21/06/2018

Après les Panama Papers, en Suisse rien n'a changé !!!

Bonjour,

Un article de 2 pages publié ce 21 juin 2018 par le journal 24 Heures nous explique que plus d'un million de documents, créés après le scandale et provenant de chez Mossack-Fonseca, ont à nouveau été envoyés ces derniers temps au journal allemand Süddeutsche Zeitung. Journal ayant déjà reçu des millions de documents en 2015. Cet article n'étant pas disponible gratuitement sur le site de 24 Heures, voilà un article canadien:

http://www.sympatico.ca/actualites/nouvelles/internationa...

L'article publié par 24 Heures nous apprend qu'en fait en Suisse rien n'a changé après les premières révélations des Panama Papers (printemps 2016). Les avocats et les financiers suisses ont simplement déplacé les sociétés Offshore qu'ils gèrent chez les concurrents de Mossack-Fonseca ! Le cas d'un avocat genevois réputé est cité dans l'article. Je vous en conseille vivement la lecture.

Ce qui est anormal: les Autorités suisses n'arrêtent pas de nous faire croire que suite aux Panama Papers les contrôles sont plus sévères, etc, etc. Que certaines lois ont été modifiées et que la FINMA agit ! 

La Suisse fait partie d'organisations telles que le GAFI (Groupe d'action financière) ou l'OCDE qui lutte contre la corruption et le blanchiment d'argent, mais il s'agit à mon avis d'un double jeu. Les Autorités et les politiciens suisses essaient toujours de faire croire partout que la Suisse est un pays modèle, humanitaire et éthique (côté pile de la médaille), mais en réalité personne n'agit en Suisse pour que ces tricheries cessent. Elles profitent naturellement aux citoyens les plus riches, au détriment des autres citoyens. Le laxisme et l'opacité ont toujours la belle vie sur le sol hélvétique (côté obscur et secret de la médaille). 

A part le fisc en Suisse, ce double jeu suisse pénalise aussi très gravement les finances de très nombreux pays. Il faut savoir que lorsqu'une importante affaire financière est découverte, à n'importe quel point du globe, on constate que 80% des fonds cachés ont transité par la Suisse ou sont gérés par des avocats et des financiers basés en Suisse ou se trouvent en Suisse. Montants non déclarés au fisc.

Que faut-il entreprendre pour que cela cesse ? Qui va avoir le courage en Suisse de voter des lois éthiques et, surtout, de les faire appliquer ? Ou alors un pays étranger va-t-il devoir déposer une plainte contre la Suisse ?

J'espère aussi que les organisations telles que le GAFI et l'OCDE prendront des mesures. Liste noire ? Si ces organisations ne réagissent pas, alors elles ne seront plus crédibles. 

Merci d'avance pour vos commentaires.

Merci de diffuser ce message, en Suisse et à l'étranger.

Meilleures salutations.

 

17/04/2016

Panama papers: En suisse, aucuns citoyens fraudeurs ? Pourquoi ?

Bonjour,

Suite aux Panama papers, de nombreux noms de fraudeurs ont été publiés. Cela a provoqué la démission d'un ministre en Espagne et d'un autre ministre en Islande, par exemple. 

Et en Suisse, pourquoi les noms des citoyens fraudeurs ne sont-ils pas publiés ? 

En Suisse, la transparence est systématiquement remplacée par une opacité notoire. Raison pour la laquelle l'ONG Tax justice network place la Suisse en tête du classement de l'opacité financière. Voir à ce sujet l'article du journal Le Temps publié en novembre 2015: 

http://www.letemps.ch/economie/2015/11/02/suisse-reste-bo...

Les journalistes suisses ayant participé aux investigations dans le cadre des Panama papers sont-ils censurés ? Si oui, par qui ?

Il est urgent que les noms des fraudeurs suisses soient publiés. Et si des politiciens sont concernés, qu'ils démissionnent. Comme dans les autres pays.

Merci d'avance aux journalistes qui m'expliqueront pour quelles raisons les noms des fraudeurs suisses ne sont pas publiés.

Seconde question: La FINMA, organe de surveillance des activité financières en Suisse, dirigée par un ex-banquier d'UBS M. Mark Branson, ne pouvait ignorer l'existence des sociétés offshore créées par les banques suisses et par les intermédiaires financiers (avocats, fiduciaires). La FINMA n'a-t-elle pas averti le fisc suisse ? Les responsables du fisc dans les cantons suisses et au niveau fédéral ignoraient-ils l'existence des sociétés offshore ? Pour quelles raisons aucunes investigations n'ont-elles été effectuées ces dernières années par le fisc des cantons et de la Confédération pour découvrir les fraudeurs suisses du fisc ?

Troisième question: Certains citoyens suisses fraudeurs bénéficient-ils de privilèges fiscaux tenus secrets ?

