Finance - Page 16

  • La Suisse en tête de l'opacité financière. Statistiques de l'ONG Tax Justice Network.

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    Bonjour,

    Voilà l'article publié ce 1er février 2018 dans Le Matin:

    https://www.lematin.ch/suisse/feu-opacite-financiere-helvetique/story/30325171

    C'est très amusant de voir que la majorité des politiciens se disent surpris par cette statistique de l'ONG Tax Justice Network, alors que cette ONG publie chaque année sa statistique et que la Suisse est chaque fois No 1 de l'opacité financière ...

    De plus, les politiciens savent parfaitement bien que le pouvoir judiciaire en Suisse ne fait strictement rien pour résoudre correctement les infractions pénales du domaine financier. Je suis bien placée pour le savoir car mes plaintes pénales dans l'affaire que je dénonce avec pièces pour preuves sont classées depuis dix ans par les procureurs du canton de Vaud. Cette affaire permet à un agent immobilier de cacher en toute impunité des biens immobiliers que j'estime à plus de 30 millions de francs suisses. Biens qui n'ont pas été déclarés au fisc vaudois. Cela lui permet chaque année de produire les faux comptes de la société ...

    La technique utilisée consiste à créer des sociétés immobilières avec actions au porteur. Cela permet de cacher l'anonymat des propriétaires d'immeubles et de frauder le fisc. Les politiciens en Suisse connaissent parfaitement ces pratiques et le fisc aussi. Et personne n'agit contre ces pratiques ! Ensuite les mêmes personnes sont tellement étonnées que la Suisse soit en tête de l'opacité financière ... Ben voyons.

    En Suisse, les Autorités ne font rien pour plus de transparence dans les affaires financières. Il n'existe aucune volonté d'améliorer la situation. Les améliorations sont faites uniquement sous la pression des pays étrangers. Mais ce sont des améliorations théoriques car en pratique le pouvoir judiciaire et les fonctionnaires trouvent tous les moyens pour ne pas appliquer les lois.

    Cela concerne par exemple l'entrée en vigueur au 1er janvier 2016 de la modification de l'article 305 bis du Code pénal suisse nommé "Blanchiment d'argent". Cet article, modifié sous la pression du GAFI (Groupe d'action financière dont la Suisse fait partie), dit que la soustraction fiscale d'un montant de plus de 300'000.- CHF est considéré comme un délit fiscal qualifié et qu'il s'agit par conséquent d'une infraction pénale qui devrait être poursuivie d'office. Je vous conseille vivement de lire le texte de l'article 305 bis du Code pénal suisse (voir Internet).

    Mais dans la pratique, rien n'a changé depuis le 1.1.2016 et ce genre d'infractions pénales ne sont jamais ni dénoncées ni poursuivies. J'en détiens les preuves écrites. Mes plaintes pénales déposées après le 1.1.2016 ont été classées sans qu'aucune instruction pénale ne soit réalisée ! L'auteur de cette fraude fiscale, citoyen dominant bien protégé, n'a même pas été interrogé. Le fisc vaudois n'agit pas non plus. Pourtant la soustraction fiscale est de plus de 30 millions de francs suisses dans l'affaire que je dénonce, en vain ! Il existe aussi d'autres cas.

    Ensuite les mêmes politiciens disent ne pas compendre pour quelles raisons les pays de l'Union Européenne l'ont placée sur la liste grise des paradis fiscaux ...

    Merci d'avance pour vos commentaires. Meilleures salutations.

     

  • Affaire Dominique Giroud: Rebondissements en Valais !

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    Bonjour,

    L'affaire Giroud avait fait l'objet de nombreux articles de 2014 à 2016. En février 2016 Dominique Giroud avait été condamné pour fraude et escroquerie fiscales. Voilà un des articles publiés en 2016:

    https://www.tdg.ch/suisse/dominique-giroud-condamne-150-joursamende/story/29349691?track

     

    Ces derniers jours nous apprenons que le Conseil d'Etat valaisan a déposé 4 plaintes pénales il y a un an, mais personne n'en a parlé.

