17/12/2016

Yasmine Motarjemi: Seule contre tous (procès contre Nestlé).

Bonjour,

Voilà l'article qui vient d'être publié sur le site Medialibre:

http://medialibre.info/decembre2016/2016/12/16/yasmine-mo...

 

Cette femme a un courage, une tenacité et une éthique exemplaires. Mme Motarjemi lance l'alerte depuis des années concernant le harcèlement qu'elle a subi. D'où le procès en cours à Lausanne.

La prochaine audience de son procès contre Nestlé aura lieu à Lausanne en janvier 2017. 

Il faut savoir qu'en Suisse peu de journalistes osent critiquer Nestlé. Mais voilà une exception: 

http://www.lecourrier.ch/nestle_l_envers_du_decor

 

Merci pour vos commentaires. Meilleures salutations.

15/08/2015

VALAIS: ACCIDENT DU 12 JUILLET 1999 ...

AFFAIRE BOULEVERSANTE  ET  INCOMPREHENSIBLE.

Le journal Vigousse du 27 avril 2015 m’a appris l’histoire de Christian. L’article s’intitulait « Rien à poutre ». Consternant … Pour en savoir plus, j’ai pris contact avec Christian grâce au journaliste M. Jean-Luc Wenger.

Ces jours, Christian ma demandé de publier le texte que voici :

ACCIDENT DU TRAVAIL DU 12 JUILLET 1999 EN VALAIS.

Le 12 juillet 1999, Christian a été victime d’un grave accident pendant son travail dans une halle à Sion (Société de Construction Métallique). S’en suivent une hospitalisation immédiate, un dommage corporel grave et une invalidité à vie.

Après son accident, aucune plainte pénale n’a été déposée par son avocat de Martigny, mandaté dans cette affaire par le syndicat UNIA. Cet avocat fera durer les échanges d’écritures avec l’avocat de la partie adverse pendant des années. Puis il cessera soudain son mandat, sans aucunes explications fournies à Christian, en lui renvoyant tout le dossier chez lui, juste après l’échéance du délai de prescription de sept ans

Par contre, cet avocat n’a pas oublié d’envoyer sa facture au Syndicat Unia, qui l’a réglée malgré la dénonciation de Christian suite au travail fantaisiste de cet avocat, aux échanges d’écritures inutiles n’ayant pas fait avancer l’instruction de l’accident, mais permettant au temps de s’écouler et à la partie adverse d’échapper à une plainte pénale.

Aucune enquête n’a été réalisée par le Ministère public suite à cet accident du 12 juillet 1999. Pourtant une instruction pénale aurait dû être ouverte d’office. Seul un rapport de l’inspecteur du travail de Sion figure au dossier. Rapport totalement erroné, écrit à la main sur une feuille A4, dicté par le responsable de la halle au moment de l’accident et par le gérant de la société pour ne pas faire apparaître leur responsabilité. Rapport dont Christian n’a appris l’existence qu’en 2009 et qui s’avère inutilisable pour comprendre le déroulement de l’accident.

En 2009, Christian a été obligé de faire un emprunt très important pour pouvoir ouvrir action, en collaboration avec UNIA, et cela juste avant que le délai de prescription civil de 10 ans ne soit échu, l’accident ayant eu lieu en juillet 1999.  

Puis UNIA a mandaté un nouvel avocat (le 4e …) spécialisé dans le domaine des accidents professionnels. La reconstitution de l’accident dans les locaux de l’entreprise valaisanne a enfin eu lieu pour la première fois le 29 avril 2015 en présence d’un Expert, ingénieur spécialisé en sécurité du travail (ingénieur SSST, la meilleure formation en Suisse). Cet Expert a été mandaté par le juge chargé de l’affaire.                                     

Malheureusement, lors de cette reconstitution, le refus de l’avocat adverse n’a pas permis à Christian de présenter la maquette IPN à l’échelle réelle qu’il avait fait construire. Le but étant de reproduire l’accident le plus précisément possible et cela en présence de l’Expert technique. Christian s’est contenté de présenter une maquette IPN miniature, à l’échelle (140 cm au lieu de 14 mètres de long).

