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  • La Suisse déteste les lanceurs d'alerte et refuse de les protéger.

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    Bonjour,

    La Suisse préfère l'opacité, le copinage et les secrets, raison pour laquelle les lanceurs d'alerte sont détestés. Il n'existe aucune loi de protection des lanceurs d'alerte. Le pays est extrêmement en retard dans ce domaine, mais cela est voulu. Voilà, à mon avis, quelques conditions permettant d'améliorer la situation des lanceurs d'alerte.

    1. Il faudrait que tous les citoyens découvrant un grave dysfonctionnement puissent alerter de façon simple, sûre et rapide une autorité indépendante et efficace située dans leur canton. Cette possibilité ne doit pas être réservée uniquement aux employés des entreprises ou aux fonctionnaires, mais être à disposition de tout le monde. Et cela gratuitement. 

    2. L'alerte devrait ensuite être traitée par des personnes totalement indépendantes qui ne soient ni des politiciens, ni des fonctionnaires et cela afin d'éviter que les alertes soient étouffées.

    3. Afin de protéger les lanceurs d'alerte, il est nécessaire de garantir leur anonymat s'ils le demandent. Une loi doit les protéger pour qu'ils ne soient ni licenciés (si l'alerte concerne l'entreprise qui les emploie), ni condamnés (pour diffamation par exemple quand ils disent la vérité). Et qu'ils ne subissent pas de représailles ou de harcèlement. Sachez que cette loi est en discussion à Berne depuis 2003 ...

    4. Il faudrait que le suivi des alertes soit totalement transparent pour que les citoyens et les journalistes puissent savoir dans chaque canton quelles alertes ont été lancées et comment elles ont été traitées. Si une alerte a été classée, il faudrait savoir pourquoi. La technologie actuelle permet de créer un site Internet accessible à tous. Ce point est donc simple à réaliser.

    Ces derniers jours deux articles ont été publiés à ce sujet. En Valais, M. Sébastien Fanti, reponsable cantonal de la protection des données, explique les difficultés et le climat hostile qu'il rencontre. Il est obligé d'installer un logiciel de gestion des alertes. Je pense que c'est très bien et que cela lui permettra de recevoir plus d'alertes. Voilà ses explications:

    https://www.20min.ch/ro/news/romandie/story/-Je-veux-proteger-les-lanceurs-d-alerte--18365376

    Le logiciel cité par M. Fanti est utilisé au niveau de la Confédération et à Genève. Mais j'estime que les alertes, à ces deux endroits, ne sont pas traitées ensuite par des personnes indépendantes et on ignore quelles sont les alertes ayant été classées. Cet article dit que depuis novembre 2017, la Cour des Comptes à Genève a reçu 275 alertes, mais on ne sait pas combien d'alertes ont été traitées. Cela montre qu'une gestion indépendante, efficace et transparente des alertes est nécessaire.

    Le Valais, grâce à l'énergie de M. Fanti, est en train d'évoluer. Mais qu'en est-il dans les autres cantons suisses ? Merci aux journalistes de nous informer.

    Concernant le canton de Vaud, il serait aussi temps de mettre en place un tel logiciel pour autant que les alertes soient ensuite traitées par des personnes indépendantes. M. Jean-Michel Dolivo, avocat ayant beaucoup dérangé le Parlement vaudois avec ses multiples interventions, ayant décidé de cesser son activité de Député, serait une personne idéale pour diriger un service indépendant de gestion des alertes.

    Naturellement, une personalité indépendante, courageuse, avocate de préférence, devrait gérer le bureau des alertes dans chaque canton suisse. Pour faire ce travail, des citoyens indépendants devraient aussi être engagés (jury de citoyens tirés au sort, mandat limité à cinq ans, travail payé).

