28/04/2017

La prison en Suisse - Un état des lieux, livre de M. Daniel Fink.

Bonjour,

M. Daniel Fink, chargé de cours depuis 2011 à l’Université de Lausanne en statistique de la criminalité et depuis 2014 également à l’Université de Lucerne, vient d'écrire ce livre de 136 pages, faisant partie de la Collection Le savoir suisse, publié en avril 2017 par les Presses polytechniques et universitaires romandes (PPUR), Lausanne, 17.50 CHF.

Excellente initiative et je conseille à tout citoyen désirant en savoir plus concernant le système carcéral suisse et son évolution de lire ce livre. M. Fink se base sur des statistiques souvent difficiles à obtenir. Ce chercheur fournit des explications et des chiffres, mais peu de critiques et c'est bien dommage.

Il faudrait tout-de-même savoir pour quelles raisons des chiffres simples, comme par exemple le nombre de personnes incarcérées dans chaque prison suisse ou placées dans les hôpitaux psychiatriques ne sont pas tous disponibles, alors que les moyens informatiques existent depuis plus de 30 ans et permettent facilement de gérer ces informations.

Cet ouvrage explique aussi que la Suisse romande est souvent en retard sur la Suisse allemande. Les cantons de Genève et Vaud sont souvent cités par l'auteur.

Par exemple, la surpopulation dans les prisons de Suisse romande générant plus de violence dans les prisons, d'automutilations et de suicides.  

Au début de ma lecture, j'ai sursauté car l'article 8 de la Constitution fédérale est cité, soit: "Tous les êtres humains sont égaux devant la loi". L'auteur ne commente pas cet article fondamental, mais théorique, ne correspondant pas du tout à la pratique. J'ai justement créé ce blog "égalité des citoyens face aux lois", car ce principe est systématiquement ignoré.

Les lacunes les plus graves du système judiciaire suisse ne sont donc pas abordées par cet auteur, à savoir les erreurs judiciaires permettant aux juges de condamner des personnes à des peines de prison sans détenir les preuves de leurs actes ou en ayant modifié ou ignoré certaines preuves. 

Cela concerne par exemple François Légeret condamné dans le canton de Vaud. Voir le livre du journaliste d'investigation Jacques Secretan "L'affaire Légeret: Un assassin imaginaire", mai 2016, éditions Mon Village, 15.- CHF. A ce jour, fin avril 2017, François Légeret est incarcéré depuis plus de 11 ans.

Ou l'histoire de Salah Banna, condamné à Genève. Voir le livre de Pierre Vassalli "Viol, hypnose et justice - Une déroute judiciaire suisse", Editions Slatkine, 2016. Salah Banna est incarcéré depuis le 27 août 1998 ...

Il existe certainement beaucoup d'autres cas d'erreurs judiciaires ayant soit donné lieu à des incarcérations, soit à des condamnations à des peines pécuniaires, avec ou sans sursis. J'en ai aussi fait l'expérience (canton de Vaud).

Ayant annoncé mes soupçons de corruption en août 2007, j'ai été condamnée pour diffamation le 23.9.2010 par le juge Philippe Colelough (Tribunal de police de Lausanne). Il s'agit d'une erreur judiciaire intentionnelle. La copie du jugement pénal et des pièces pour preuves sont à votre disposition et seront envoyées sur demande, en m'envoyant un email à mh@herzoginfo.ch

J'avais déposé une plainte pénale le 13.10.2007, mais ma plainte a été classée par le juge d'instruction M. Stéphane Parrone (décision de non entrée en matière du 21.1.2008). Ce juge d'instruction n'a réalisé aucune instruction afin de protéger mon demi-frère (agent immobilier à Lausanne), mon ex-avocat (qui a fait de fausses déclarations en justice et a déposé une plainte pénale contre moi pour diffamation), et plusieurs experts-comptables diplômés ayant effectué de fausses estimations (biens immobiliers entiers non cités et non estimés). 

Les techniques utilisées par ces deux juges, puis par de nombreux autres procureurs et juges, ont permis de ne jamais condamner les auteurs des infractions pénales dont je me plains depuis octobre 2007. Il s'agit de dénis de justice. La corruption et d'autres infractions pénales ont été étouffées par le juge pénal Colelough, puis par tous les procureurs et juges afin de ne jamais condamner ces citoyens dominants.