Le 12 juillet 1999, la société de construction et son responsable inexpérimenté, qui organisait les travaux liés aux profilés IPN, ont réalisé plusieurs fautes graves. Par exemple: 30 profilés IPN en acier longs de 14 mètres, hauts de 92 cm ont été déposés verticalement sur la tranche (partie étroite de 21 à 30 cm), en déséquilibre sur des carrelets en bois. Des employés temporaires et sans formation utilisaient le palan de 10 Tonnes. Le crochet de levage, déformé, était plus ouvert que ce que la Norme exige. Les chaînes de levage de 3 mètres de long n’étaient pas adaptées au levage de profilés IPN de 14 mètres de long, pesant 1500 kg chacun. Ces erreurs sont la cause de l’accident du 12 juillet 1999. 

Pendant la reconstitution de l’accident, l’Expert technique a aussi mis en cause la maintenance en 1999 dans cette société de construction métallique. L’avocat actuel de Christian a donné tout loisir à l’Expert technique de poursuivre ses investigations et d’entendre l’employé chargé de la maintenance en juillet 1999.  

Christian, avec l'aide de son dernier avocat, a acquis de bonnes connaissances en sécurité du travail. Des Experts MSST ont déposé plusieurs rapports au Tribunal de Sion mettant en cause la négligence de la société de construction. Christian a continué ses investigations avec des professionnels de la sécurité et, de sa propre initiative, a pris une adhésion chez ASIT à Yverdon et à la SSST (Société Suisse de Sécurité au Travail, voir le site www.ssst.ch ).

Depuis le 29 avril 2015, Christian et son avocat n’ont plus aucune nouvelle de l’Expert Technique mandaté dans cette affaire par le juge de Sion.

Christian attend avec impatience depuis plus de 16 ans ce rapport technique et la décision du juge concernant la responsabilité de la société pour enfin obtenir justice suite à cet accident du travail survenu en juillet 1999 …

Il faut savoir que toute cette affaire l’a aussi plongé dans de graves problèmes financiers. Il espère enfin pouvoir recevoir des dommages et intérêts et tourner la page définitivement en recevant le futur jugement.

Pour ma part, je suis totalement offusquée par cette affaire, par la négligence inacceptable des procureurs, des juges et des trois premiers avocats, par leur manque de respect vis-à-vis d'une personne gravement accidentée et par les délais anormaux que Christian a dû subir (et qui continuent ...). Et je suis très impressionnée par le courage et la force de cet homme. J’espère vivement qu’il recevra rapidement le rapport de l’Expert et la décision du juge.

Merci d’avance pour vos commentaires que je publierai au bas de cet article. Avec mes cordiales salutations.

Coïncidence: Voilà le dessin publié ce 15 août sur le site valaisan de l'1dex. Il concerne la pollution au mercure à Viège, totalement ignorée, car l'entreprise responsable est très puissante ...  Ce dessin montre aussi comment travaillent les autres services publics (justice, fisc, etc.) quand une entreprise valaisanne importante est concernée. Et c'est identique dans les cantons de Vaud et de Genève. Merci M. Zeltner.

http://1dex.ch/2015/08/le-thermometre-valaisan-de-lecolog...

 

20/06/2015

Affaire Ségalat: Une condamnation bâtie sur du sable ... Dernier livre de M. Secretan. www.editions-monvillage.ch

Bonjour,

Jeudi 18 juin 2015, à Lausanne, le journaliste d'investigation Jacques Secretan présentait son dernier livre à la presse locale, en compagnie du responsable des éditions "Mon village". Une bonne vingtaine de journalistes étaient présents, mais le lendemain dans la presse très peu d'articles ... Pourtant les faits présentés par Jacques Secretan sont d'une immense gravité. 