    Au sujet du projet de loi de protection des lanceurs d'alerte qui devrait être accepté ces prochains temps par les Parlementaires, Mme Yasmine Motarjemi vient d'écrire un article. Mme Motarjemi, très expérimentée dans ce domaine, nous explique que la nouvelle loi prévue ne protégera pas les lanceurs d'alerte ! De plus, dans certains domaines (alertes dans le domaine alimentaire par exemple), les délais proposés par ce projet de loi sont beaucoup trop longs. Voilà l'article:

    https://www.infomeduse.ch/2019/11/29/tribune-libre-lanceurs-dalerte-quelle-loi-en-suisse/

    Merci de diffuser cet article auprès des parlementaires qui vont accepter cette nouvelle loi. Merci aussi de signer cette pétition réclamant une loi de protection des lanceurs d'alerte. Voilà le lien: http://chng.it/2XGvBZTGG4

    Merci d'avance pour vos commentaires et pour vos témoignages (textes courts, merci). Meilleures salutations. 

  • Une mère tuée à Yverdon: Tout le monde savait ...

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    Bonjour,

    Voilà le drame ayant eu lieu à Yverdon ces derniers jours:

    https://www.lematin.ch/faits-divers/drame-familial-tue-amie-rend-police/story/10634880

    Un article très important, publié ce 23 novembre 2018 dans le journal 24 Heures nous explique que tout le monde savait que cette femme de 31 ans subissait de très graves violences conjugales. Je vous conseille de vous procurer le journal de ce jour ou de vous abonner pour pouvoir lire l'article sur leur site Internet.

    Cet article dit que "depuis 2004 les violences conjugales doivent être poursuivies d'office".

    Mais savez-vous pourquoi aucune plainte pénale n'a été déposée pour aider cette mère de trois enfants ?

    Eh bien parce que ces deux personnes officiellement ne vivaient pas ensemble, en ménage commun !

    Voilà une nouvelle technique imaginée par nos Autorités pour ne pas agir et ne pas défendre les femmes subissant des violences.

    J'espère que les fonctionnaires qui ont fermé les yeux, surtout la police qui était au courant, porteront la responsabilité morale de ce décès jusqu'à la fin de leurs jours.

    Car, naturellement, il ne faut pas penser qu'elles seront sanctionnées ou condamnées pour non assistance à personne en danger ... Nous sommes dans le canton de Vaud ! Les fonctionnaires sont bien protégés et ne sont jamais responsables de quoi que ce soit.

    Avec mes pensées émues aux trois enfants de cette mère.

    Merci d'avance pour vos commentaires. Meilleures salutations.

     

    Mise à jour du 28.11.2018: Demande de dons pour réaliser la sépulture et pour créer une tombe. Un article publié hier par 24 Heures explique que cette mère n'avait pas d'argent. Un appel aux dons est réalisé. Merci d'adresser vos dons à Anne-Louise Gilliéron, rue du Lac 7, Yverdon-les-Bains, rubrique Carole M.

    IBAN CH41 0076 7000 H544 4845 4    Merci à Vous.

     

    Mise à jour du 5 décembre 2018: Un article écrit par la journaliste Lise Bourgeois a été publié dans 24 Heures d'hier. Cet article explique qu'il existe deux écoles. Certaines personnes pensent qu'il faut mieux protéger les victimes et d'autres, dont Mme Maribel Rodriguez cheffe du bureau vaudois de l'égalité et Mme J. de Quattro, estiment qu'il ne faut pas infantiliser les victimes (elles doivent conserver un droit à l'autodétermination ...) et qu'il faut améliorer la prévention.

    A mon avis quand les coups pleuvent cela montre bien que la prévention n'a pas fonctionné et qu'il est URGENT de protéger les victimes. Cela permettrait d'éviter des drames tels que celui d'Yverdon.

    La journaliste a pris contact avec la procureure Mme Hélène Rappaz qui lui a déclaré que le Ministère public n'a pas été averti du cas de Carole et que s'il avait été averti il aurait étudié cette plainte !  Vraiment consternant.