12/03/2017

Le livre de M. Pierre Vassalli: "Viol, hypnose et justice", Editions Slatkine, 2017.

Bonjour,

Un article de deux pages et demi a été publié dans le journal Le Matin du 9 mars 2017 concernant une erreur judiciaire ayant eu lieu à Genève dès 1998 et le livre de M. Pierre Vassalli expliquant cette affaire. M. Vassalli a écrit ce livre sur les conseils de M. Dick Marty, auteur de la préface. Je vous en conseille très vivement la lecture. J'espère que les étudiants en Droit liront aussi ce livre. 

 

Deux hommes, ayant toujours clamé leur innocence, ont été condamnés pour un viol ayant eu lieu dans la nuit du 30 au 31 mars 1995 dans le parc de la Perle du Lac situé au centre de Genève. Ultérieurement, une des deux personnes condamnées a été acquittée. Ce qui doit être extrêmement dur à vivre pour celui qui n'a pas été acquitté. 

 

Ce livre doit être lu par toutes les personnes confrontées à l'institution judiciaire et par les citoyens responsables désirant comprendre comment travaillent les inspecteurs et les juges quand ils tiennent "le bon coupable".

 

Il est primordial de comprendre ceci: Quand un jugement tient compte de faits qui sont faux, ou étouffe des faits (les conséquences d'une déclaration écrite par exemple), ou ignore des faits, ou de faits modifiés ce qui est très courant, eh bien il est impossible ensuite de faire rétablir la vérité et d'obtenir une révision du jugement en question. Les recours sont en général inutiles, car la première vérité figurant dans le jugement de 1ère instance est rarement remise en cause. 

 

Puis la révision d'un jugement n'est possible que si de nouveaux faits sont découverts, après le jugement. Or, les nouveaux faits sont très difficiles à obtenir, car après le jugement il n'existe plus aucunes recherches de la vérité ... Ou alors les procureurs et les juges, avant ou après un jugement, refusent de réclamer une pièce n'ayant jamais été produite, ce qui empêche d'obtenir un fait nouveau .... J'en fais l'expérience depuis septembre 2010 dans le canton de Vaud. Il s'agit d'une affaire financière beaucoup moins grave que celle décrite par M. Vassalli.  

 

Mon expérience m'a permis de comprendre que différentes techniques sont utilisées pour ne pas permettre aux victimes de l'institution judiciaire de sortir du PIEGE créé, ce qui permet par exemple de déclarer que le bon coupable a été trouvé et de le condamner. Ou de ne jamais condamner les vrais coupables, même quand ils sont connus. Par exemple quand ce sont des citoyens dominants, bien protégés.

 

J'estime que les faits annoncés corrigeant les faits ignorés, étouffés, manipulés ou faux ayant donné lieu à un jugement erroné devraient être considérés comme des FAITS NOUVEAUX et devraient permettre de réclamer la révision du jugement erroné, selon l'article 410 du Code de procédure pénale suisse. Mais les juges n'acceptent pas cette idée, car ils prétendent que les faits annoncés étaient déjà connus ... même si ensuite ils ont été ignorés !  

 

Alors, il suffirait d'ajouter 2 lignes à l'article 410 CPP indiquant que les faits connus avant le jugement, mais ayant été ignorés ou modifiés, doivent être considérés comme des faits nouveaux. Et de préciser que ce nouvel alinéa s'appliquera de façon rétroactive à tous les jugements réalisés en Suisse depuis 30 ans, par exemple. Mais qui va modifier cet article 410 CPP ? Merci d'avance à la personne qui répondra à ma question. Cette modification de l'article 410 CPP est URGENTE

 

Etant donné que les juges savent très bien que l'article 410 CPP ne s'applique que si les faits sont nouveaux, cela leur permet actuellement de réaliser des erreurs judiciaires très facilement. Beaucoup TROP facilement. 

 

D'ailleurs, si une victime explique les faits ignorés, ou étouffés, ou modifiés dans une demande de révision, les explications prouvant que des choses totalement anormales ont eu lieu lors de la procédure pénale sont toujours ignorées et la demande de révision du jugement erroné est rejetée. Cela montre qu'il n'existe aucune volonté de corriger les erreurs judiciaires. En fait, il s'agit souvent d'erreurs judiciaires INTENTIONNELLES.

 

M. Pierre Vassalli explique à la fin de son livre que les inspecteurs et les juges manquent de rigueur. Il faudrait tout-de-même comprendre pourquoi, alors que les faits sont réexpliqués dans une demande de révision, le manque de rigueur continue ...

 

Malheureusement, M. Vassalli n'a pas indiqué dans son livre quels sont les noms des inspecteurs et des juges ayant traité cette affaire genevoise dès 1998. Cela est bien dommage, car ces personnes n'ont certainement pas réalisé une seule erreur judiciaire dans leur vie. Surtout si elles manquent de rigueur .... Connaître leurs noms, cela pourrait aider d'autres victimes.

 

J'encourage les victimes judiciaires à écrire des livres et remercie très vivement M. Pierre Vassalli pour son travail. Travail très important, car il faut aussi savoir que les archives judiciaires sont incomplètes en Suisse. En effet, les pièces pour preuves sont souvent renvoyées par l'institution judiciaire aux victimes à la fin du procès.  

 

Merci d'avance pour vos commentaires. Meilleures salutations.

 

13/07/2015

Justice pénale: Nouvelle affaire étrange dans le canton de Vaud.

