danger

  • 24 janvier: Journée Internationale de l'avocat en danger ...

    Imprimer

    Bonsoir,

    J'ai appris aujourd'hui que le 24 janvier 2019 correspond à la 9e édition de la Journée Internationale de l'avocat en danger. L'édition 2019 est dédié aux avocats turcs. Voilà un article du Temps expliquant le calvaire vécu par ces avocats:

    https://www.letemps.ch/monde/combat-heroique-avocats-regime-erdogan

    J'espère que cette Journée Internationale de l'avocat en danger fera réfléchir de nombreux citoyens et avocats sur la façon de procéder pour conserver une totale indépendance, obliger les magistrats à appliquer les lois, trouver des solutions pour pouvoir défendre toutes les victimes, avoir le courage de lancer l'alerte en cas de graves dysfonctionnements du pouvoir judiciaire. 

    Pour l'instant en Suisse les avocats ne sont pas en danger. C'est l'inverse. Ils sont ultra protégés ce qui donne lieu à de graves abus. Cette situation est également anormale. Dans ce cas, ce sont leurs clients qui sont en danger et ces derniers ne peuvent pas se plaindre. C'est totalement inutile ! 

    Je me demande aussi si certains avocats n'osent plus faire leur travail correctement pour ne pas fâcher les magistrats par exemple et ne plus recevoir ensuite de mandats d'office. 

    Dans le canton de Vaud, de nombreuses personnes n'ayant pas les moyens de payer les honoraires d'un avocat ont demandé un avocat d'office. Mais ces demandes sont soit refusées sans fournir aucunes explications sérieuses, soit ignorées ... Qu'en est-il dans les autres cantons de Suisse romande ?

    Merci d'avance aux personnes qui m'enverront un témoignage court suite à leurs problèmes d'avocats, en m'indiquant comment le problème a été résolu et si leurs démarches auprès de l'Ordre des Avocats a été utile.

    Il faudrait peut-être créer en Suisse une Journée Nationale du Citoyen en danger ...

    Merci d'avance pour vos commentaires. Meilleures salutations.

  • Initiative UDC sur la primauté du Droit suisse: INUTILE ET DANGEREUSE !

    Imprimer

    Bonjour,

    L'UDC a déposé son initiative, mais cette initiative ne résout pas le problème principal de la justice en Suisse. 

    Voir ce lien: http://www.tdg.ch/news/news/volonte-peuple-c-droit-important-suisse/story/23958672

    Si la justice ne fonctionne pas en Suisse, c'est à cause du principe de la séparation des pouvoirs qui empêche les politiciens de s'immiscer dans les décisions de la justice et de les contrôler. 

    Les politiciens, à tous les niveaux, se retranchent systématiquement derrière ce principe de séparation des pouvoirs pour ne pas agir en cas de décisions de justice totalement inadmissibles et en cas de dénis de justice. 

    L'Etat de droit est systématiquement bafoué. De très nombreux citoyens en font l'expérience en Suisse. Et l'initiative de l'UDC ne va pas résoudre ce très grave problème.

    Ce qu'il faut créer en Suisse: ce sont des Commissions, totalement indépendantes, vérifiant les décisions de justice en appliquant les normes d'audit utilisées dans l'industrie. Si les décisions de 1ère instance sont sérieuses et vérifiées, les recours seront beaucoup moins nombreux et les injustices aussi. Pour plus d'informations à ce sujet, voir l'article de ce blog "Les dérives de la justice en Suisse: quelles solutions ? ".

    Merci de signer cette pétition qui demande un contrôle sérieux des décisions de la justice dans les cantons suisses:

    https://www.change.org/p/le-grand-conseil-des-cantons-suisses-et-mme-s-sommaruga-controle-du-travail-de-la-justice-en-suisse

    D'autre part, il est primordial que les citoyens suisses conservent la possibilité de faire appel à la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH). Actuellement, la Cour CEDH rejette le 98% des recours qu'elle reçoit chaque année. Le Tribunal fédéral reçoit environ 7000 recours chaque année et il en rejette le 92 à 95%. Il est bien clair que si la justice suisse de 1ère instance travaillait sérieusement, ainsi que celle de seconde instance (niveau cantonal) tous ces recours envoyés au Tribunal fédéral pourraient diminuer. Il est primordial aussi que les instances supérieures (Tribunaux cantonaux et fédéraux) et la Cour CEDH effectuent un travail de fond plus sérieux et ne se limitent pas à des décisions simplistes (recours irrecevables, etc.), acceptant systématiquement les décisions de 1ère instance, souvent par copier-coller. 

    L'initiative de l'UDC est DANGEREUSE, car si elle est acceptée, la Convention Européenne des Droits de l'Homme (également abrégée CEDH en français, ce qui porte à confusion) signée par la Suisse en 1974 pourrait être annulée et les citoyens suisses seraient pris au piège, car les tribunaux suisses n'appliqueraient pas les lois liées aux droits humains fondamentaux (ce qu'ils font déjà très souvent). Voilà un lien important donnant la liste des principaux articles de la Convention CEDH signée par la Suisse:

     https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19500267/index.html

    Suite à une décision du Tribunal fédéral, le délai est de 6 mois pour s'adresser à la Cour CEDH et c'est gratuit. Il faut remplir le formulaire standard que l'on trouve sur Internet (voir le site de la Cour CEDH). 

    Merci d'avance pour vos commentaires qui seront publiés au bas de cet article. Meilleures salutations.