12/05/2016

Proposition faite à Transparency International. Merci de la diffuser.

Bonjour,

Transparency International vient de publier ses statistiques. Naturellement, personne ne sait sur quelles bases sont réalisées ses statistiques. Les voilà:

http://www.tdg.ch/monde/Les-six-pays-les-plus-corrompus-a...

A mon avis, il serait beaucoup plus efficace et utile si Transparency étudiait dans les pays concernés combien de procès pour corruption et pour diffamation ont eu lieu. Et détermine combien de fois la personne ayant eu le courage de dénoncer une affaire de corruption a été condamnée pour diffamation.

Et combien de fois les personnes dénoncées pour corruption n'ont pas été inquiétées par la justice (actes étouffés). 

Et combien de fois la justice a travaillé sérieusement.

Cela donnerait des indications beaucoup plus utiles. Merci aux personnes qui réaliseront une telle statistique dans les cantons suisses sur les 20 dernières années. A part Transparency, une Université pourrait certainement aussi effectuer une telle étude.

Second problème à résoudre: La Confédération suisse a mis en place une plateforme Internet permettant de dénoncer des affaires de corruption. De façon anonyme ou non. J'ai répondu deux fois, de façon non anonyme, en remplissant un formulaire très long. Le résultat est envoyé à l'ONG Integrity Line qui ne m'a jamais répondu, ni envoyé aucun avis de réception. Ensuite, il ne s'est strictement rien passé ... Merci à un journaliste de tester cette plateforme et de nous dire si elle fonctionne. Il faudrait savoir combien de plainte Integrity line a reçues et combien ont été traitées, avec quels résultats. Voilà le lien:

https://www.admin.ch/gov/fr/accueil/documentation/communi...

Si des personnes ont essayé de dénoncer une affaire de corruption en Suisse, je voudrais bien recevoir leur témoignage. Merci très vivement à vous.

Merci d'avance pour vos commentaires. Meilleures salutations.

 

06/05/2016

Marc-Etienne Burdet: Lanceur d'alerte courageux et tenace, canton de Vaud (Suisse).

Bonjour,

M. Burdet a participé activement à l'association Appel-au-peuple créée en novembre 2000, dont M. Gerhard Ulrich était le Président. 

M. Marc-Etienne Burdet estime que les dysfonctionnements de la justice vaudoise sont dûs à la franc-maçonnerie. Je viens de recevoir sa lettre ouverte expliquant très clairement comment fonctionne ce système franc-maçon. Et, en plus, je fais des découvertes très intéressantes liées à l'affaire Ferrayé.

M. Burdet est très impliqué depuis des années dans les méandres de l'affaire Ferrayé et il est fort bien documenté. En 1991, Joseph Ferrayé a inventé un système permettant d'éteindre les incendies des puits de pétrole. Son système a été très efficace au Koweit en 1991. Les enjeux financiers de ses brevets représentent des milliards de francs suisses. Mais M. Ferrayé n'a pas pu encaisser les royalties de ses brevets. M. Burdet l'explique sur son blog. 

A cause des activités d'Appel-au-peuple et de l'affaire Ferrayé, Marc-Etienne Burdet a été fermement emprisonné pendant deux ans suite aux procès ayant eu lieu dans le canton de Vaud et à Genève. Il est clair que MM. Burdet et Ulrich dérangent gravement le système. En Suisse romande, les lanceurs d'alerte sont condamnés et la justice protège les escrocs de mille manières. Un nouveau procès contre Appel-au-peuple a lieu actuellement et la prochaine audience aura lieu au Tribunal cantonal à Lausanne (route du Signal 8) le 13 mai 2016 à 14h.  MM. Burdet et Ulrich sont convoqués. 

Pour comprendre comment les affaires financières sont manipulées et obtenir des informations sur le combat mené par M. Burdet, je vous conseille vivement de lire la lettre ouverte de M. Burdet. Voilà le lienhttp://www.worldcorruption.info/lettre_ouverte.htm

Merci d'avance pour vos commentaires que je publierai sur ce blog. Meilleures salutations.

Voir aussi sur ce blog l'article consacré à M. Gerhard Ulrich. 

09/04/2016

Panama papers: Révélations pour les citoyens suisses.

Bonjour,

Les Panama papers sont particulièrement intéressants, car ils vont permettre aux citoyens suisses de comprendre des faits, tenus bien secrets, dont les services publics connaissaient l'existence. En particulier le fisc et la justice des cantons suisses et de la Confédération. Et la FINMA, autorité de surveillance ... Voilà quelques exemples intéressants.

