Initiative pour des multinationales responsables.

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Bonjour,

Si vous voulez en savoir plus concernant cette initiative "Pour des multinationales responsables", voilà le site:

https://initiative-multinationales.ch/contexte/

Sachez que le Conseil des Etats vient de rejeter par 22 voix contre 20 le contre-projet à l’initiative pour des multinationales responsables. Le peuple suisse votera donc au sujet de cette initiative.

Voici le message reçu le 13 mars 2019 de Mme Marine Vasina, coordinatrice romande de la campagne "pour des multinationales responsables".

Bonjour Michèle

Comme je vous l’avais écrit hier, le lobby des multinationales s’est imposé au Palais fédéral hier. Le parlement a refusé de mettre en place des règles minimales contre notamment le travail des enfants et les déplacements forcés par des multinationales telles que Glencore. 

Au milieu de plusieurs réactions médiatiques, un correspondant parlementaire considère ce matin que le Conseil des É­tats a cédé face au lobby des multinationales. ...

Nous aimerions publier dans les prochains jours une annonce dans plusieurs journaux romands et alémaniques, sur laquelle les noms de toutes les personnes nous soutenant seront affichés.

Nous cherchons 1000 personnes qui seraient d’accord d’inscrire leur nom sur cette annonce. Souhaitez-vous participer ? Inscrivez-vous ici : www.initiative-multinationales.ch/annonce 

 

Merci à toutes les personnes qui soutiendront cette campagne. Une personne pessimiste m'a déjà déclaré que de toute façon les lois permettant de contrôler le comportement des multinationales ne seront pas appliquées. Elle a probablement raison, mais à mon avis sans lois on ne pourra rien faire non plus. Si une loi existe, quand une ONG ou des citoyens dénonceront à l'étranger le comportement d'une multinationale suisse, ils pourront au moins invoquer la nouvelle loi.

 

Naturellement Avenir Suisse défend les multinationales ! Voilà ce qu'ils publient dans leur Newsletter du 15 mars 2019:

Il existe en Suisse une volonté croissante d’appliquer le droit national de manière extraterritoriale, par exemple dans le cadre de l’initiative pour des multinationales responsables, ce qui amènerait de facto à établir de nouveaux obstacles au commerce. Fabian Schnell et Patrick Dümmler estiment l’impact de cette initiative (https://www.avenir-suisse.ch/fr/publication/des-baillis-suisses-a-letranger/) à plusieurs milliards de francs pour les entreprises suisses, tandis que les marchés émergents risquent de voir leurs investissements étrangers fortement diminuer.

 

Quand on voit que depuis quelques semaines des milliers de jeunes descendent dans la rue dans tous les pays européens, Suisse comprise, pour demander aux politiciens d'agir contre le réchauffement climatique, il est surprenant de constater qu'en Suisse beaucoup de personnes préfèrent encore soutenir la loi de la jungle. Il faut bien comprendre que ces jeunes sont ou seront aussi préoccupés par les atteintes à l'environnement, aux Droits de l'homme, aux conditions de travail des enfants, etc.

Le fossé, en Suisse, existant entre les citoyens responsables, dont les jeunes, et la majorité des politiciens et les lobbies soutenant les multinationales (dont Avenir Suisse ...) va-t-il se creuser ?

 

Merci d'avance pour vos commentaires.

Meilleures salutations.

Commentaires

  • Une initiative louable. Mais même quand elle passerait en votation, il faudrait encore des magistrats intègres et compétents qui les appliquent. Il font cruellement défaut à tous les niveau.
    Gerhard Ulrich, Morges

  • Je souhaite exprimer mon opinion concernant cette initiative. Comme je l'ai écrit, il y a quelque temps sur le sujet, les objectifs sont louables et je peux totalement souscrire à ses objectifs. Mais, il y a plusieurs problèmes qui font que, dans son état actuel, cette initiative n'est pas la bonne approche aux problèmes qu'elle veut résoudre.

    Quand il s'agit des grands enjeux, la justice en Suisse n'est pas impartiale. La probabilité de faire condamner les multinationales en Suisse est faible. Je viens de le prouver avec mon propre procès. J'ai porté plainte contre Nestlé en Suisse après 8 années de combats juridiques, le tribunal a admis que je fus victime de harcèlement, mais que néanmoins Nestlé n'a pas violé la loi! Donc bien que je fus harcelée, Nestlé est disculpée C'est un jugement qui fait froid dans le dos, car il légalise le harcèlement psychologique dans un contexte où je me battais pour la sécurité des aliments, donc la santé des consommateurs.

