne vais plus publier vos messages à propos de vos difficultés à trouver ce site. Merci de votre compréhension.

Écrit par : Michèle Herzog | 16/09/2018

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Vous me demandez, Mme Herzog, de vous "expliquer pour quelles raisons le Ministère public vaudois n'a pas automatiquement ouvert une enquête quand il a pris connaissance des faits."

C'est bien volontiers que je réponds à votre interrogation.

L'art. 302 du Code de procédure pénale (CPP), que vous avez incomplètement cité en en dénaturant le sens, parle de "toutes les infractions qu'elles (sujet: les autorités pénales) ont constatées dans l'exercice de leurs fonctions ou qui leur ont été annoncées".

Essayons d'être logique.
1) Avant la dénonciation envoyée mercredi de la semaine passée au Ministère public par trois conseillers municipaux vaudois, aucune infraction ou aucun soupçon d'infraction n'avait été annoncé par qui que ce soit à la justice;
2) n'ayant été saisi d'aucune dénonciation et n'ayant pas ordonné d'office l'ouverture d'une enquête, il est évident que le Ministère public ne pouvait pas, par définition, avoir constaté "dans l'exercice de ses fonctions" que des infractions avaient été commises!
C'est donc à tort que vous invoquez l'art. 302 du CPP: les conditions de son application ne sont pas réalisées.

Vous écrivez: "(...) pour montrer que les autorités pénales (donc M. Cottier et le Ministère public) doivent agir elles-mêmes quand elles prennent connaissance d'infractions et qu'il n'est pas nécessaire que des tiers dénoncent les faits."
Tout d'abord personne, ni vous, ni moi, ni le Ministère public, ni les conseillers municipaux évoqués ci-dessus, ni les députés au Grand Conseil vaudois, ni des journalistes quels qu'ils soient n'a eu "connaissance d'infractions". Ce qui a été émis et s'est répandu, c'est le soupçon qu'il pourrait y avoir eu infraction(s). Rien, à ce jour, n'a été démontré. Il convient donc d'être prudent et de respecter la présomption d'innocence.

Venons-en maintenant à votre question: "pourquoi (M. Cottier, Procureur général du canton de Vaud) n'a-t-il pas ouvert immédiatement une enquête sans attendre la demande de ces trois politiciens?" La réponse est évidente: le Ministère public n'a pas ouvert d'enquête plus tôt parce que:
1) il n'avait pas connaissance de faits concrets suffisamment documentés pour justifier l'ouverture d'une enquête (et éventuellement, au terme de l'enquête, d'une instruction formelle);
2) aucune dénonciation ne lui était parvenue.

Par ailleurs, s'agissant de l'opportunité d'ouvrir une enquête pénale, je peux m'imaginer qu'en l'absence de toute dénonciation, le Parquet a jugé sage et opportun d'attendre la prise de position du Conseil d'État en réponse aux questions soulevées par les parlementaires. Une réponse qui est attendue pour ces deux ou trois prochaines semaines.

Encore une remarque: si le Procureur de la République et canton de Genève s'avisait d'ordonner une enquête chaque fois qu'un commentaire posté sur un blog hébergé par la TdG éveille le soupçon qu'il pourrait y avoir eu violation d'une norme pénale, nous serions nombreux - blogueurs comme commentateurs - à faire en ce moment l'objet de poursuites pénales...

Écrit par : Mario Jelmini | 17/09/2018

A Mario Jelmini: Merci pour vos explications, mais je conteste votre réponse qui dit ceci:
Venons-en maintenant à votre question: "pourquoi (M. Cottier, Procureur général du canton de Vaud) n'a-t-il pas ouvert immédiatement une enquête sans attendre la demande de ces trois politiciens?" La réponse est évidente: le Ministère public n'a pas ouvert d'enquête plus tôt parce que:
1) il n'avait pas connaissance de faits concrets suffisamment documentés pour justifier l'ouverture d'une enquête (et éventuellement, au terme de l'enquête, d'une instruction formelle);
2) aucune dénonciation ne lui était parvenue.

Pour le 1er point j'estime que les procureurs sont capables de prendre connaissance des articles publiés dans la presse et si nécessaire de se renseigner auprès du journaliste. Ils ont donc eu connaissance des faits en même temps que les citoyens.

De plus, dans ce genre d'affaire qui doit réaliser les investigations ? A mon avis c'est justement le travail du Ministère public !

Le second point n'est pas nécessaire, car les autorités pénales doivent agir quand elles prennent connaissance de possibles infractions pénales poursuivies d'office.

