20/05/2016

Rebelle à 60 ans par Mme Yasmine Motarjemi

Pourquoi, à 60 ans, suis-je devenue rebelle ? Par Mme Yasmine Motarjemi.

Autrefois, la rébellion était réalisée par les jeunes. Aujourd’hui, de plus en plus d’aînés deviennent plus catholiques que le pape et élèvent leur voix contre la société actuelle, tout particulièrement contre les oppressions dans le monde du travail, les inégalités sociales et les injustices créées par la justice. C’est également mon cas, bien que je me trouve encore très modérée et pas assez extrémiste pour me faire une renommée.

Dans son article du 16 décembre 2015, publié en première page, le journal de référence de la Suisse romande, Le Temps, me nomme «l’employée rebelle» et «la lanceuse d’alerte autoproclamée» comme s’il existait une agence d’accréditation pour les lanceurs d’alerte. Dois-je être flattée ou offusquée?

Je suis offusquée, car ce qu’on considère comme un acte de rébellion est le fait que j’aie refusé un transfert interne. Comme si on n’avait plus le droit de choisir ses activités professionnelles, sa carrière et sa vie. Un poste bien payé, certes, mais un placard doré. Un poste qui n’avait aucun sens, au point qu’après mon refus, ce poste ne fut jamais attribué à quelqu'un d’autre et n’a jamais existé. D'ailleurs, j’avais fini par l’accepter à condition qu’un audit du département de sécurité alimentaire dont j’étais responsable soit réalisé, pour enfin révéler les dysfonctionnements. Pas d’audit, pas de placard! Alors, on m’a menacée de licenciement et prévenue que je ne trouverai plus de travail. Ce fut le cas. Plus tard, j’ai appris qu’à l’insu des employés, certains employeurs produisent des certificats de travail codés. Ainsi, on peut entraver leur carrière et toute perspective de trouver un nouvel emploi.

Quelles relations avec le Revenu de Base Inconditionnel (RBI) ? Aujourd’hui, pour certains employeurs, les employés sont perçus comme des esclaves devant se taire, s’accommoder de leurs conditions et se plier à toutes leurs volontés. Sinon, ils sont licenciés et étiquetés « rebelles ». Certains employeurs se comportent en maîtres absolus, ayant tous les droits sur leurs employés. En fait, quels sont les droits des employés au juste ?

Maintenant, en défendant le Revenu de Base Inconditionnel je suis devenue rebelle. Le RBI nous permettra de nous libérer de cette servitude et de travailler avec dignité, dans le respect de notre personnalité et de nos valeurs morales.

 

En conclusion, un texte du poète Omar Khayyam :

Tu mets dans tous les coins une embuche cruelle

Seigneur, tu nous dis Malheur à l’infidèle !

Tu tends le piège et puis quiconque y met les pieds

Tu le prends dès qu’il tombe, en le nommant Rebelle.  

 

Merci d'avance pour vos commentaires qui seront publiés sur ce blog.

04/01/2016

4.1.2016: Soutien à M. Pierre-Yves Maillard, responsable de la santé dans le canton de Vaud.

Bonjour,

Voilà l'article publié ce 4 janvier sur le site du Matin: 

http://www.lematin.ch/suisse/maillard-veut-mettre-fin-lob...

Etant donné que mes deux commentaires ont été censurés par le journal Le Matin, alors qu'ils respectaient parfaitement la Charte du Matin, j'ai décidé de créer un article sur mon blog. Après avoir réclamé, Le Matin a fini par publier mes deux commentaires ... avec plusieurs heures de retard. Difficile de supporter la censure réalisée par des journalistes contre la liberté d'expression et en plus sans en comprendre les raisons.

Suite aux explications fournies par M. Maillard, j'estime que les Parlementaires qui jouent un double jeu en étant Parlementaire et au Conseil d'administration d'une assurance maladie devraient être immédiatement virés du Parlement. Il faut savoir si un Parlementaire, élu par des citoyens, est à Berne pour défendre les intérêts des personnes qui l'ont élu ou pour défendre ses intérêts et ceux des dirigeants des assurances maladie. Il est urgent à Berne de nettoyer les écuries d'Augias.