    Tant que la politique et la justice sont derrière les multinationales, un procès en Suisse fera perdre le temps des victimes, leur donnera de faux espoirs. Les victimes seront alors encore plus lésées. Ils ont plus de chance de faire condamner les entreprises dans leurs propres pays qu'ici en Suisse. M. Bissek (affaire Codilait) vient d'obtenir la condamnation de Nestlé au Cameroun pour fraude.

    Même en cas improbable d'une condamnation, l'approche n'est pas préventive et la justice ne réparera pas les dégâts causés. Il faut arrêter de croire que l'argent remplace tout.

    Par expérience, je sais que les managers travaillant ici au siège en Suisse connaissent bien les fautes que les entreprises commettent à l'étranger. Il faut donc plutôt protéger les lanceurs d'alerte et leur donner les moyens de dénoncer les mauvaises pratiques avant que les dégâts aient eu lieu, ou ont pris de grandes proportions.

    Finalement, une telle initiative fonctionnera si, d'abord, nous réglons les dysfonctionnements de la justice en Suisse, les ambiguïtés dans les lois qui permettent des interprétations erronées des lois, et avoir des instruments qui veillent au bon fonctionnement de la justice. Prenons comme exemple mon procès. Dans le jugement, les juges se réfèrent aux textes du professeur de droit, Me Rémy Wyler, pour interpréter la loi. Or, Me Wyler est l'avocat de Nestlé dans le même procès qui m'oppose à Nestlé. Donc un conflit d'intérêts énorme. Selon la vision de Me Wyler, quand il y a harcèlement, la victime doit être sanctionnée par un transfert punitif et le harceleur peut rester en place. Il a présenté une enquête fallacieuse au tribunal. Il a pendant des années nié le harcèlement, alors qu'en tant que Professeur de droit de travail, il aurait dû mieux savoir. Puis, Nestlé et les témoins ont menti au tribunal, néanmoins ils ont eu l'impunité alors que nous avons prouvé leurs mensonges. Certains Directeurs de Nestlé ont même été insolents et n'ont eu aucun respect pour la justice suisse.

    Je soutiendrais une telle initiative si elle avait été complétée par la protection et le soutien des lanceurs d'alerte en Suisse, c.a.d combiner une approche préventive avec une approche corrective.

  • Yasmine poste: "Tant que la politique et la justice sont derrière les multinationales,"

    "Par expérience, je sais que les managers travaillant ici au siège en Suisse connaissent bien les fautes que les entreprises commettent à l'étranger"

    Madame Yasmine, partez de vos bases. Vous comme trop d'autres êtes venus en Suisse pour y trouver de bons bénéfices, au détriment de l'emploi de nos concitoyens.

    Vous avez contribué à ce que vous dénoncez, en moins de 15 ans. ne vous en déplaise.

  • @ Yasmine : Me Rémy Wyler est un avocat spécialiste du droit du travail, son ouvrage fait référence.

    Je doute fort qu'en cas de harcèlement, la victime doit être punie ... De plus, prouver un harcèlement est très difficile - il faut des témoins et en règle générale, ceux qui sont dans l'entreprise refusent de plaider contre l'employeur pour ne pas subir un licenciement ! - mais faisable. Une de mes connaissances professionnelles ayant subi un harcèlement, elle est allée consulter Me Wyler et avait obtenu des dommages et intérêts de la part de l'employeur.

    En revanche, lorsque ce genre de cas se présente, il faut aller aux "Urgences psychiatriques du CHUV" qui elles, dans un premier temps, discuteront avec la personne lésée puis proposera une médiation entre employeur et victime pour autant que cette dernière l'accepte.

    La victime ne sera pas seule, elle bénéficiera d'un soutien important aussi bien pour évacuer ce qui s'est passé comme pour retrouver un emploi, c'est-à-dire reprendre le cours de sa vie privée et professionnelle.

  • A Yasmine: Merci pour ton commentaire. Je pense qu'il faut se battre pour les deux problèmes.

    D'une part obliger les multinationales basées en Suisse à respecter les Droits de l'homme, l'environnement, etc en cessant de prétendre qu'elles sont assez grandes, toutes seules, pour respecter les lois ... De très nombreux exemples prouvent qu'elles ne le font pas, car leurs impératifs financiers sont plus importants que leurs impératifs humains et éthiques.

    Et d'autre part, il faut que les parlementaires à Berne s'activent enfin et créent une loi de protection des lanceurs d'alerte. Cette loi est en discussion à Berne depuis 2003 !!! D'où l'article que j'avais publié sur mon blog le 17 février 2019. Voilà le lien:
    http://egalitedescitoyens.blog.tdg.ch/archive/2019/02/17/nouvelle-petition-reclamant-en-suisse-une-loi-de-protection-297382.html
    Cet article contient le lien de la pétition réclamant une loi de protection des lanceurs d'alerte en Suisse. Merci de signer cette pétition et de la diffuser.