Bonjour,

Je viens de lire cet article paru dans le journal 24 Heures des 11-12-juillet 2015: http://www.24heures.ch/vaud-regions/riviera-chablais/enqu...

J'apprends avec consternation que le travail de la justice pénale n'a toujours pas commencé 5 mois après le décès, le 1er janvier 2015, de Manon Hägler, jeune femme de 24 ans, hospitalisée à la Fondation de Nant dans le cadre d'un PLAFA (placement à fins d'assistance). 

Grâce à l'autopsie, des faits très graves ont été découverts et j'espère vivement que la justice pénale fournira des explications véridiques concernant l'origine de ces faits (dents cassées, marques sur le corps, etc).

Une étude récente signale de graves problèmes à la Fondation de Nant:

http://www.lematin.ch/suisse/fondation-nant-accusee-grave...

Ces graves manquements donneront-ils lieu à des sanctions, à des condamnations ou seront-ils ignorés ?

Je sais que d'autres personnes dans le canton de Vaud ont vécu des faits très graves, similaires (décès survenus alors que la jeune personne était hospitalisée) et que la justice pénale a classé l'affaire (non entrée en matière). J'espère vivement que cette fois la justice pénale fera son travail de manière sérieuse. Les parents et les familles des victimes ont le droit de connaître les faits exacts, dans des délais acceptables. Et si des erreurs ont eu lieu, il faudra les indiquer précisément, afin qu'un tel drame ne se reproduise pas. 

En attendant, j'envoie mes pensées émues à la famille de Manon et tout mon soutien dans cette épreuve dramatique. Et vous remercie très vivement pour vos démarches et votre courage.  

Si des personnes ont vécu des situations semblables, merci de publier votre témoignage au-bas de cet article (click sur commentaires) ou de prendre contact avec un journaliste. Il est urgent que les citoyens obtiennent un meilleur soutien et un travail plus efficace des services publics suite à de tels drames. Meilleures salutations. 

04/01/2015

PLACES DE FORCE DANS UN EMS (CANTON DE VAUD).

Bonjour,

Suite au placement forcé de Mme Rita Rosenstiel dans un EMS par la justice de paix du District de Morges, alors que cette femme arrivait à vivre seule dans son appartement, mais avait quelques difficultés financières, la Télévision Suisse Romande a effectué une enquête. Excellente nouvelle. Merci beaucoup.  

L’ÉMISSION  TEMPS PRÉSENT - 08 janvier 2015, 20 h.10 -TÉLÉVISION SUISSE ROMANDE présente le reportage "Placés de force".

Je vous conseille très vivement de suivre cette affaire consternante. J'avais déjà écrit un article sur ce blog le 11 mai 2014. Une recherche Google avec les mots "révolte d'une nonagénaire" vous permettra de retrouver cet article et les commentaires reçus. 

J'espère que ce système des placements forcés sera aboli en 2015 ... Merci d'avance pour vos commentaires. Meilleures salutations.

Voilà le lien permettant de visualiser ce reportage effrayant:

 

http://www.rts.ch/emissions/temps-present/societe-moeurs/...

Je me demande à qui profitent ces placements forcés, sur le plan économique, de vielles dames en bonne santé qui pourraient rester dans leur appartement en recevant une aide financière chaque mois, beaucoup moins élevée que les frais mensuels d'un EMS. Merci d'avance si vous connaissez la réponse à ma question.

Texte ajouté le 13 janvier 2015: Ces méthodes ressemblent à des prises d'otage. En EMS, ces dames âgées perdent leurs forces, car elles ne font plus leurs courses, ni leurs repas. Elles marchent beaucoup moins et font moins de rencontres. La nourriture de l'EMS ne leur convient pas. Le fait de côtoyer des personnes beaucoup plus gravement atteintes dans leur santé les déprime. Le fait de se retrouver subitement en EMS les déprime naturellement aussi (fait accompli, injustice incompréhensible). 

Texte du 14 janvier 2015: Je lis une information très importante parue ce jour dans le journal 24 Heures. Grâce aux démarches de Mme Bula, avocate de Mme Rosenstiel, les personnes soumises à un placement forcé auront droit à un avocat de la même manière que les personnes mises en détention. Cette mesure est prise dans le canton de Vaud, mais j'espère qu'elle sera adoptée également dans les autres cantons suisses. Merci très vivement Mme Bula pour votre soutien à Mme Rosenstiel et votre engagement dans cette affaire. Voilà le lien concernant l'article de ce jour:

http://www.24heures.ch/vaud-regions/avocat-personnes-plafa/story/24256007  

Texte ajouté le 14 janvier 2015: J'apprends qu'une plainte pénale a été déposée contre le curateur de Mme Rosenstiel pour gestion déloyale. Très bonne nouvelle. Voir le  lien:

http://www.24heures.ch/vaud-regions/rita-rosenstiel-appel-justice-penale/story/18935247 

Texte ajouté le 11 mars 2017: Mme Dorothea Viehl a publié une lettre de lectrice dans le journal 24 Heures du 11 mars 2017. Elle nous annonce que la plainte pénale déposée contre le curateur dans cette affaire n'est toujours pas traitée ... Et que Mme Rosenstiel attend toujours une solution à ses problèmes et qu'on lui rende justice. Mon commentaire: Merci d'avance à ceux qui pourront aider Mme Rosenstiel, en lui rendant visite et/ou en lui faisant un don.