Merci d'avance aux personnes qui me fourniront des explications claires à ce sujet.

Merci également pour les commentaires des internautes qui seront publiés au bas de cet article. Meilleures salutations. 

09/04/2016

Panama papers: Révélations pour les citoyens suisses.

Bonjour,

Les Panama papers sont particulièrement intéressants, car ils vont permettre aux citoyens suisses de comprendre des faits, tenus bien secrets, dont les services publics connaissaient l'existence. En particulier le fisc et la justice des cantons suisses et de la Confédération. Et la FINMA, autorité de surveillance ... Voilà quelques exemples intéressants.

1. Interview de Me Canonica, avocat genevois et ancien bâtonnier, par Darius Rochebin.

Me Canonica explique qu’à l’époque tout était légal. Et que la création de sociétés offshore était une activité florissante à Genève après l’arrivée au pouvoir en France de François Mitterand en 1981 (guerre froide, peur du communisme). Les services publics ne l'ignoraient donc pas. 

Me Canonica dit plusieurs fois qu’aujourd’hui les choses ont changé. Il confirme qu’aujourd’hui ce n’est plus possible (sans expliquer pourquoi), en se gardant bien d’indiquer si cela est légal ou pas.

A mon avis, les choses n’ont pas vraiment changé et la création de sociétés offshore est toujours d'actualité ! Ce que montrent justement les Panama papers, car les découvertes sont récentes et les sociétés découvertes existent toujours. Me Canonica essaie de protéger ses amis avocats, en particulier Me Marc Bonnant, et peut-être l’activité qu’il pratique lui aussi ! Dommage que Darius Rochebin n'ait pas demandé à Me Canonica s'il créait lui aussi des sociétés offshore ...

Voilà la vidéo : http://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/panama-papers-entre...

Merci d’avance pour vos commentaires concernant cette interview.

 

2. Déclarations de M. Ueli Maurer, Ministre suisse des finances, parti UDC. 

Je n'ai pas cru mes yeux en lisant dans la presse que M. Ueli Maurer, Conseiller fédéral et Ministre des finances, soutient les sociétés offshore. Je sais que M. Maurer est un politicien très à droite (UDC), mais je viens de découvrir avec consternation ses pensées fiscales. Voilà l'article: 

http://www.lematin.ch/suisse/ueli-maurer-defend-placement...

M. Ueli Maurer ne peut ignorer que la FINMA n'a pas fait son travail, à savoir le contrôle des activités des avocats et des fiduciaires agissant dans le domaine des sociétés offshore et comme intermédiaires financiers. Il comprend aussi que le fisc suisse et celui des cantons n'a pas effectué de contrôles sérieux, ce qui permet aux riches citoyens vivant en Suisse de facilement frauder le fisc. Ces sociétés offshore, créées avec l'aide d'avocats suisses, grugent aussi le fisc de nombreux autres pays. Le Ministre des finances n'est pas du tout choqué par la situation. Bien au contraire. 

Les citoyens suisses viennent donc d'apprendre qu'il existe depuis longtemps des "possibilités fiscales" uniquement pour les riches. On comprend aussi que le Ministre des finances ne va pas agir contre les fraudeurs du fisc suisse et que par conséquent les lois suisses ne seront pas appliquées. Une fois de plus ... Ce qui va naturellement encourager les fraudeurs et encore creuser les inégalités.

On nous fait croire dans de nombreux domaines qu'il existe des contrôles, réalisés par les services publics, et que les choses s'améliorent, mais la réalité que l'on découvre (sans l'aide des services publics ...) nous montre exactement le contraire. 

J'attends avec impatience de nouvelles révélations ... en Suisse. J'espère que les journalistes ou d'autres personnes expliqueront très clairement ce qui est légal en Suisse et ce qui ne l'est pas suite aux révélations des journalistes dans l'affaire "Panama papers". Journalistes efficaces que je remercie très vivement pour leur travail et leurs révélations. 

 

3. Le Bâtonnier genevois minimise la situation et les risques encourus par les avocats. 

Voilà l'article publié le 15 avril 2016: 

http://www.tdg.ch/economie/argentfinances/firmes-offshore...

Dans cet article, un fait très important est indiqué par l'avocat Pietro Sansonetti, expert fiscal et ex-directeur à l'Administration fiscale du canton de Genève: Lorsqu'un avocat suisse intervient comme administrateur d'une société, il n'agit plus dans le cadre de l'activité typique de l'avocat et ne peut plus se prévaloir du secret professionnel. En plus, dans ce cas l'avocat est soumis aux lois des intermédiaires financiers et doit déclarer ses soupçons de blanchiment aux Autorités compétentes. Les avocats savent donc qu'ils courent des risques. Tant mieux. 

 

Petit à petit on commence à mieux comprendre la situation.  

Merci d'avance pour vos commentaires. Meilleures salutations.