omerta

  • Suisse: Plus de 60'000 innocents internés de 1930 à 1981.

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    Bonjour,

    Dès 2010, les internements administratifs totalement arbitraires ayant eu lieu en Suisse de 1930 à 1981 ont été révélés au public, qui ignorait ces pratiques. Ces internements abusifs s'abattaient sur les personnes marginales, alcooliques, homosexuelles, sur les filles-mères, etc. De nombreux enfants ont aussi été placés. 

    En 2014, le Conseil fédéral a créé une commission indépendante d'experts (CIE) chargée d'étudier les archives de 1930 à 1981 liées à ces internements abusifs et les témoignages des survivants. Cette commission a terminé son travail et a publié un premier livre en mars 2019. Elle va publier les volumes 2 à 6 dès mai 2019. Puis elle publiera ses recommandations en septembre 2019. 

    Pourquoi le travail de cette commission se termine-t-il en 1981? Car la Suisse a signé la convention européenne des droits de l'homme en 1974. Sous la pression d'organisations internationales ... la Suisse a dû modifier les règles des internements administratifs et créer des bases légales.

    La commission a créé un site Internet qui fournit des informations très importantes concernant son travail et ces internements administratifs. Voilà le lien:

    https://www.uek-administrative-versorgungen.ch/page-daccueil

    Dans ce cadre, une soirée a été organisée à la cinémathèque de Lausanne le 23 mai 2019 avec la projection du film d'Alain Tanner et de Guy Ackermann "Les administratifs et l'article 42" suivie d'un débat en présence d'experts de la CIE et du public. Plusieurs victimes de ces internements abusifs se sont exprimées. Leurs témoignages sont bouleversants.

    Un Monsieur très courageux a très vivement fustigé les autorités, les politiciens et les médecins psychiatres du canton de Vaud. Ce débat a été filmé et j'espère qu'il sera publié sur le site Internet de la CIE.

    Et après 1981 que s'est-il passé en Suisse ?

    Les bases légales existaient mais cela n'a pas empêché les abus. 

    En Suisse, et en particulier dans le canton de Vaud, les lois sont très souvent appliquées de manière totalement arbitraire. D'où les très nombreux placements forcés (PLAFA) abusifs ayant eu lieu. Soit en EMS pour les personnes âgées, soit en institution pour les enfants et pour les jeunes ou encore en hôpital psychiatrique pour les adultes. Ces dernières années, ces placements forcés ont augmenté. A ce propos, voilà un article de 2017:

    https://www.24heures.ch/vaud-regions/medecins-multiplient-placements-forces/story/10813128

    J'espère vivement qu'une commission indépendante d'experts étudiera ensuite les placements forcés abusifs de la période 1982 à 2018. Il est anormal de chaque fois attendre cinquante ans pour étudier les faits !

    Merci de diffuser cet article à vos amis, en Suisse et à l'étranger.

    Merci d'avance pour vos commentaires.

    Meilleures salutations.

    Mise à jour du 29 juin 2019: Je viens de créer une pétition destinée aux sept Conseillers fédéraux réclamant que les abus subis par les victimes de 1982 à 2019 soient étudiés dans les meilleurs délais, sans attendre cinquante ans ...

    Pour en savoir plus et pour signer, c'est ici:

    http://chng.it/TXzcGCJm5D

    Merci de diffuser le lien de cette pétition à vos amis.

    Meilleures salutations.

     

  • Valais: Le mercure a fait l'objet d'une enquête pénale ... secrète !

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    Bonjour,

    L'article publié ce 18.3.2019 par le journal Le Temps au sujet de cette enquête pénale est une véritable caricature du fonctionnement du pouvoir judiciaire, mais aussi du comportement des politiciens qui préfèrent garder le silence ! Depuis quelques jours il faut être abonné pour lire les articles du Temps. Je vous conseille vivement de vous abonner pour lire cet article:

    https://www.letemps.ch/suisse/valais-mercure-lobjet-dune-enquete-penale

    Cet article explique que Lonza s'est retrouvée en juin 2018 sur le banc des accusés, suite à la pollution des eaux par du 1.4 dioxane, mais Lonza a été acquittée ...

    Concernant la pollution au mercure (autre cas), le journal Le Temps a appris qu'une procédure pénale avait été ouverte contre Lonza et qu'une décision de non entrée en matière avait été rendue le 5 février 2018, en toute discrétion (décision non rendue publique, est-ce légal ?) ! Les faits ayant eu lieu entre 1930 et 1970 étaient prescrits. D'autre part, selon un rapport de l'Université de Zurich la mise en danger de la vie d'autrui n'a pas eu lieu ! Le procureur général Nicolas Dubuis précise que tout fait nouveau pourrait permettre la réouverture du dossier.