Cette affaire financière, très simple à comprendre, apporte la preuve que l'article 8 de la Constitution fédérale, stipulant que tous les citoyens sont égaux devant la loi, a été totalement enfreint par les magistrats d'octobre 2007 à avril 2017.  

J'espère vivement que des chercheurs s'intéresseront aux très graves dérives du système judiciaire suisse et fourniront des statistiques et des réponses aux questions fondamentales suivantes:

1. Combien de personnes ont-elles été incarcérées sans preuves dans les cantons suisses entre 1980 et 2017 (erreurs judiciaires) ? 

 

2. Pendant combien d'années en moyenne ces personnes ont-elles été incarcérées, alors qu'elles auraient dû bénéficier du principe fondamental de la présomption d'innocence.

 

3. Au moment du jugement, quels étaient le sexe et l'âge moyen de ces personnes, incarcérées sans preuves ?

 

4. Combien de demandes de révision des jugements pénaux, prononcés en Suisse entre 1980 et 2017, ont été déposées ?

 

5. Combien de demandes de révisions ont été acceptées en Suisse de 1980 à 2017 ? 

 

6. Combien de personnes, ayant réalisé des infractions pénales graves poursuivies d'office, n'ont jamais été condamnées en Suisse, car la plainte pénale a simplement été classée (non entrée en matière, dénis de justice) ?

 

7. Quelles sont les sanctions quand des procureurs et/ou des juges condamnent un innocent ou ignorent le principe de la présomption d'innocence ?

 

8. Quelles sont les sanctions quand des procureurs ou des juges étouffent les infractions pénales réalisées par les citoyens dominants, intouchables ?

 

9. Quelles sont les sanctions quand les magistrats ne respectent pas les articles de la Constitution fédérale ? 

 

Cette liste de questions n'est pas exhaustive, mais montre que le livre de M. Fink est intéressant, mais ne répond pas aux questions les plus graves concernant les dérives du système judiciaire suisse. Je me demande quel(le) chercheur(se) osera aborder ces questions primordiales et espère un jour pouvoir lire les résultats de leurs recherches.

 

Naturellement, si le travail de l'institution judiciaire était sérieusement contrôlé, les erreurs judiciaires et les dénis de justice seraient moins fréquents. Merci de signer cette pétition et de la diffuser:

https://www.change.org/p/le-grand-conseil-des-cantons-sui...

Merci d'avance pour vos commentaires. Meilleures salutations.

 

02/05/2014

M. ADOBOLI EST EN PRISON. QU'EN EST-IL DES RESPONSABLES UBS ? SIGNEZ LA PETITION. MERCI.

Bonjour,

Un article paru le 1er mai 2014 sur le site de la Tribune de Genève nous apprend que le responsable du jeune trader Kweku Adoboli vient de recevoir une interdiction d'exercer son métier.

Cet homme, M. John Christopher Hughes, a reconnu être au courant des activités de M. Adoboli, dont il était le chef, mais il reçoit une condamnation vraiment légère, alors que le jeune trader a été condamné à sept ans de prison ferme en novembre 2012.

UBS avait perdu 2 milliards d'euros suite aux transactions effectuées par M. Adoboli. Je ne soutiens pas les actes de M. Adoboli, mais trouve totalement anormal qu'il ait été la seule personne condamnée dans cette affaire. Le fait d'être jeune et noir a permis de lui mettre toutes les responsabilités sur les épaules. Quelle honte.

Une nouvelle fois les responsables ne sont pas responsables ... Pourtant, dans ce cas, le Tribunal estime que M. Hughes aurait dû intervenir, mais ne le condamne pas de façon sérieuse. Injustice vraiment incompréhensible.

Voilà l'article paru le 1er mai: http://www.tdg.ch/economie/extrader-ubs-collegue-dadoboli-nosera-exercer/story/21183175  (Recherche avec TDG Adoboli Hughes ubs)

Que faut-il entreprendre pour aider M. Adoboli ?

Merci d'avance pour vos idées et vos commentaires.