Le 29 décembre 2015, un article a été publié sur le site du Matin indiquant qu'un Valaisan très malade n'a pu obtenir qu'un traitement de 12 semaines (au prix de 83'000.- CHF ...) au lieu de 24 semaines, à cause du prix exorbitant du médicament utile, que sa caisse maladie refuse de payer. Si vous désirez lire cet article, merci d'utiliser le lien fourni dans le premier commentaire publié au bas de cet article.  

J'ai appris que le médicament utile à ce Monsieur valaisan est vendu 700 fois le prix de production. Il s'agit manifestement d'une escroquerie. Mais l'assurance ne va certainement pas se retourner contre le fabricant. Le malade valaisan en subit donc les conséquences ...

Conclusion: Le citoyen suisse est en général bien soigné, mais sur le plan financier il est pris en otage de trois façons: Par les primes exorbitantes des caisses maladie qui ne cessent de monter, par les prix des médicaments pratiqués en Suisse par les entreprises pharmaceutiques qui ne subissent aucuns contrôles et par les politiciens sans aucuns scrupules qui ne défendent pas les intérêts des citoyens.

Voilà de bonnes raisons pour créer dans les meilleurs délais une caisse maladie unique, au moins dans le canton de Vaud. Cette caisse unique pourra agir contre les dérives financières de ce système de santé. J'espère naturellement qu'ensuite d'autres cantons adopteront eux aussi une caisse maladie unique. C'est urgent. Ensuite il suffira d'interdire aux dirigeants de la caisse maladie unique de faire de la politique, comme c'est le cas pour les dirigeants de La Poste, Swisscom, etc. 

Merci d'avance pour vos commentaires qui seront publiés sur ce blog.

Merci M. Maillard d'agir avec fermeté contre ces dérives financières et éthiques. Je vous souhaîte mille succès en 2016 ... et une excellente santé.

 

27/11/2015

Trichons ! Lettre de lecteur de M. Marcel Devaud de Penthaz.

Bonjour,

Voilà la lettre de M. Marcel Devaud publiée dans le journal 24 Heures du 24 novembre 2015. Je la publie avec son autorisation:

Trichons !

Actuellement, le mot tricherie est très souvent utilisé par les médias et s'entend aussi un peu partout ! Aujourd'hui, dans le monde de l'automobile par exemple, on s'offusque, on est scandalisé, indigné par toutes ces histoires de moteurs truqués ...

Qu'en est-il d'autres trucages et intrigues sans nom du côté de la finance, des banques, des assurances, de l'immobilier, du commerce, des entreprises pharmaceutiques, de l'économie, de la politique et du sport ?

La tricherie, devenue dans notre société dite évoluée une nouvelle valeur, il est bon d'en faire bon usage, aux dépens d'une humanité crédule et confiante, que l'on dope à coups de mensonges et de ruses, pour plus de profit. 

Ignorant, l'enfant qui triche va être réprimandé dans le but de lui inculquer de vraies valeurs, une base nécessaire à sa propre évolution. Il prendra alors conscience que la vie ici-bas comporte certaines règles importantes, du sens moral et de l'intégrité.

Qu'en est-il dans ce monde d'adultes, de tous ces dirigeants et collaborateurs de sociétés, multinationales, managers, patrons, politiciens, à priori compétents et conscients du poste qu'ils occupent, mais qui sans gêne aucune transgressent sciemment les règles du jeu d'un code de vie universel ?

L'exemple à ne pas suivre est donné ! Trichons avec le voisin, trichons avec le fisc, la famille, les sentiments, trichons partout finalement. On se sentira moins seul !

Marcel Devaud, Penthaz.

Merci d'avance pour vos commentaires concernant ce texte qui décrit magnifiquement l'état d'esprit actuel, vivement encouragé, même par la justice vaudoise, d'après l'expérience que je vis depuis l'été 2007. Meilleures salutations.