    Il est important de répartir les tâches. Pendant qu'un groupe de personnes s'active pour faire adopter l'initiative "Pour des multinationales responsables", d'autres personnes devraient faire avancer, à Berne, la loi sur la protection des lanceurs d'alerte.

    Meilleures salutations.

  • Mme Herzog, je n'avais rien compris. Je pensais que votre commentaire ci dessous s'adressait à Yasmine !! Yasmine a essayé de faire correctement son travail, comme moi d'ailleurs. Je suis citoyen italo- Suisse et j'ai été harcelé chez Nestlé, par un allemand, avec la bénédiction de plusieurs français et même avec une participation active. (Chef du groupe, chef du département, deux chefs des soit disant ressources humaines et plusieurs mouchards, aussi français faisant partie de mon entourage direct) J'avais 33 ans de service et 56 ans d'âge quand tout a commencé. Probablement la jalousie perturbait le bon fonctionnement de certaines cervelles !! Deux DRH, (Vevey et Centre de recherche) m'ont conseillé de consulter un psychiatre. Je l'ai fait et finalement ces bouffons se sont fâchés, car ils ont du me verser un salaire pendant 24 mois !! J'ai écrit des lettres à tout le monde, à commencer par le docteur de l'entreprise pour terminer avec Brabeck et avec Bulcke. Je n'ai jamais reçue une réponse satisfaisante. Monsieur P.Y. Maillard, responsable de la santé des vaudois, m'a totalement ignoré. L'inspection du travail s'en est lavé totalement les mains. A ces conditions que voulez vous que l'on puisse faire ? Le médecins ne veulent pas témoigner. Les avocats envoient la facture, après avoir écrit une ou deux lettres. Je n'ai pas été licencié, car j'avais déjà 61 ans, quand j'ai commencé sérieusement à faire du bruit. Mon avocate l'a demandé, mais ils ont refusé. Ils ont eu "pitié" de moi !! Ils savaient certainement très bien qu'après 36 ans de service, il serait très difficile de justifier une telle mesure. Les conséquences sur ma santé physique sont importantes. On ne peut compter sur qui que se soit. Pendant que je travaillais encore j'ai fait une petite enquête: Les chefs ne recevaient aucune formation juridique !! Ils étaient engagé directement comme tels, sans aucune autre formalité. Celui qui a engagé mon tortureur, dans un E-mail m’a écrit : Mon rôle était celui de former un éventuel successeur. Je lui ai répondu : Ton rôle était celui de faire respecter l’ordre et surtout la légalité dans ton groupe. Les RH désignés comme le principal interlocuteur pour faire cesser des actes abominables, s'en prenaient aux victimes, car Brabeck avait déclaré qu'il n'y avait pas de mobbing chez Nestlé. L'autre personnage qui avait affirmé la même chose est connu chez Nestlé comme l'homme au cigare, ou comme l'homme au gros ventre qui faisait la chasse aux jeunes filles à l'intérieur de l'entreprise.

  • A Divergente: Vous faites totalement erreur. Mme Motarjemi, responsable de la sécurité alimentaire chez Nestlé, a dénoncé les problèmes qu'elle a découverts, raison pour laquelle elle a ensuite été licenciée.
    Votre critique des personnes venant travailler en Suisse est inacceptable. De plus, Mme Motarjemi travaillait à l'OMS et c'est Nestlé qui est allé la chercher en lui proposant ce poste.
    Si vous voulez vous plaindre, alors écrivez à Nestlé et aux autres multinationales qui embauchent des étrangers.
    Sachez que j'ai hésité à publier votre commentaire. Merci de respecter la Charte de la TDG dans vos prochains commentaires.

  • A Mme Divergente,

    à lire votre commentaire, votre formatage paternaliste m'a fait vomir.
    Vous êtes une féminine qui vous en prenez aux féminines qui se battent pour des causes nobles qui nous dépassent toutes et tous ?!
    Vous jugez de la nationalité de ces personnes qui auraient eu le faible de travailler chez Nestlé alors qu'on sait que plus un seul Suisse n'y est embauché ?!
    Si le monde va mal, c'est aussi parce que des féminines de votre trempe portent préjudice à celles qui se font emmerder juste parce qu'elles ont la tête bien faite et qu'elles agissent en leur âme et conscience pour des notions humaines et responsables.
    Et ceci, qu'elles aient un MBA, un master, un bachelor ou soient des citoyennes qui ont un CFC et qui "en veulent" et bossent pour obtenir leur place...et pas une médaille.
    Mes cordiales pensées

  • A Divergente: Concernant les dirigeants de Nestlé, je pense qu'une information a dû vous échapper car Peter Brabeck est autrichien, Paul Bulcke est belge et Ulf Schneider, né en Allemagne, est citoyen américain depuis 2003. Alors, auprès de qui allez-vous vous plaindre ???