Meilleures salutations.

Pour agir, je viens de créer une pétition sur le site Avaaz qui demande à la Cour Européenne des Droits de l'Homme d'intervenir afin que M. Adoboli et les responsables UBS soient traités de manière juste. Merci de signer cette pétition. Voici le lien à utiliser:

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Cour_Europeenne_des_...

Merci de reprendre le lien ci-dessus par copier-coller. Puis de le transmettre à vos amis.

J'ai aussi créé une pétition demandant qu'en Suisse les juges soient sanctionnés quand ils n'appliquent pas les lois (voir le lien ci-dessous) et dans le cas de cette affaire, je pense que les juges anglais devraient aussi être sanctionnés suite aux peines tellement différentes infligées à M. Adoboli et à M. Hughes. 

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Mme_Simonetta_Sommar...

Merci de transmettre ce message à vos amis. Merci également pour vos commentaires. Meilleures salutations.

19/11/2013

Procès de Skander Vogt (novembre 2013, canton de Vaud )

Bonjour,

Mes très vives félicitations à sa soeur, Mme Senda Vogt, pour son combat, sa ténacité et son courage. En effet, suite au décès de Skander Vogt en mars 2010, la justice vaudoise ne voulait pas traiter cette affaire. Il a fallu que Mme Senda Vogt se batte pour obtenir une décision du Tribunal Fédéral ... Le procès a donc lieu dans la région lausannoise et dure 4 semaines.

Je ne vais pas commenter ici les faits ayant lieu pendant ce procès, car des articles de presse existent déjà à ce sujet dans les journaux de Suisse romande et sur les sites Web de ces journaux.

Il est très important de savoir que Skander Vogt a été condamné à 20 mois de prison, à l'âge de 20 ans, et qu'il est resté 10 ans en prison. Sans espoir de pouvoir sortir des quartiers de haute sécurité, il a mis le feu à son matelas et est mort dans sa cellule, personne ne l'ayant secouru à temps. D'où le procès en cours.

Lors de ce procès 9 personnes sont entendues. Ce sont les personnes qui étaient présentes ou qui ont pris des décisions pendant la nuit du drame. Je suis vraiment étonnée de constater que les personnes qui ont maintenu Skander Vogt en prison pendant 8 ans, alors qu'il avait purgé sa peine de 20 mois, ne soient pas entendues pendant ce procès ... Elles ont forcément une responsabilité dans cette affaire.

D'autre part, de nombreuses personnes ont pris connaissance de la situation de Skander Vogt pendant ces 8 années, mais personne n'a eu le courage d'alerter les médias ou les citoyens concernant cette injustice, de peur de recevoir des représailles.

La Suisse a signé la Convention Européenne des Droits de l'Homme (CEDH), mais cet exemple montre que les articles de la CEDH ne sont pas appliqués. Je vous conseille vivement de faire une recherche Google et de lire le contenu des articles de la CEDH.

Je me demande combien d'autres détenus sont toujours en prison en Suisse après avoir purgé entièrement leur peine ... Vraiment très inquiétant. Merci d'avance à la personne qui pourra me fournir des informations à ce sujet.

Notre démocratie ressemble fort à celle de la Russie. Quand des faits identiques ont lieu en Russie, les citoyens suisses sont offusqués. Quand ces faits ont lieu en Suisse, une majorité des commentaires publiés par les internautes estiment qu'il n'y a rien de choquant, car il faut en premier lieu protéger la population. Pourtant Skander Vogt n'était pas violent sur le plan physique. Naturellement, après 10 ans d'injustices, il était devenu violent sur le plan verbal. Normal.

Il faut aussi savoir que des citoyens ayant réalisé des actes beaucoup plus graves que ceux effectués par Skander Vogt ne font pas un seul jour de prison (condamnation avec sursis). Et que certains détenus dangereux sont libérés sans surveillance sérieuse, bien avant la fin de leur peine. Il n'existe aucune logique dans tout cela. Je me demande sur quelle base ces décisions sont prises. Il semble tout-de-même que les pauvres ont plus de difficultés à sortir de prison que les riches.

Merci pour vos commentaires (courts et respectueux de la Charte).