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  • Grève des femmes du 14 juin et émission Infrarouge.

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    Bonjour,

    J'espère très vivement qu'un grand nombre de femmes et d'hommes participeront à la grève des femmes du 14 juin 2019 organisée en honneur de la première grève des femmes ayant eu lieu en Suisse le 14 juin 1991. La grève de 1991 avait rassemblé plus de 500'000 femmes dans toute la Suisse.

    Bien qu'il existe des lois en Suisse stipulant que l'on doit respecter l'égalité femmes-hommes, en pratique cette égalité n'existe toujours pas et cela dans de nombreux domaines. Raison pour laquelle des femmes ont travaillé ces derniers mois pour organiser cette nouvelle grève.

    Il faut aussi comprendre qu'en Suisse les bureaux de l'égalité ne sont, à mon avis, pas assez efficaces et trop limités dans leurs actions. D'où le fait que la situation ne se soit pas améliorée aussi rapidement qu'espéré.

    Hier soir, l'émission Infrarouge de TSR1 était consacrée à la grève des femmes du 14 juin 2019 et des suites de cette grève. Eh bien figurez-vous que les journalistes d'Infrarouge n'ont pas invité sur le plateau de l'émission les femmes ayant eu l'idée d'organiser cette nouvelle grève ! Vraiment consternant et sidérant !

    Heureusement, cela a choqué énormément de personnes qui sont allées manifester à Genève devant la tour de la télévision. Cela a obligé les journalistes d'Infrarouge à leur donner la possibilité de s'exprimer, mais elles n'ont toujours pas été invitées sur le plateau de l'émission !

    Mme Michela Bovolenta du syndicat des services publics (voir https://ssp-vpod.ch/) a donc pu lire un texte produit au début de l'émission. Voilà le lien permettant de l'écouter et de voir l'émission Infrarouge d'hier soir:

    https://www.rts.ch/play/tv/emission/infrarouge?id=404386

    Voilà le programme de la journée de grève qui aura lieu demain dans le canton de Vaud: https://frauenstreik2019.ch/accueil/collectifs/collectif-vaudois/

    Pour les autres cantons, voir ce lien : https://frauenstreik2019.ch/accueil/collectifs/

    Merci à toutes les personnes ayant organisé cette grève et mille félicitations pour leur initiative.

    Merci d'avance pour vos commentaires envoyés sur ce blog.

    Meilleures salutations. 

  • ARCHIVES JUDICIAIRES: Qu'en est-il en Suisse ?

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    Bonjour,

    Ce 18 janvier 2017, j'ai eu la chance de croiser le journal La Liberté du mardi 17.1.2017. Cela m'intéresse de voir comment les informations sont traitées dans les autres cantons romands. A la page 25, je découvre un article passionnant écrit par Mme Véronique Châtel au sujet d'un livre qui décrypte 600 ans d'archives judiciaires françaises en s'intéressant surtout à l'histoire judiciaire des femmes.

    M. Pierre Fournié, conservateur général du patrimoine des Archives nationales à Paris, a pris contact avec M. Michel Porret, professeur d'histoire moderne à l'Université de Genève, spécialiste des normes et des déviances, qui déclare: "L'archive judiciaire constitue une archive de la souffrance sociale". Pour étudier ces archives, ils se sont entourés d'une équipe importante de spécialistes de plusieurs domaines. 

    Une évidence ressort de cette étude: les femmes, interrogées par des hommes, devaient toujours répondre à des questions sur leur vie affective et sexuelle. Autre constat: les femmes interrogées sont souvent présumées coupables.

    Un livre résulte de cette étude: "Présumées coupables", auteurs Pierre Fournié et autres, Editions de l'Iconoclaste, 320 pages. Et une exposition sur ce sujet a lieu au Musée des Archives nationales à Paris jusqu'au 17 mars 2017. 

    L'article de la journaliste Mme Châtel fournit une information très importante. Les archives judiciaires de France sont les plus anciennes du monde. Au cours du XIXe siècle, les archives nationales ont reçu pour mission patrimoniale de conserver les archives judiciaires dans un dépôt spécifique. 

    Merci très vivement à La Liberté et à cette journaliste pour la publication de cet article d'une page entière que je vous conseille de lire.  

    Et qu'en est-il en Suisse ?

    Suite à différentes procédures judiciaires ayant eu lieu dans le canton de Vaud, à mon grand étonnement, j'ai reçu en retour toutes les pièces que j'avais produites. Il semble donc que les jugements soient conservés, mais pas les pièces. Cela ne permet alors pas aux historiens de détecter les très nombreuses erreurs judiciaires ayant eu lieu en Suisse ces vingt dernières années.  

    Le Tribunal fédéral m'a également retourné, en annexe de ses jugements très lacunaires ignorant les faits, la totalité des pièces produites.  

    Cela permet clairement à la justice suisse de ne pas rechercher la vérité, d'étouffer des faits qui dérangent, de modifier des faits (la date exacte d'un fait par exemple pourtant indiquée sur plusieurs pièces écrites ...), d'ignorer les preuves écrites produites, de ne pas appliquer les lois et de tout-de-même rendre des décisions. Puis de ne pas archiver les pièces produites.

    Merci d'avance aux personnes qui pourraient me fournir de plus amples informations concernant les archives judiciaires suisses. Merci aussi aux historiens d'étudier les nombreux cas d'erreurs judiciaires ayant lieu en Suisse et en particulier dans le canton de Vaud.

    Le très sérieux journaliste d'investigation Jacques Secretan a étudié deux erreurs judiciaires vaudoises: l'affaire Ségalat et l'affaire Légeret et a publié des livres en 2015 et 2016. "Affaire Ségalat: une condamnation basée sur du sable", Editions Mon Village et "Affaire Légeret:  un  assassin imaginaire", 15.- CHF, Editions Mon Village. Je conseille à tous les étudiants en droit et à tous les citoyens s'intéressant aux dérives de la justice de lire ce dernier livre pour comprendre comment la "justice" a réussi à condamner François Légeret en modifiant les preuves.  Il est en prison depuis plus de 10 ans ... L'Etat de droit et La Convention Européenne des Droits de l'Homme sont bafoués. 

    Il existe de nombreuses autres affaires consternantes, non publiées. Souvent ces erreurs judiciaires sont intentionnelles et j'ai remarqué qu'il existe souvent un citoyen dominant, bénéficiaire de grosses sommes d'argent, lors de ces erreurs judiciaires ... La "justice" condamne la victime à la place des citoyens dominants ayant réalisé des escroqueries ou d'autres infractions pénales.

    Les autres cantons romands sont aussi gravement touchés par ce problème. Erreurs judiciaires qu'il est impossible ensuite de faire corriger, car les demandes de révision des jugements sont systématiquement rejetées. Une statistique à ce sujet sur les vingt dernières années serait très utile. 

    Merci aux historiens ou aux journalistes qui étudieront cette question: Comment les procédures judiciaires sont-elles archivées dans les cantons romands ? Et dans les cantons alémaniques ? 

    Merci d'avance pour vos commentaires. Meilleures salutations.