01/06/2018

Reportage sur la corruption: "Une Suisse au-dessus de tout soupçon".

Bonjour,

L'émission Temps Présent du 31 mai 2018 était consacrée au trafic d'influence et à la corruption en Suisse. Les nombreux exemples très intéressants présentés dans ce reportage montrent que les auteurs de ces faits anormaux ne sont jamais condamnés à des peines de prison ferme, même quand 115 millions d'argent public partent en fumée. 

Je vous conseille très vivement de regarder ce reportage expliquant le laxisme existant dans cette zone dite grise (ce terme est étrange ...). Voilà le lien:

https://pages.rts.ch/emissions/temps-present/9496722-une-...

Dans ce reportage, on voit que M. Eric Martin, directeur de Transparency pour la Suisse, minimise la gravité de la corruption en Suisse. Raison pour laquelle Transparency place la Suisse dans les dix pays où la corruption est la moins présente. Malheureusement Transparency ne crée pas de statistiques, n'a pas mis en place une plateforme d'alerte et refuse d'étudier les cas pratiques qui lui sont transmis.

Il faut savoir qu'en Suisse quand un lanceur d'alerte dénonce ses soupçons de corruption en détenant des preuves écrites d'actes totalement anormaux, c'est en général lui qui sera condamné pour diffamation et la corruption sera étouffée. J'en ai fait l'expérience dans le canton de Vaud de l'été 2007 à septembre 2010. Il est ensuite impossible de demander la révision de ce type de jugement pénal anormal et scandaleux (expérience vécue de 2011 à ce jour).

Dans ce reportage, M. Eric-Serge Jeannet, sous-directeur du Contrôle Fédéral des Finances, explique qu'il existe maintenant une plateforme permettant aux lanceurs d'alerte d'annoncer des soupçons ou des cas de corruption. En effet, cette plateforme Internet existe depuis juin 2017. Il serait intéressant de savoir combien d'alertes ont été reçues depuis juin 2017 et combien d'enquêtes sérieuses ont été réalisées ensuite.

Comme l'explique très bien Mme Ursula Cassani, Professeure de Droit pénal à l'Université de Genève, quand une alerte est lancée, une enquête doit ensuite être effectuée par le Contrôle Fédéral des Finances.

En juin 2017, j'ai à nouveau alerté le Contrôle Fédéral des Finances pour voir si cette fois ils allaient traiter l'affaire que je dénonce. Je les avais déjà alerté en 2013, mais le dossier avait simplement été renvoyé à Mme Kellenberger, directrice de l'Administration fiscale vaudoise (ACI). Suite à mon alerte lancée en juin 2017, eh bien, sachez que M. Eric-Serge Jeannet m'a répondu que rien n'allait être entrepris et que le dossier était classé ! Aucune enquête n'a eu lieu et la totalité de la vérité n'a pas été recherchée (pièces comptables cachées non réclamées).

Mon expérience, de l'été 2007 à ce jour, montre qu'il est totalement impossible de dénoncer en Suisse des infractions pénales réalisées dans le domaine financier, sur fond de corruption. Les faits sont simplement étouffés afin de protéger les citoyens dominants.

J'ai compris à la fin de l'émission Temps Présent que ce reportage a été produit suite au 4e rapport du GRECO demandant depuis 18 mois à la Suisse des explications au sujet de la prévention de la corruption. Curieusement, la presse n'a pas parlé ces derniers mois des conclusions du GRECO figurant dans ce 4e rapport. Le délai de réponse fixé à la Suisse est juin 2018. Il va être intéressant de voir quand la Suisse répondra au GRECO et ce qu'elle lui répondra. Au sujet du 4e rapport du Greco concernant la Suisse, voir l'article publié sur ce blog le 17 mai 2018.

Merci de diffuser ce message afin que de nombreux citoyens puissent pendre connaissance de ce reportage de Temps Présent très intéressant. Merci d'avance pour vos commentaires. Meilleures salutations.

