Egalité des citoyens face aux lois. - Page 4

  • Suisse: Interdiction d'employer le pesticide chlorothalonil dès le 1.1.2020.

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    Bonjour,

    En général les autorités suisses tergiversent et refusent d'interdire l'emploi de certains pesticides. Les intérêts financiers des industriels semblent plus importants que la santé des citoyens. En plus, s'ils sont malades, cela fera tourner l'industrie de la santé ... De gros intérêts financiers sont aussi en jeu.

    Cette fois, grâce à la décision de l'Union Européenne d'interdire l'emploi du chlorothalonil, l'Office fédéral de l'agriculture a décidé d'interdire l'emploi de ce produit dès le 1.1.2020. Excellente nouvelle. Voilà l'article:

    https://www.letemps.ch/suisse/loffice-federal-lagriculture-interdit-chlorothalonil

    Suite aux élections fédérales du 20 octobre 2019 ayant montré que le peuple suisse désirait plus de protection du climat et de l'environnement, raison pour laquelle les Verts ont obtenu un résultat très encourageant, au détriment des autres partis politiques, je pense que les parlementaires à Berne se sentent obligés d'agir contre les pesticides. Et l'office fédéral de l'agriculture aussi.

    Je me demande tout-de-même comment les contrôles seront effectués ... Car bien souvent nous apprenons avec une très grande surprise que les contrôles n'ont pas eu lieu ou alors qu'ils sont effectués par des personnes travaillant dans la profession, ce qui ne permet pas de supprimer le copinage.

    Merci de diffuser cet article.

    Merci d'avance pour vos commentaires. Meilleures salutations.

  • Elections au Conseil fédéral: Mélange de démocratie et de cooptation.

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    Bonjour,

    Les élections de ce 11 décembre 2019 n'ont apporté aucuns changements. Les 7 Conseiller-ères fédéraux ont été réélus. A propos de ces élections, voilà un article très intéressant publié le 5 décembre 2019 par l'historien et politologue M. Claude Longchamp. Cet article explique bien le rôle de la cooptation.

    https://www.swissinfo.ch/fre/democratiedirecte/%C3%A9lection-du-conseil-f%C3%A9d%C3%A9ral_un-rituel-d%C3%A9mocratique-teint%C3%A9-d-oligarchie/45413608

    Suite à ces élections qui n'ont pas élu Mme Regula Ritz, la présidente des Verts, au Conseil fédéral, alors qu'arithmétiquement parlant suite aux votes du peuple dès le 20 octobre 2019 les Verts ont droit à un siège, je pense que les manifestations pour défendre le climat vont prendre de l'ampleur en Suisse. Car les résultats des  votations depuis le 20 octobre 2019 (élections des Parlementaires fédéraux) n'ont pas apporté ensuite les changements espérés au niveau du gouvernement.

    Le parti radical-libéral (PLR) a tout-de-même reçu un avertissement, car lors de la dernière législature il s'est opposé à tous les changements. De plus, les problèmes vécus par certains de ses membres, par exemple M. Pierre Maudet, ont aussi pesé dans la balance.

    Rendez-vous est donc pris pour les prochaines élections fédérales.

    Merci d'avance pour vos commentaires. Meilleures salutations.

  • La Suisse déteste les lanceurs d'alerte et refuse de les protéger.

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    Bonjour,

    La Suisse préfère l'opacité, le copinage et les secrets, raison pour laquelle les lanceurs d'alerte sont détestés. Il n'existe aucune loi de protection des lanceurs d'alerte. Le pays est extrêmement en retard dans ce domaine, mais cela est voulu. Voilà, à mon avis, quelques conditions permettant d'améliorer la situation des lanceurs d'alerte.

    1. Il faudrait que tous les citoyens découvrant un grave dysfonctionnement puissent alerter de façon simple, sûre et rapide une autorité indépendante et efficace située dans leur canton. Cette possibilité ne doit pas être réservée uniquement aux employés des entreprises ou aux fonctionnaires, mais être à disposition de tout le monde. Et cela gratuitement. 

