17/12/2017

Suisse: Mais à quoi servent les bureaux de l'égalité ?

Bonjour,

Je viens de lire à la page 5 du Matin-Dimanche de ce 17 décembre 2017 qu'une femme a été licenciée par son employeur (une école) après avoir accouché. Cela se passe dans le canton de Vaud (Suisse).

Voilà l'article mais il est moins complet que la version papier:

https://www.lematin.ch/navlematindimanche/ferme/marie-lic...

Une nouvelle fois je me demande à quoi servent les bureaux de l'égalité, qui prétendent défendre les droits des femmes, si ce genre de pratique peut encore avoir lieu en Suisse en 2017.

Je me demande si un homme serait viré de son emploi parce qu'il décide de faire du service militaire ou d'adopter un enfant. Probablement pas. Les nouveaux pères sont-ils licenciés à la naissance de leur enfant ? Bien sûr que non. 

Après un accouchement une femme est protégée pendant 16 semaines d'après la loi. Son employeur ne peut donc pas lui envoyer son congé pendant cette période. Dans le cas de cette femme, l'employeur se serait trompé d'un jour (!) dit l'article (version papier) car le délai court depuis le lendemain de l'accouchement (et non depuis le jour de l'accouchement).

Cette erreur, qui montre aussi que la directrice de l'école était vraiment pressée, pourrait faire annuler la décision de licenciement dit un juriste ayant donné son avis à ce sujet.

J'imaginais qu'au niveau des écoles il existait plus d'humanisme. Force est de constater que l'éthique disparaît en Suisse dans tous les domaines ...

Je me demande aussi à quoi servent les articles de la Constitution fédérale si les lois en vigueur en Suisse vont à l'encontre des articles 7, 8, 11 et 13 !

Voir ce lien pour relire la Constitution fédérale:

https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/199953...

 

Avant de signer un contrat de travail avec une école (ou avec un autre employeur), il va falloir à mon avis que les femmes fassent ajouter une clause dans le contrat empêchant l'employeur de les licencier pour cause d'accouchement.

Les relations humaines deviennent uniquement juridiques. Merci de cesser de nous faire croire que la Suisse est un pays humanitaire ... Joyeux Noël à tous. 

Merci d'avance pour vos commentaires. Meilleures salutations.

14/12/2017

Un employé des CFF soupçonné de corruption.

Bonjour,

Voilà l'article:

https://www.rts.ch/info/suisse/9170423-un-employe-des-cff...

Ce qui m'inquiète le plus dans cette affaire, c'est le manque de contrôles. Ce laxisme au niveau des contrôles aurait permis à cet employé d'agir de 2003 à 2014 .... Vraiment consternant. Mais assez habituel si l'on en croit les affaires financières dénoncées par la presse.

On nous fait toujours croire que des contrôles très sérieux existent, mais en réalité les contrôles sont souvent inexistants. Cela concerne aussi d'autres domaines.

Et à nouveau la même question: A quoi sert le réviseur des comptes des CFF ? 

A mon avis, tant que les réviseurs des comptes ne seront pas inquiétés dans ces affaires, les contrôles resteront très superficiels.

Merci d'avance pour vos commentaires. Meilleures salutations.

 

19/10/2017

Justice suisse et harcèlement sexuel: 80% des victimes perdent leur procès !

Bonjour,

La chercheuse et Professeure de droit à l'Université de Genève, Mme Karine Lempen, a étudié environ 200 décisions de justice prises en Suisse entre 2004 et 2015, liées au harcèlement sexuel.

Dans 80% des cas les victimes ont perdu leur procès. Naturellement, cela ne m'étonne pas. Les prédateurs sont souvent des citoyens dominants, bien protégés par la "justice". Un patron d'entreprise a beaucoup plus de poids qu'une simple employée ...

Au sujet du travail de recherche de Mme Lempen, un article a été publié dans la presse il y a quelques semaines, mais je ne l'ai pas retrouvé.

Voilà l'article publié le 18 octobre 2017 sur le site de la RTS:

https://www.rts.ch/info/suisse/9009130--en-suisse-80-des-...

Etant donné que la "justice" ne fait pas son travail correctement, cela empêche les victimes de déposer une plainte. En plus, la "justice" en Suisse demande aux victimes d'effectuer les avances de frais de "justice". Cela est inadmissible. Mais personne ne réagit.

Et maintenant, suite à l'affaire Weinstein, certaines personnes s'étonnent de voir déferler une pluie de messages envoyés par les victimes sur les réseaux sociaux. Des témoignages de victimes sont également enfin publiés dans les journaux locaux. Voir par exemple le journal 24 Heures de ce 19.10.2017. Cela montre que de nombreuses victimes voudraient parler et agir. Excellente nouvelle. L'union fait la force.

J'espère vivement que la "justice" suisse va enfin être obligée de travailler beaucoup plus sérieusement. Pour obtenir cela il n'y a qu'une seule solution: contrôler le travail de la justice en contrôlant la qualité des décisions prises (application des normes de qualité utilisées dans l'industrie). A ce sujet, merci de signer cette pétition et de la diffuser:

https://www.change.org/p/le-grand-conseil-des-cantons-sui...

 

Utiliser la vidéo lors des procès aiderait certainement aussi les victimes de harcèlement sexuel. Chaque victime devrait pouvoir demander que la vidéo soit utilisée. A ce sujet, merci de signer cette pétition et merci de la diffuser: 

https://www.change.org/p/aux-parlementaires-suisses-et-au...

 

Il faudrait aussi que les pièces produites ne soient pas renvoyées aux parties concernées à la fin du procès. Afin que des archives sérieuses soient conservées, ce qui n'est pas le cas actuellement en Suisse. Il s'agit d'une très grave lacune qui, naturellement, arrange de nombreuses personnes. Une fois de plus, personne ne réagit concernant ce problème d'archives inexistantes dans un soi-disant Etat de droit.

Merci d'avance pour vos commentaires. Meilleures salutations.