18/01/2017

ARCHIVES JUDICIAIRES: Qu'en est-il en Suisse ?

Bonjour,

Ce 18 janvier 2017, j'ai eu la chance de croiser le journal La Liberté du mardi 17.1.2017. Cela m'intéresse de voir comment les informations sont traitées dans les autres cantons romands. A la page 25, je découvre un article passionnant écrit par Mme Véronique Châtel au sujet d'un livre qui décrypte 600 ans d'archives judiciaires françaises en s'intéressant surtout à l'histoire judiciaire des femmes.

M. Pierre Fournié, conservateur général du patrimoine des Archives nationales à Paris, a pris contact avec M. Michel Porret, professeur d'histoire moderne à l'Université de Genève, spécialiste des normes et des déviances, qui déclare: "L'archive judiciaire constitue une archive de la souffrance sociale". Pour étudier ces archives, ils se sont entourés d'une équipe importante de spécialistes de plusieurs domaines. 

Une évidence ressort de cette étude: les femmes, interrogées par des hommes, devaient toujours répondre à des questions sur leur vie affective et sexuelle. Autre constat: les femmes interrogées sont souvent présumées coupables.

Un livre résulte de cette étude: "Présumées coupables", auteurs Pierre Fournié et autres, Editions de l'Iconoclaste, 320 pages. Et une exposition sur ce sujet a lieu au Musée des Archives nationales à Paris jusqu'au 17 mars 2017. 

L'article de la journaliste Mme Châtel fournit une information très importante. Les archives judiciaires de France sont les plus anciennes du monde. Au cours du XIXe siècle, les archives nationales ont reçu pour mission patrimoniale de conserver les archives judiciaires dans un dépôt spécifique. 

Merci très vivement à La Liberté et à cette journaliste pour la publication de cet article d'une page entière que je vous conseille de lire.  

Et qu'en est-il en Suisse ?

Suite à différentes procédures judiciaires ayant eu lieu dans le canton de Vaud, à mon grand étonnement, j'ai reçu en retour toutes les pièces que j'avais produites. Il semble donc que les jugements soient conservés, mais pas les pièces. Cela ne permet alors pas aux historiens de détecter les très nombreuses erreurs judiciaires ayant eu lieu en Suisse ces vingt dernières années.  

Le Tribunal fédéral m'a également retourné, en annexe de ses jugements très lacunaires ignorant les faits, la totalité des pièces produites.  

Cela permet clairement à la justice suisse de ne pas rechercher la vérité, d'étouffer des faits qui dérangent, de modifier des faits (la date exacte d'un fait par exemple pourtant indiquée sur plusieurs pièces écrites ...), d'ignorer les preuves écrites produites, de ne pas appliquer les lois et de tout-de-même rendre des décisions. Puis de ne pas archiver les pièces produites.

Merci d'avance aux personnes qui pourraient me fournir de plus amples informations concernant les archives judiciaires suisses. Merci aussi aux historiens d'étudier les nombreux cas d'erreurs judiciaires ayant lieu en Suisse et en particulier dans le canton de Vaud.

Le très sérieux journaliste d'investigation Jacques Secretan a étudié deux erreurs judiciaires vaudoises: l'affaire Ségalat et l'affaire Légeret et a publié des livres en 2015 et 2016. "Affaire Ségalat: une condamnation basée sur du sable", Editions Mon Village et "Affaire Légeret:  un  assassin imaginaire", 15.- CHF, Editions Mon Village. Je conseille à tous les étudiants en droit et à tous les citoyens s'intéressant aux dérives de la justice de lire ce dernier livre pour comprendre comment la "justice" a réussi à condamner François Légeret en modifiant les preuves.  Il est en prison depuis plus de 10 ans ... L'Etat de droit et La Convention Européenne des Droits de l'Homme sont bafoués. 

Il existe de nombreuses autres affaires consternantes, non publiées. Souvent ces erreurs judiciaires sont intentionnelles et j'ai remarqué qu'il existe souvent un citoyen dominant, bénéficiaire de grosses sommes d'argent, lors de ces erreurs judiciaires ... La "justice" condamne la victime à la place des citoyens dominants ayant réalisé des escroqueries ou d'autres infractions pénales.

Les autres cantons romands sont aussi gravement touchés par ce problème. Erreurs judiciaires qu'il est impossible ensuite de faire corriger, car les demandes de révision des jugements sont systématiquement rejetées. Une statistique à ce sujet sur les vingt dernières années serait très utile. 

Merci aux historiens ou aux journalistes qui étudieront cette question: Comment les procédures judiciaires sont-elles archivées dans les cantons romands ? Et dans les cantons alémaniques ? 

Merci d'avance pour vos commentaires. Meilleures salutations.

15/01/2017

Le revenu de base inconditionnel et la Suisse.

Bonjour,

Des citoyens apolitiques et utopiques ont créé une initiative proposant que le Revenu de base inconditionnel (RBI) soit instauré en Suisse. Cette initiative a été refusée par 76,9% des citoyens et par tous les cantons le 5 juin 2016.

Il était peu probable que cette initiative soit acceptée. Mais elle a un effet très important: elle suscite la réflexion à propos de ce revenu de base inconditionnel qui serait versé à tous les citoyens de leur naissance à leur mort.

Le RBI aiderait les citoyens à vivre, à faire des études, à s'occuper de leur famille sans être obligés de travailler à 100%.   

Voilà un nouvel article très intéressant concernant les robots et le RBI. Les robots vont de plus en plus souvent remplacer les être humains. Ils ont l'avantage de travailler 24H sur 24, de ne pas être malades, de ne pas se révolter et de ne pas être payés pour leur travail ! Je vous conseille vivement de lire cet article:

http://www.lematin.ch/societe/humains-travailleront/story...

Merci d'avance pour vos commentaires. Meilleures salutations.

08/01/2017

NON à la Réforme de l'imposition des entreprises. Votation du 12 février 2017.

Bonjour,

Cette réforme creusera encore plus le fossé entre les riches et les pauvres. Naturellement, les partis de droite essaient de nous faire croire que cette réforme est indispensable pour que notre système fiscal soit compatible avec l'Europe et le reste de la planète. 

Pour inciter les citoyens à accepter cette réforme, la technique consiste à faire peur aux citoyens en leur indiquant que si cette réforme est refusée les entreprises quitteront le territoire suisse. C'est chaque fois le même type d'arguments. Pourtant on sait que les entreprises installées en Suisse ne sont pas installées ici uniquement pour des raisons fiscales. Les infrastructures (hôpitaux, transports, écoles, recherches scientifiques, EPFL, ETH, Universités) et la qualité de la vie en Suisse (sécurité, sport, loisirs, paysages) sont des raisons toutes aussi importantes. 

Et si certaines entreprises quittent la Suisse, eh bien cela fera diminuer le prix des loyers. Ce qui aidera de nombreuses familles à trouver un logement à un prix moins exorbitant !  

Dans une démocratie, il est impératif que les entreprises soient imposées sans bénéficier de privilèges. Les entreprises en Suisse bénéficient de toutes les infrastructures et doivent forcément participer à leur entretien ou à leurs améliorations.

La réforme fiscale RIE III prévoit des réductions fiscales pour les entreprises, ce qui favorisera les actionnaires de ces entreprises. De nouveaux privilèges pour les riches. Et plus d'impôts pour la classe moyenne et les pauvres.

Merci de voter NON et de refuser cette réforme fiscale le 12 février 2017.

Merci d'avance pour vos commentaires. Meilleures salutations.