    Il faut savoir que cette décision intervient sept ans après la découverte en 2011 de cette pollution au mercure. On apprend, par cet article, que le procureur n'utilise pas les faits annoncés dans les journaux pour ouvrir une enquête ! Il privilégie les dénonciations lorsque l'Etat a l'obligation de dénoncer.

    Cet article indique un point primordial: "... les élus ou membre d'une administration ont l'obligation de dénoncer au Ministère public s'ils ont appris l'existence d'infractions pénales poursuivies d'office dans le cadre de leur activité professionnelle. S'ils ne le font pas ils se rendent coupables d'entrave à l'action pénale".

    Ensuite l'article explique quelles ont été les astuces utilisées pour ne pas dénoncer ces infractions pénales, alors que les élus en avaient connaissance.

    Cet article est un exemple parfait montrant comment fonctionne l'omerta afin de protéger une entreprise au détriment de la population et d'éviter de devoir appliquer les lois. Il paraît que la Commission de gestion du Grand Conseil valaisan (cogest) étudie actuellement les raisons de cette omerta.

    L'article publié hier sur ce blog posait cette question: "Qui surveille le travail des procureurs dans le canton de Vaud ?". On peut aussi poser cette question concernant le Valais.

    A mon avis, c'est justement parce qu'il n'existe aucune surveillance, sous prétexte de la séparation des pouvoirs, que tous ces dysfonctionnements ont lieu. Voilà pourquoi il est de plus en plus urgent de réclamer un contrôle sérieux du travail du pouvoir judiciaire. D'où cette pétition que je vous remercie de signer et de diffuser.

    Voilà le lien: https://www.change.org/p/le-grand-conseil-des-cantons-suisses-et-mme-s-sommaruga-controle-du-travail-de-la-justice-en-suisse

    Merci d'avance pour vos commentaires.

    Meilleures salutations.

     

  • Emission INFRAROUGE du 18.10.2017: Affaire Weinstein - la fin de l'omerta ?

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    Bonjour,

    Cette émission INFRAROUGE sur le harcèlement sexuel en Suisse était très intéressante et je vous conseille vivement d'en prendre connaissance. Voilà le lien:

    http://www.rts.ch/play/tv/emission/infrarouge?id=404386&station=a9e7621504c6959e35c3ecbe7f6bed0446cdf8da

    Mais j'ai constaté que les trois avocats présents sur le plateau de l'émission (Lorella Bertani, Anne Reiser et Marc Bonnant), pourtant tous genevois et très expérimentés, n'ont pas évoqué le très grave problème subi par les victimes ayant le courage, en Suisse et à Genève, de se plaindre auprès de la "justice".

    En effet, en Suisse huit plaintes pour harcèlement sexuel sur dix sont rejetées par la "justice" d'après l'étude réalisée par Mme Karine Lempen, Professeure de droit à l'Université de Genève. Voir l'article suivant de ce blog, daté du 19.10.2017.

    Me Marc Bonnant ne peut l'ignorer car il est avocat à Genève depuis de très nombreuses années, a été Bâtonnier de l'Ordre des avocats genevois à 41 ans et en 2015 il était membre du Conseil Supérieur de la Magistrature du canton de Genève. Ce Conseil devrait vérifier que l'institution judiciaire genevoise effectue son travail sérieusement et applique les lois. Les décisions prises de manière arbitraire devraient être sanctionnées. Manifestement, ce n'est pas le cas. La situation est identique dans les autres cantons romands: il n'existe aucun contrôle efficace et indépendant du système judiciaire.

    A mon avis la fin de l'omerta ne doit pas seulement concerner les victimes de harcèlement sexuel qui se taisent, mais devrait aussi s'appliquer aux dérives de l'institution judiciaire dans les cantons romands.

    Si l'institution judiciaire n'applique pas les lois et prend des décisions arbitraires (en général sans rechercher la vérité, en ignorant les faits, en n'appliquant pas les lois et en protégeant les citoyens dominants), il est alors totalement inutile que les victimes de harcèlement sexuel déposent une plainte.

    Cet aspect n'a pas été soulevé de façon assez énergique dans l'émission Infrarouge. Merci d'avance, Mme Esther Mamarbachi, si vous pouviez réaliser une prochaine émission sur ce sujet: Les décisions judiciaires totalement arbitraires dans les cantons romands: la fin de l'omerta ?

    Merci aux lecteurs de cet article pour vos commentaires qui seront publiés sur ce blog. Meilleures salutations.