Concernant la dernière remarque de votre commentaire vous ignorez que la Constitution fédérale et la Convention Européenne des Droits de l'Homme protègent la liberté d'expression. De plus, si vous pensez à la diffamation, sachez que cette infraction n'est pas poursuivie d'office mais uniquement sur plainte de la personne lésée.

Écrit par : Michèle Herzog | 18/09/2018

Chère Madame, heureuse de vous lire où ici vous avez choisi l'original à la copie!
Avec mes meilleurs voeux dans la poursuite de votre combat

Écrit par : divergente | 17/09/2018

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PS pour le lecteur qui n'aurait pas le suivi: l'original en question est celui de Mario Jelmini.
Merci à vous

Écrit par : divergente | 17/09/2018

Jelmini ne semble pas avoir compris le sens de la note de ce blog ni le fond d'ailleurs, puisqu'il s'agit de la nomination d'un procureur !

Écrit par : Corto | 18/09/2018

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D'autre part, ce n'est pas uniquement les autorités pénales qui sont tenues de dénoncer les infractions..., c'est l'obligation de chaque citoyen ayant été assermenté dans l'exercice de sa fonction ou de ses prérogatives !

Écrit par : Corto | 18/09/2018

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A Corto: Pour les personnes qui ne font pas partie des autorités pénales, l'obligation de dénoncer une infraction pénale poursuivie d'office varie d'un canton à l'autre selon la loi cantonale.
A Genève, l'article 33 de la loi d'application du Code de procédure pénale suisse dit que les fonctionnaires ont l'obligation de dénoncer. Mais cette obligation n'existe pas dans le canton de Vaud.
Ceci dit, les procureurs font partie de l'autorité pénale et doivent poursuivre automatiquement les infractions pénales poursuivies d'office dont ils prennent connaissance.
Mais cette loi n'est pas souvent appliquée dans le canton de Vaud ... Ce canton a l'habitude de protéger les citoyens dominants.

Écrit par : Michèle Herzog | 18/09/2018

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Madame Herzog,

Je dois admettre que le dernier paragraphe de votre réplique à mon précédent commentaire a le mérite de me remettre à ma juste place. J'en rappelle la teneur:
"Concernant la dernière remarque de votre commentaire, vous ignorez que la Constitution fédérale et la Convention Européenne des Droits de l'Homme protègent la liberté d'expression. De plus, si vous pensez à la diffamation, sachez que cette infraction n'est pas poursuivie d'office mais uniquement sur plainte de la personne lésée."

Effectivement, chère Madame, jamais au cours de mes études à la Faculté de droit de l'Université de Genève, ni au cours des 15 ans où j'ai travaillé à la Division de l'entraide judiciaire internationale du Département fédéral de justice et police, je n'avais lu ou entendu dire que la Constitution fédérale et la Convention Européenne des Droits de l'Homme protégeaient la liberté d'expression (pour tout avouer: jusqu'à vos lignes de ce jour, j'ignorais l'existence même de ces deux textes), ou que la diffamation n'était pas poursuivie d'office mais uniquement sur plainte de la personne lésée.
Tout cela vous me l'apprenez et je vous en suis reconnaissant.

Même lorsque je suis allé plaider pour la Suisse devant la Commission européenne des droits de l'homme (voir https://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:15g3Z9ff6BgJ:https://hudoc.echr.coe.int/app/conversion/pdf%3Flibrary%3DECHR%26id%3D001-73685%26filename%3DSANCHEZ-REISSE%2520contre%2520la%2520SUISSE.pdf+&cd=4&hl=fr&ct=clnk&gl=ch, bas page 7) je n'avais pas conscience de toutes ces choses que vous m'apprenez, assistée que vous êtes sans doute par les conseils éclairés d'un consortium réunissant les meilleurs pénalistes vaudois et genevois.
Je ne peux pas lutter avec vous, les armes sont trop inégales.

Je vous accorde dès lors que le Procureur Eric Cottier n'est (pour rester poli) qu'un sombre crétin. Comme je doute qu'il lise votre blog, j'espère que quelqu'un lui signalera l'existence du présent commentaire, qui attente manifestement à son honneur. Comme ça, il saura au moins ce que vous pensez de lui. Peut-être nous fera-t-il même l'honneur de venir répondre personnellement à vos attaques?
Ce serait chouette, non?

Écrit par : Mario Jelmini | 18/09/2018

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Donc, le procureur Cottier serait plus crétin que la moyenne vaudoise ?

Intéressant comme point de vue !

Il n'y aurait donc selon Jelmini qu'un seul crétin dans le ministère public vaudois ?