31/05/2018

Reportage "Dans la tête ... d'un rebelle" du 30 mai 2018.

Bonjour,

Je vous conseille très vivement de consacrer une heure de votre temps précieux à regarder cette émission de la TSR. Ce reportage explique de façon très claire comment les gens sont influencés par un groupe ou par les Autorités. Avec des exemples très intéressants.

On apprend aussi par ce reportage qu'il est très important de se rebeller pour une bonne cause, car cela entraîne d'autres personnes à avoir le courage de le faire. Ce reportage exlique aussi, par un processus de 4 étapes, comment les rebelles minoritaires sont à l'origine des innovations ou améliorations de la société.

Voilà le lien de ce reportage passionnant:

https://www.rts.ch/play/tv/dans-la-tete-de----/video/dans...

Après avoir vu ce reportage, j'ai pensé à l'exemple très récent de M. Fernand Melgar. Il a annoncé dans la presse qu'il était totalement révolté par le laxisme des Autorités lausannoises concernant les trafiquants de drogues qui se placent aux abords des écoles pour vendre des drogues aux adolescents. Il a également déclaré que la ville de Lausanne devrait être poursuivie pour homicide par négligence chaque fois qu'un adolescent décède à cause de la drogue. Puis il a organisé une manifestation et 300 citoyens y ont participé. Cela montre très bien que quand un rebelle agit pour une bonne cause il arrive tout-de-même à faire réagir d'autres personnes. Naturellement, son combat n'est pas terminé. Il faudra voir quand et comment les Autorités vont agir.

Dans cet excellent reportage, Mme Yasmine Motarjemi, lanceuse d'alerte, explique parfaitement bien le combat très courageux qu'elle mène seule contre Nestlé. Il faut savoir qu'après 7 ans de procédure, le jugement va bientôt être prononcé par le tribunal d'arrondissement de Lausanne (Montbenon).

Toutes mes félicitations aux journalistes (rebelles ?) qui ont réalisé cette émission. J'espère que cet exemple incitera d'autres journalistes à écrire des articles ou à créer des émissions sur les combats, en Suisse romande, des rebelles et des lanceurs d'alerte.

Merci de diffuser ce message. Merci pour vos commentaires. Meilleures salutations.

27/05/2018

Suisse: Bel article expliquant comment les lois ne sont pas appliquées par les juges.

Bonjour,

Il est rare en Suisse de lire un article critiquant le travail des juges. A ma grande surprise, j'ai lu un article expliquant comment les juges suisses ont réussi, après des années de procédure, à ne pas appliquer l'article 146 du Code pénal suisse  correspondant à l'escroquerie, suite à des matches truqués dans le domaine du football. Félicitations au journaliste sportif M. Patrick Oberli pour son article courageux du 25 mai 2018 que je vous laisse découvrir:

https://www.24heures.ch/signatures/reflexions/loi-jeux-ar...

Je ne connaissais pas cette histoire. Naturellement, je ne suis pas suprise d'apprendre, une fois de plus, comment des juges fédéraux ont réussi à ne pas appliquer l'article 146 du Code pénal suisse. Pour ne pas appliquer les lois, les juges trouvent des astuces. Et ils ne manquent pas d'imagination. De très nombreuses personnes en ont fait l'expérience.

Dans cet exemple l'astuce imaginée est merveilleuse: "Pour qu’il y ait escroquerie, il faut que des personnes physiques subissent un dommage". Il a donc suffi de ne pas rechercher ces personnes, d'ignorer leur existence, pour ne pas devoir retenir l'infraction d'escroquerie ! En Suisse, ce sont les juges fédéraux qui montrent aux autres magistrats comment il faut procéder pour ne pas appliquer les lois. Et ça fonctionne parfaitement bien. 

A quoi cela sert-il de créer de nouvelles lois quand on sait très bien que les lois existantes ne sont jamais appliquées en Suisse si cela dérange les juges de les appliquer ?

Merci de diffuser cet article à vos amis.

Merci d'avance pour vos commentaires. Meilleures salutations.