03/02/2019

Cantons de Genève et Vaud: Demandes de récusation des procureurs.

Bonjour,

Il est intéressant de constater que dans deux grandes affaires ayant lieu actuellement soit à Genève, soit dans le canton de Vaud des demandes de récusation du procureur ont été déposées.

Pierre Maudet a déposé une demande de récusation à mi-janvier 2019. Voilà le lien:

https://www.letemps.ch/suisse/pierre-maudet-demande-recus...

 

Dans l'affaire vaudoise Orllati/Nicod la demande de récusation du procureur Christian Buffat a été acceptée. Voilà cet article:

https://www.lematin.ch/suisse/recours-recusation-procureu...

 

Dans cet article, le procureur général du canton de Vaud, Eric Cottier, indique que seules 5% des demandes de récusation sont acceptées. Et que ces demandes sont peu nombreuses 30 à 40 par année sur 22000 enquêtes réalisées par le Ministère Public vaudois.

Ce chiffre de 30 à 40 demandes de récusation m'étonne car j'ai étudié quelques affaires vaudoises et dans la majorité de ces affaires des demandes de récusation d'un procureur ont été faites. Elles ont chaque fois été rejetées. Mais ce n'est pas le point le plus important.

Les questions primordiales que je me pose sont celles-ci: Quelles sont les sanctions pour les procureurs récusés, car s'ils sont récusés cela signifie qu'ils ont commis des erreurs importantes. 

Combien de fois un procureur peut-il être récusé ? Doit-il ensuite démissionner après X demandes de récusation acceptées ?

Sur les 22000 enquêtes, il existe forcément d'autres erreurs car les très graves dysfonctionnements de certains procureurs vaudois sont prouvés. Certains procureurs ne recherchent pas la vérité, ne convoquent pas les témoins, n'appliquent pas les lois, condamnent la victime au lieu de condamner l'auteur des infractions pénales (c'est très fréquent ...), etc, etc.

Autres questions fondamentales: Quand donc les procureurs qui ne font pas leur travail correctement seront-ils condamnés ? Et par qui ? Sur ces 22000 enquêtes combien de procureurs ont-ils été condamnés dans le canton de Vaud ?

Merci à un journaliste de poser ces questions aux procureurs généraux Olivier Jornot et Eric Cottier et de nous informer.

Autre question: Pourquoi les Députés du Grand Conseil qui ont été alertés depuis des années des dysfonctionnements dramatiques du pouvoir judiciaire (ils ont reçu les très nombreuses plaintes des citoyens et les pétitions) ne réagissent-ils jamais afin de sanctionner les magistrats ?

Je vous remercie de signer cette pétition réclamant un contrôle sérieux et efficace du travail du pouvoir judiciaire. Voilà le lien:

https://www.change.org/p/le-grand-conseil-des-cantons-sui...

Si rien n'est entrepris et aucune procédure mise en place pour pouvoir condamner les magistrats, alors je pense qu'il faudra créer des jurys de citoyens.

Merci de diffuser cet article à vos amis.

Merci d'avance pour vos commentaires.

Meilleures salutations.

21/01/2019

Canton de Vaud: La procureure Mme Masson n'est pas condamnée ... par ses chefs !

Bonjour,

Voilà l’article consternant publié le 10 janvier 2019 sur le site du Matin :

https://www.lematin.ch/faits-divers/tentative-menaces-pro...

Cet article dit bien que pour des raisons évidentes l’instruction a été effectuée par un procureur du canton de Neuchâtel. Ce procureur indépendant a condamné Mme Masson qui ensuite a fait appel.

Mais ensuite, Oh Miracle, la cause a été jugée dans le canton de Vaud par les chefs de Mme Camilla Masson et cette procureure n'a pas été condamnée !

Normalement les magistrats doivent se récuser quand ils n'ont pas l'indépendance nécessaire pour traiter une affaire. Mais dans le canton de Vaud ils (ou elles) ne se récusent jamais spontanément. Et si vous demandez la récusation d'un magistrat en ayant de très bonnes raisons, eh bien votre demande sera en général refusée. Il serait intéressant de savoir combien de demandes de récusation ont été déposées dans le canton de Vaud ces derniers dix ans par exemple et combien de demandes ont été acceptées ...