1. Interview de Me Canonica, avocat genevois et ancien bâtonnier, par Darius Rochebin.

Me Canonica explique qu’à l’époque tout était légal. Et que la création de sociétés offshore était une activité florissante à Genève après l’arrivée au pouvoir en France de François Mitterand en 1981 (guerre froide, peur du communisme). Les services publics ne l'ignoraient donc pas. 

Me Canonica dit plusieurs fois qu’aujourd’hui les choses ont changé. Il confirme qu’aujourd’hui ce n’est plus possible (sans expliquer pourquoi), en se gardant bien d’indiquer si cela est légal ou pas.

A mon avis, les choses n’ont pas vraiment changé et la création de sociétés offshore est toujours d'actualité ! Ce que montrent justement les Panama papers, car les découvertes sont récentes et les sociétés découvertes existent toujours. Me Canonica essaie de protéger ses amis avocats, en particulier Me Marc Bonnant, et peut-être l’activité qu’il pratique lui aussi ! Dommage que Darius Rochebin n'ait pas demandé à Me Canonica s'il créait lui aussi des sociétés offshore ...

Voilà la vidéo : http://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/panama-papers-entre...

Merci d’avance pour vos commentaires concernant cette interview.

 

2. Déclarations de M. Ueli Maurer, Ministre suisse des finances, parti UDC. 

Je n'ai pas cru mes yeux en lisant dans la presse que M. Ueli Maurer, Conseiller fédéral et Ministre des finances, soutient les sociétés offshore. Je sais que M. Maurer est un politicien très à droite (UDC), mais je viens de découvrir avec consternation ses pensées fiscales. Voilà l'article: 

http://www.lematin.ch/suisse/ueli-maurer-defend-placement...

M. Ueli Maurer ne peut ignorer que la FINMA n'a pas fait son travail, à savoir le contrôle des activités des avocats et des fiduciaires agissant dans le domaine des sociétés offshore et comme intermédiaires financiers. Il comprend aussi que le fisc suisse et celui des cantons n'a pas effectué de contrôles sérieux, ce qui permet aux riches citoyens vivant en Suisse de facilement frauder le fisc. Ces sociétés offshore, créées avec l'aide d'avocats suisses, grugent aussi le fisc de nombreux autres pays. Le Ministre des finances n'est pas du tout choqué par la situation. Bien au contraire. 

Les citoyens suisses viennent donc d'apprendre qu'il existe depuis longtemps des "possibilités fiscales" uniquement pour les riches. On comprend aussi que le Ministre des finances ne va pas agir contre les fraudeurs du fisc suisse et que par conséquent les lois suisses ne seront pas appliquées. Une fois de plus ... Ce qui va naturellement encourager les fraudeurs et encore creuser les inégalités.

On nous fait croire dans de nombreux domaines qu'il existe des contrôles, réalisés par les services publics, et que les choses s'améliorent, mais la réalité que l'on découvre (sans l'aide des services publics ...) nous montre exactement le contraire. 

J'attends avec impatience de nouvelles révélations ... en Suisse. J'espère que les journalistes ou d'autres personnes expliqueront très clairement ce qui est légal en Suisse et ce qui ne l'est pas suite aux révélations des journalistes dans l'affaire "Panama papers". Journalistes efficaces que je remercie très vivement pour leur travail et leurs révélations. 

 

3. Le Bâtonnier genevois minimise la situation et les risques encourus par les avocats. 

Voilà l'article publié le 15 avril 2016: 

http://www.tdg.ch/economie/argentfinances/firmes-offshore...

Dans cet article, un fait très important est indiqué par l'avocat Pietro Sansonetti, expert fiscal et ex-directeur à l'Administration fiscale du canton de Genève: Lorsqu'un avocat suisse intervient comme administrateur d'une société, il n'agit plus dans le cadre de l'activité typique de l'avocat et ne peut plus se prévaloir du secret professionnel. En plus, dans ce cas l'avocat est soumis aux lois des intermédiaires financiers et doit déclarer ses soupçons de blanchiment aux Autorités compétentes. Les avocats savent donc qu'ils courent des risques. Tant mieux. 

 

Petit à petit on commence à mieux comprendre la situation.  

Merci d'avance pour vos commentaires. Meilleures salutations.