    Ce 25 janvier 2018, un article publié dans le journal 24 Heures indique que Dominique Giroud et deux de ses partenaires en affaire sont soupçonnés d'avoir commercialisé des milliers de litres de vin étanger sous l'appelation AOC Valais, en coupant probablement du vin suisse.

    Cet article explique que l'Interprofession de la Vigne et du Vin (IVV) a déposé une plainte pénale en mars 2015, car de 2006 à 2008 le chiffre d'affaire de Giroud a passé de 24 à 56 millions de francs. En octobre 2015, l'IVV a obtenu des preuves concernant l'achat d'un million de litres de vin argentin et chilien et détient des informations concernant la livraison faite à Vincentre SA à Gampel, société appartenant à Giroud. 

    Pour l'instant Dominique Giroud et ses deux partenaires sont présumés innocents.

    Voilà ce qui me choque: 

    L'article de 24 Heures cite des faits ayant eu lieu en 2006-2008 et dit que le chiffre d'affaire des activités de Giroud aurait passé de 24 à 56 millions de francs pendant cette période-là.

    Alors comment se fait-il que les enquêtes réalisées depuis 2014 par la justice vaudoise et la justice valaisanne dans cette affaire Giroud n'aient pas détecté cela ?

    Et n'aient pas demandé des explications à Giroud concernant cette augmentation soudaine de plus de 50% de son chiffre d'affaire ?

    J'espère que cette fois toute la vérité sera recherchée dans cette affaire. Faudra-t-il à nouveau que M. Dick Marty vienne aider la justice valaisanne ?

    Déclarations de Dominique Giroud:

    Suite à l'article publié dans 24 Heures, voilà la réaction de Dominique Giroud:

    http://www.dominique-giroud.com/25-janvier-2018-fake-news-de-24-heures-accable-dominique-giroud/

     

    Information ajoutée le 28 janvier 2018: L'article publié dans le Matin-Dimanche de ce jour annonce qu'une autre plainte pénale a aussi été déposée par un service de l'Etat mentionnant qu'une cave appartenant à Dominique Giroud aurait coupé du vin AOC Valais avec du vin étranger.

    Affaire à suivre. Merci pour vos commentaires. Meilleures salutations.

     

  • Affaire étouffée depuis 2013: Le médicament anticancéreux périmé Thiotepa distribué depuis Martigny (Suisse).

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    Bonjour,

    Je viens de prendre connaissance avec consternation de l'article publié par le Matin-Dimanche de ce 14 janvier 2018 expliquant que 100'000 flacons périmés du médicament anticancéreux Thiotepa, parfois périmés depuis 7 ans ..., ont été distribués par l'entreprise Alkopharma située à Martigny (Valais). La moitié de ces médicaments a été utilisée pour soigner des enfants ...

    L'affaire a été dénoncée par Swissmedic en 2011 et elle était connue. Par exemple un article avait été publié dans la presse le 16 janvier 2012:

    https://www.lematin.ch/sante-environnement/sante/Une-societe-soupconnee-de-vendre-des-anticancereux-perimes-/story/11945541

    Voilà ce qui me choque: Ensuite cette affaire a été étouffée. Les responsables ont été condamnés en juin 2016 à des peines extrêmement légères (des contraventions ...). Mais la presse n'en a pas parlé !  Pourquoi ? Merci aux journalistes de répondre à cette première question.

    L'article de ce jour nous apprend que la majorité de ces 100'000 flacons a été distribuée en France et environ 2000 flacons en Suisse. Les étiquettes de ces flacons étaient modifiées par l'entreprise de Martigny et même par ses employés obéissant à leur cheffe (la femme du propriétaire de l'entreprise).

    Cette entreprise a en plus bénéficié d'un prêt de 85 millions de francs suisses de la Banque Cantonale du Valais, alors que son chiffre d'affaire était de 49 millions. Il faut savoir que le Président de la BCVs, M. Jean-Daniel Papilloud, était très ami avec le patron de l'entreprise de Martigny ... L'entreprise ayant fait faillite le 29.8.2013 suite à cette affaire de médicaments périmés, la BCVs va probablement faire une perte de 17 millions. Ce problème a également été étouffé car il n'est pas cité dans les rapports annuels de la banque ...