Dans ce cas, suffirait-il de remplacer un seul crétin pour que ce ministère brille au zenith de la "justice" internationale, devienne un modèle pour l'humanité entière ?

Mais non, la Suisse brille autrement, avec ses centaines de banques criminelles et assassines, qui organisent la corruption dans toutes les nations que l'on connait et puisque nous parlons de la Russie et de certains petits coquins, savez-vous à combien de milliards la fortune de Poutine est estimée selon rapports les plus sérieux ?

A 350 milliards de dollars, dont une très grande partie planqués en Suisse !

Comment voulez-vous, dès-lors qu'il n'y ait pas de corruption dans le pays de la corruption mondiale ?

Cottier n'est pas un crétin comme le dit Jelmini, ce serait trop simpliste, Cottier est aux ordres des assassins, ceux qui rendent exsangues plus de 5 milliards d'êtres humains de la planète !

Lorsque je parle de banques assassines, je ne met pas toutes les banques suisses dans le pannier, je suis convaincu que des banques ne fonctionnent pas sur ces modèles !

Écrit par : Madeleine F | 21/09/2018

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Et j'ajouterai, concernant le crétinisme, que plus on monte sur ces échelles de "valeurs" plus le constat est surprenant, raison pour laquelle il n'est pas étonnant que Mario ait traîné ses guêtres au niveau fédéral !

Ces personnages sont allergiques à toute forme de logique, crétinisme institutionnel oblige, et également à toute forme de contradiction !

Il suffit de lire les textes pour apercevoir le vide sidéral qui entoure les personnels fédéraux !!

Écrit par : Madeleine F | 21/09/2018

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Il y a juste une réserve qui n'est plus d'actualité, c'était la CDEH qui ne se gênait alors que condamné la Suisse, chose qui s'est négociée depuis !

Donc, jusqu'à il y a une quinzaine d'année, le pouvoir judiciaire fédéral, craignait des retours de baton de la CDEH, mais que personne ne s'inquiète, depuis elle encore plus corrompue que la justice helvétique !

Écrit par : Corto | 21/09/2018

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Bonjour,
Sachez que M. Claude Calame fait partie des trois personnes qui ont demandé au Ministère public d'ouvrir une enquête dans cette affaire Broulis. Aujourd'hui il publie un article dans le journal 24 Heures. Le voilà:
https://www.24heures.ch/signatures/reflexions/interroger-voyages-pascal-broulis/story/29882628

Écrit par : Michèle Herzog | 27/09/2018

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C'est marrant d'observer comment Madame Savary passe entre les gouttes du socialisme totalitaire dans ce dossier !!

Écrit par : Corto | 29/09/2018

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A M. Mario Jelmini: Bonjour. En date du 20.9.2018 vous avez demandé au fisc vaudois des informations concernant ma déclaration fiscale 2013 (non signée). Sachez que je conteste très vivement les chiffres que le fisc vous a transmis, car la valeur fiscale de mes cent actions de Fontatrez Holding SA est totalement sous-estimée par le fisc depuis 2008 (date de réception de mon legs).
A ce sujet, j'ai systématiquement contesté tous les chiffres que je reçois du fisc. Et je leur demande de rechercher la vérité en réclamant environ dix pièces requises cachées depuis juin 2003 par Patrice Galland dans la succession de son père. Le fisc n'a jamais réclamé ces pièces car il accepte les soustractions fiscales très graves faites par Patrice Galland depuis 1999. Je possède les pièces pour preuves et vous les envoie volontiers par email si vous m'en faites la demande à mh@herzoginfo.ch
Meilleures salutations.

Écrit par : Michèle Herzog | 04/10/2018

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Bonsoir,
Comme cela était prévisible, M Cottier a classé cette affaire. Voilà l'article:
https://www.lematin.ch/suisse/suisse-romande/infraction-penale-broulis-savary/story/20999291?track

Écrit par : Michèle Herzog | 27/10/2018

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Bonjour,
Un article publié au sujet de cette affaire dans le Matin-Dimanche du 4.11.18 explique une astuce très importante. Quand le Ministère Public ouvre une enquête et prononce une ordonnance de classement (qui dans ce cas n'a pas été rendue publique), eh bien personne ne peut faire recours contre la décision du procureur, car il n'existe aucuns plaignants (aucune plainte pénale n'ayant été déposée) !!!
J'espère vivement que M. Jean-Michel Dolivo, avocat et Député vaudois, cité dans cet article, déposera une plainte pénale. J'ignore quelles sont les personnes ayant le droit de déposer une plainte pénale dans cette affaire.
Meilleures salutations.

Écrit par : Michèle Herzog | 05/11/2018

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