26/10/2018

Bradley Birkenfeld: Le banquier de Lucifer.

Bonjour,

Je viens de terminer la lecture passionnante du livre de Bradley Birkenfeld "Le banquier de Lucifer", Editions Max Milo, imprimé en français en septembre 2018. Et vous conseille très vivement la lecture de cette autobiographie stupéfiante.

Bradley Birkenfeld a travaillé dans plusieurs banques suisses et surtout chez UBS à Genève et c'est là qu'il a découvert le double jeu des dirigeants d'UBS. Pendant les cours et les formations, les banquiers responsables pour UBS Genève du marché américain recevaient des consignes leur expliquant comment ne pas se faire pincer quand ils voyageaient aux USA.

A mon avis, à cause de ces consignes, Birkenfeld et ses collègues ne pouvaient ignorer que leur travail sur sol américain était illégal.

Mais ils pensaient qu'UBS les soutiendrait s'ils avaient des ennuis. Jusqu'au jour où un collègue de B. Birkenfeld découvre par hasard sur le site Intranet de la banque, un document de 3 pages qu'UBS allait certainement utiliser pour se défendre et laisser tomber ses employés !

Birkenfeld demande à ses supérieurs des explications concernant ce "mémo de 3 pages", mais c'est le silence.

Il comprend alors en 2007 qu'UBS ne défendra pas ses employés. Il démissionne et rentre aux USA, après avoir mis de très nombreuses preuves à l'abri, et dénonce les pratiques d'UBS aux Autorités américaines.

A son grand étonnement, il n'a pas été soutenu par le Département américain de la justice et s'est retrouvé en prison pendant 31 mois.

Heureusement pour lui, pendant qu'il effectue ses démarches aux USA, une nouvelle loi de protection des lanceurs d'alerte entre en vigueur. Cela lui a permis d'encaisser un pourcentage sur les 15 milliards de dollars non déclarés que le fisc américain a pu récupérer grâce aux informations qu'il a transmises.

A sa sortie de prison, suite à l'aide très efficace de plusieurs associations américaines protégeant les lanceurs d'alerte (associations qui malheureusement n'existe pas dans nos pays), Birkenfeld encaisse 104 millions de dollars.

Il explique que ses démarches ne sont pas dues à une prise de conscience liée aux soustractions fiscales réalisées par ses clients, car il ne s'occupait pas des déclarations fiscales de ses clients.

Ses démarches de dénonciation des pratiques d'UBS étaient dues à sa colère en découvrant le "mémo de 3 pages bien caché dans les méandres de l'Intranet d'UBS". Et au silence de plomb qui a suivi ses questions.

Bradley Birkenfeld est devenu le lanceur d'alerte le plus riche de la panète. C'est grâce à lui que le secret bancaire suisse a dû se transformer.

Voilà le site Internet créé à ce sujet: https://lucifersbanker.com/

Ce livre est sorti en librairie le 8 octobre 2018 date du début du procès d'UBS France. Naturellement ce n'est pas un hasard. J'espère que de très nombreuses personnes liront ce livre exceptionnel mélangeant les millions, le luxe, le sexe et j'en passe.

C'est un reflet de la vie des banquiers suisses pendant les années 2003-2007.

Contrairement à ce que dit B. Birkenfeld, je ne suis pas persuadée que cela ait changé en 2018 ...

Merci d'avance pour vos commentaires. Meilleures salutations.

10/10/2014

Rétrocommissions dues par les banques suisses: Deux questions. Merci pour vos réponses.

Bonjour,

Le Tribunal Fédéral a donné raison, en octobre 2012, à un citoyen courageux qui réclamait à UBS la rétro-cession de certaines commissions encaissées suite à un mandat de gestion donné à UBS. Voir à ce sujet un article figurant à la fin de ce blog.

1ère question: Qu'en est-il pour les clients des banques suisses qui ont donné des ordres d'achats et de ventes de titres eux-mêmes, directement depuis le site Internet d'une banque ou par téléphone. Dans ce cas, il n'y a pas de mandat de gestion, mais les banques ont facturé des frais élevés à leurs clients tout en encaissant des commissions, surtout lors d'achats ou de ventes de titres étrangers, américains par exemple.

Lors de la facturation des frais de garde des titres, des commissions ont aussi été encaissées par les banques suisses sans être rétrocédées à leurs clients.

Si le Tribunal Fédéral a décidé que les banques suisses devaient rétrocéder à leurs clients les commissions encaissées pendant les dix dernières années dans le cas des mandats de gestion, qu'en est-il pour les clients qui ont géré eux-mêmes les ordres en bourse et auxquels les banques ont facturé des frais importants sans les faire bénéficier des commissions encaissées ?

Seconde question: Deux ans plus tard, les banques suisses ont-elles remboursé les clients qui leur avaient donné des mandats de gestion ? 

Merci d'avance aux personnes bien informées pour leurs réponses à ce sujet et pour vos commentaires. Meilleures salutations.