Dans son livre, il explique parfaitement bien comment la police et la justice ignorent certains faits, ignorent certaines hypothèses majeures, tirent des conclusions inverses aux déclarations faites et s'arrangent pour que les faits en faveur du prévenu Ségalat soient retournés en sa défaveur.

Jacques Secretan écrit ( page 17): "Persuadés dès le départ de tenir leur homme, les fonctionnaires de police et du Ministère public vaudois ont interprété les indices à disposition dans le sens de leur conviction". 

La présomption d'innocence devient alors une présomption de culpabilité, d'où la décision de condamner Laurent Ségalat après un procès en appel de 4 heures ... à 16 ans de prison (sans aucune nouvelle preuve), alors qu'il avait été acquitté en première instance.  

Les juges vaudois qui ont condamné M. Ségalat se nomment Philippe Colelough, Marc Pellet (Président) et Blaise Battistolo. 

Je ne suis pas du tout étonnée, car dans l'affaire financière que j'ai dénoncée dès avril 2007, M. Blaise Battistolo a accepté les fausses déclarations écrites faites par mon ex-avocat à la Chambre des avocats vaudois, sans détenir les preuves (non produites), et a décidé que cet avocat avait bien travaillé. La totalité de ses honoraires étaient donc dûs. En 2007, mes déclarations écrites ont été totalement ignorées.

Puis le juge pénal Philippe Colelough a admis en septembre 2010 que cet avocat n'avait pas reçu la pièce comptable primordiale lui permettant de réaliser son travail, a totalement ignoré les conséquences très graves de cette pièce 203 jamais reçue, a passé sous silence dans le jugement du 23.9.2010 les fausses déclarations écrites faites par mon ex-avocat pendant des années (infractions pénales qui auraient dû être poursuivies d'office ...) et j'ai été condamnée pour diffamation.

L'affaire de corruption que je dénonçais a été étouffée. Les infractions pénales réalisées par les notables pour lesquelles j'ai déposé une vingtaine de plaintes n'ont jamais donné lieu à une seule procédure pénale.

L'affaire que je dénonce depuis des années est beaucoup plus simple à résoudre que les affaires Ségalat et Légeret. Etant donné la manière dont les faits sont ignorés par la justice vaudoise, je n'ai même pas été étonnée en lisant le dernier livre de Jacques Secretan.

Je vous conseille très vivement de lire ce livre écrit par un véritable journaliste d'investigation ayant étudié en détail tous les documents, ayant interrogé certains experts, ayant lui-même fait une découverte majeure (erreur de traduction ...). Merci très vivement à Jacques Secretan et à son éditeur pour leur courage et leur action.

Merci à tous les citoyens, victimes d'injustice, qui se battent pour que la justice vaudoise fasse son travail sérieusement. Les cas les plus fréquents sont des dénis de justice (plaintes pénales refusées malgré les preuves produites). Les cas les plus graves sont la privation de liberté de personnes qui devraient bénéficier de la présomption d'innocence. 

La justice vaudoise n'est plus du tout crédible. De plus, les contrôles du travail de la justice vaudoise sont impossibles (voir le rapport de M. Dick Marty publié au printemps 2015). Quand donc les changements auront-ils lieu ? M. Ségalat sera-t-il rejugé ? Il faut bien comprendre que si Laurent Ségalat avait été suisse, il serait emprisonné actuellement.

Merci à toutes les personnes qui me feront parvenir leur témoignage suite aux décisions incompréhensibles de la justice vaudoise (résumé des points principaux). J'en ai déjà reçu un certain nombre. Merci d'avance pour vos commentaires qui seront publiés sur ce blog. Meilleures salutations.

21 juin 2015: Voilà l'article publié par Patrick Nordmann concernant cette affaire et le livre de Secretan: http://www.pjinvestigation.ch/?p=4228 

23 juin 2015: Voilà l'article publié concernant mon combat. Merci très vivement à Patrick Nordmann pour son travail: http://www.pjinvestigation.ch/?p=4250