    Cette affaire extrêmement grave (combien de personnes sont-elles décédées à cause de ce médicament périmé ?) montre qu'il est toujours habituel en Valais, mais dans les autres cantons romands aussi, d'étouffer les affaires qui dérangent. C'est la politique ancestrale du SECRET. Cela montre aussi que la censure est bien présente en Suisse romande. Ensuite il ne faudra pas s'étonner que l'initiative "No Billag" soit acceptée par le peuple suisse le 4 mars prochain.

    Cette affaire de médicaments périmés n'a pas été découverte par les services publics. Mais par le fabricant allemand qui a constaté que des flacons périmés se trouvaient dans certains hôpitaux.

    Heureusement Swissmedic a tout-de-même réagi en prenant connaissance des peines très légères prononcées en 2016 par le Tribunal de Martigny ...  Et le responsable de l'entreprise de Martigny est actuellement incarcéré (prison préventive).

    L'article du Matin-Dimanche cite l'exemple d'un couple français ayant perdu leur petite fille en 2014. En septembre 2011, à 4 ans, leur fille avait été soignée dans un hôpital parisien au moyen du médicament périmé. Les parents ont appris en novembre 2011 que le médicament utilisé était périmé. Le 23 janvier 2012 l'hôpital écrit une lettre à ce sujet. Seconde question: Mais alors pourquoi cette affaire, également connue en France, n'a-t-elle pas été publiée dans la presse de façon plus sérieuse ? Pourquoi ce procès n'a-t-il pas été suivi ? Il est urgent que les citoyens puissent recevoir des réponses sérieuses concernant ces faits si graves totalement étouffés pendant des années.

    Merci aux journalistes suisses et français de nous expliquer les raisons de la  censure de cette affaire si grave et de ce "procès" de 2016 passé sous silence.

    Information ajoutée le 15 janvier 2018: J'apprends par l'article publié ce jour par le journal 24 Heures que ce médicament n'était pas autorisé à la vente en Suisse, mais qu'il était autorisé à la vente en France. L'article ne fournit pas les raisons de cette diférence. Les responsables, en Suisse, auraient donc dû être condamnés à des peines plus graves car ils ont distribué plus de 2000 flacons non autorisés en Suisse ... Aggravation de la situation.

    Merci d'avance pour vos commentaires. Meilleures salutations.

    PS: Il est vraiment urgent de réclamer un contrôle sérieux du travail de la justice. Merci de signer et de diffuser cette pétition. Voici le lien:

    https://www.change.org/p/le-grand-conseil-des-cantons-suisses-et-mme-s-sommaruga-controle-du-travail-de-la-justice-en-suisse

     

    Mise à jour du 19 janvier 2019: J'ai lu dans la presse ces derniers jours que le recours déposé par Swissmedic contre Alkopharma a été rejeté par le Tribunal fédéral !  Les juges fédéraux estiment que vendre des médicaments périmés, donc sous-dosés, ne représente pas une mise en danger des patients, même quand il s'agit d'un médicament anti-cancéreux ! Voilà un article à ce sujet:

    https://www.swissinfo.ch/fre/peine-d%C3%A9finitive-pour-les-dirigeants-d-alkopharma/44688782

    Cela va donc permettre, en Suisse, à bon nombre de fabricants de sous-doser leurs médicaments sans le mentionner sur les emballages ... ou de vendre des médicaments périmés sans le mentionner non plus.

    En Suisse, les citoyens doivent bien sagement payer leurs primes obligatoires de l'assurance maladie (Lamal) qui augmentent chaque année ... et savoir que les entreprises pharma sont mieux protégées que les patients. Business is business !

    Merci tout-de-même à Swissmedic d'avoir essayé de protéger les citoyens.

    Les décisions du Tribunal fédéral sont souvent totalement incompréhensibles ! Mais personne ne s'en offusque ...