    2. L'alerte devrait ensuite être traitée par des personnes totalement indépendantes qui ne soient ni des politiciens, ni des fonctionnaires et cela afin d'éviter que les alertes soient étouffées.

    3. Afin de protéger les lanceurs d'alerte, il est nécessaire de garantir leur anonymat s'ils le demandent. Une loi doit les protéger pour qu'ils ne soient ni licenciés (si l'alerte concerne l'entreprise qui les emploie), ni condamnés (pour diffamation par exemple quand ils disent la vérité). Et qu'ils ne subissent pas de représailles ou de harcèlement. Sachez que cette loi est en discussion à Berne depuis 2003 ...

    4. Il faudrait que le suivi des alertes soit totalement transparent pour que les citoyens et les journalistes puissent savoir dans chaque canton quelles alertes ont été lancées et comment elles ont été traitées. Si une alerte a été classée, il faudrait savoir pourquoi. La technologie actuelle permet de créer un site Internet accessible à tous. Ce point est donc simple à réaliser.

    Ces derniers jours deux articles ont été publiés à ce sujet. En Valais, M. Sébastien Fanti, reponsable cantonal de la protection des données, explique les difficultés et le climat hostile qu'il rencontre. Il est obligé d'installer un logiciel de gestion des alertes. Je pense que c'est très bien et que cela lui permettra de recevoir plus d'alertes. Voilà ses explications:

    https://www.20min.ch/ro/news/romandie/story/-Je-veux-proteger-les-lanceurs-d-alerte--18365376

    Le logiciel cité par M. Fanti est utilisé au niveau de la Confédération et à Genève. Mais j'estime que les alertes, à ces deux endroits, ne sont pas traitées ensuite par des personnes indépendantes et on ignore quelles sont les alertes ayant été classées. Cet article dit que depuis novembre 2017, la Cour des Comptes à Genève a reçu 275 alertes, mais on ne sait pas combien d'alertes ont été traitées. Cela montre qu'une gestion indépendante, efficace et transparente des alertes est nécessaire.

    Le Valais, grâce à l'énergie de M. Fanti, est en train d'évoluer. Mais qu'en est-il dans les autres cantons suisses ? Merci aux journalistes de nous informer.

    Concernant le canton de Vaud, il serait aussi temps de mettre en place un tel logiciel pour autant que les alertes soient ensuite traitées par des personnes indépendantes. M. Jean-Michel Dolivo, avocat ayant beaucoup dérangé le Parlement vaudois avec ses multiples interventions, ayant décidé de cesser son activité de Député, serait une personne idéale pour diriger un service indépendant de gestion des alertes.

    Naturellement, une personalité indépendante, courageuse, avocate de préférence, devrait gérer le bureau des alertes dans chaque canton suisse. Pour faire ce travail, des citoyens indépendants devraient aussi être engagés (jury de citoyens tirés au sort, mandat limité à cinq ans, travail payé).

    Au sujet du projet de loi de protection des lanceurs d'alerte qui devrait être accepté ces prochains temps par les Parlementaires, Mme Yasmine Motarjemi vient d'écrire un article. Mme Motarjemi, très expérimentée dans ce domaine, nous explique que la nouvelle loi prévue ne protégera pas les lanceurs d'alerte ! De plus, dans certains domaines (alertes dans le domaine alimentaire par exemple), les délais proposés par ce projet de loi sont beaucoup trop longs. Voilà l'article:

    https://www.infomeduse.ch/2019/11/29/tribune-libre-lanceurs-dalerte-quelle-loi-en-suisse/

    Merci de diffuser cet article auprès des parlementaires qui vont accepter cette nouvelle loi. Merci aussi de signer cette pétition réclamant une loi de protection des lanceurs d'alerte. Voilà le lien: http://chng.it/2XGvBZTGG4

    Merci d'avance pour vos commentaires et pour vos témoignages (textes courts, merci). Meilleures salutations.