  • A Yasmine: Il existe encore un 3e problème fondamental en Suisse, également soulevé Par Gérard Ulrich: les lois ne sont pas appliquées. Pour ne pas appliquer les lois de nombreuses astuces sont utilisées par les procureurs, par les magistrats et même par les fonctionnaires.

  • A M.A: Sachez que Me Rémy Wyler, avocat assermenté et Professeur à la faculté de Droit de Lausanne, n'a aucuns scrupules. Dans l'affaire financière que je dénonce en vain depuis 2007, il était l'avocat de mon demi-frère Patrice Galland et de la société Fontatrez Holding SA lésée par ce dernier. Escroquerie que j'estime à plus de 30 millions de francs suisse effectuée avec l'aide de Me Rémy Wyler et avec l'aide de mon avocat Me Philippe Reymond, corrompu par Patrice Galland !
    Quand j'ai réclamé en justice la pièce comptable la plus importante de toute cette affaire de succession, Me Rémy Wyler n'a pas hésité à mentir en écrivant au juge civil que cette pièce était sans pertinence, ce qui lui a permis de ne pas la produire grâce à l'art. 179 CPC !
    Puis, dans plusieurs procédures civiles, il a produit de faux documents (faux comptes, faux rapport d'un médiateur, etc) et de fausses informations ! J'ai déposé une plainte pénale contre lui en décembre 2018, aucune réponse reçue du ministère public situé à Vevey !
    Cet avocat est bien protégé et c'est un très grave problème. Il est naturellement impossible de se plaindre du comportement des procureurs vaudois. A ce sujet voir les deux derniers articles de mon blog. Meilleures salutations.

  • @Divergente. Comment osez-vous me juger alors que vous ne savez rien de moi ? Je ne suis pas venue en Suisse pour prendre vos emplois. C'est Nestlé qui a insisté pour me recruter, bien que j'aie décliné leur offre à plusieurs reprises. C'est Nestlé qui a voulu m'exploiter et non vice-versa. Chez Nestlé, je n'ai fait que défendre la santé des consommateurs. Cela vous parait incroyable, mais lisez les journaux, googlez mon nom par exemple en relation avec France Culture. Vous devriez avoir honte de me juger et de m'agresser sans me connaître.

  • @M.A. Je ne comprends que vous me présentez Me Wyler alors que j'ai eu affaire à lui pendant 8 ans dans le procès qui m'oppose à Nestlé. Il a été l'avocat de Nestlé, multinationale accusée de violations des droits humains à l'étranger, voire en Suisse (par exemple dans mon cas). Oui, il a écrit le livre de référence en matière de droit de travail. Justement, là est le problème car son opinion est citée comme référence dans le même procès où il défend la partie adverse, c.a.d Nestlé. Il est à la fois avocat de la partie adverse et la référence (juge). Pendant 8 ans il a tenu la position qu'il n y a pas eu harcèlement, ce qui a fait que j ai dû m'engager dans un procès contre le géant Nestlé, ce qui a détruit ma vie. S' il avait reconnu le harcèlement, il n y aurait pas eu de procès. Il a présenté des fausses preuves au tribunal. Il a défendu un rapport d'enquête alors que les signataires de l'enquête ne m'avaient jamais rencontrée. Pour ce qui est de prouver le harcèlement, je l ai prouvé. Veuillez voir l article du courrier du 28 février à ce sujet. On m'a proposé un transfert punitif au lieu de sanctionner le harceleur. Ceci était justement la position que Me Wyler avait défendue. J ai demandé qu'on fasse un audit de la sécurité des aliments comme conditions de transfert. Alors au lieu d'auditer on m'a licenciée. On n'a jamais sanctionné le directeurs qui m'avait harcelée.
    https://lecourrier.ch/2019/02/28/affaire-nestle-ce-mobbing-visait-a-me-faire-taire/

  • Bonjour,
    Volià l'article de Mme Manon Schick publié ce 26 mars dans le journal 24 Heures. Il faudrait tout-de-même savoir qui sont les 22 parlementaires qui se sont opposés au contre-projet car les élections fédérales approchent ...
    https://www.24heures.ch/signatures/reflexions/entreprises-responsables-peuple-decidera/story/11328238

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