Je me demande si, suite à cette affaire vraiment anormale, des politiciens vaudois ou une Autorité vont s'offusquer. Probablement que personne ne réagira sous prétexte de la séparation des pouvoirs, excuse bien pratique permettant aux politiciens de dormir sur leurs deux oreilles.

Il devient de plus en plus urgent de sanctionner sévèrement les magistrats qui n'appliquent pas les lois, qui accordent des privilèges ou qui favorisent le copinage. Mais qui va le faire ? La création de jurys de citoyens est certainement la seule solution permettant rapidement d'obtenir des changements. A ce propos voir les articles de ce blog parlant de la séparation des pouvoirs et des jurys de citoyens. Par exemple:

http://egalitedescitoyens.blog.tdg.ch/archive/2018/07/06/...

Merci de diffuser ce message aux citoyens qui s’inquiètent des très graves dysfonctionnements du pouvoir judiciaire vaudois. 

Merci d'avance pour vos commentaires. Meilleures salutations.

02/07/2017

Conflit d'intérêts au Ministère Public de la Confédération. Et problème de récusation !

Bonjour,

Les journalistes Catherine Boss et Christian Brönnimann publient un article très intéressant à la page 5 du Matin-Dimanche du 2 juillet 2017. Ils expliquent comment un conflit d'intérêt a eu lieu au MPC. 

L'affaire impliquait un présumé chef mafieux russe pour soupçons de blanchiment d'argent et un avocat zurichois ayant été élu quelques années auparavant au sein de l'Autorité de surveillance du MPC. Et y siégeant toujours en 2013.

L'avocat zurichois censé surveiller le bon fonctionnement du MPC a été interrogé par un procureur fédéral le 24 juillet 2013 dans les locaux du MPC.

Une banque était aussi impliquée dans cette affaire. En plus, l'avocat zurichois était cadre de cette banque jusqu'en 2012.

L'affaire avait été rapidement classée par le MPC. Pour plus de détails je vous conseille de lire l'article publié dans Le Matin-Dimanche. 

Cet article explique que le Département fédéral des finances a également mené une enquête concernant cette affaire. Une ordonnance pénale administrative datée du 23 février 2015 signale de graves manquements et que toute une série d'éléments aurait dû éveiller les soupçons.

Dans ces circonstances, il est difficile de comprendre pourquoi Michael Lauber, procureur général de la Confédération, n'a pas fait appel à un procureur spécial afin d'éviter ce conflit d'intérêt. 

Le MPC et le juge fédéral Niklaus Oberholzer minimisent ce conflit d'intérêt évident. Mais disent que la prochaine fois ils seront plus prudents. Cette affaire n'est pas terminée. Un procès concernant les Russes impliqués aura lieu cet automne à Madrid.

L'article de ces deux journalistes fournit l'avis de l'expert Christof Riedo, Professeur de droit pénal et de procédure pénale à l'Université de Fribourg. Il répond à plusieurs questions concernant ce conflit d'intérêt et conclut en disant "On ne peut pas laisser le doute s'installer. La simple possibilité que le MPC ait pu traiter une personne d'une façon plus clémente n'est pas acceptable". 

A mon avis, cette affaire montre aussi que les procureurs ne se récusent jamais spontanément même quand ils savent pertinemment qu'il existe un conflit d'intérêt. Un procureur fédéral devrait montrer l'exemple en se récusant immédiatement dans une telle situation, mais ce n'est pas le cas.  

Dans cette affaire, si le procureur fédéral en charge de l'enquête s'était récusé le problème du conflit d'intérêt aurait pu être résolu. 

Dans le canton de Vaud, de nombreuses victimes sont confrontées à ce problème de récusation. Les demandes de récusation pourtant motivées et apportant les preuves d'un conflit d'intérêt sont systématiquement rejetées par les juges du Tribunal cantonal, car eux-mêmes ne se récusent pas non plus. Il est ensuite inutile de faire recours au niveau fédéral, car les juges fédéraux ne se récusent pas non plus. 

Il est urgent que les magistrats qui ne se récusent pas spontanément et immédiatement quand les conditions de la récusation sont remplies et prouvées soient sanctionnés.

Merci d'avance pour vos commentaires. Meilleures salutations.