07/03/2018

Quand donc le canton de Vaud sera-t-il une démocratie ?

Bonjour,

Ce 7 mars 2018 le journal 24 Heures publie un article concernant l'affaire fiscale de M. Broulis débattue hier au Grand Conseil par les Députés vaudois. Le journaliste M. Maendly a interrogé Mme Sandrine Baume, Professeure de Droit à l'Université de Lausanne, qui déclare: "La transparence distingue une démocratie d'un régime autoritaire". Je suis naturellement ravie de lire cela. Merci Madame.

Dans l'affaire financière que je dénonce depuis 2007 aux magistrats vaudois, puis au fisc, il est impossible d'obtenir que les pièces comptables cachées depuis 2003 soient réclamées par les procureurs vaudois, par les juges et par les fonctionnaires. Par exemple le fisc vaudois. Sans rechercher la vérité et sans la détenir, des décisions sont tout-de-même prises ! L'opacité est soigneusement protégée par tous ces fonctionnaires vaudois. Il s'agit d'un PIEGE dont il est impossible de sortir car les décisions prises sont ensuite impossibles à faire corriger. Je ne suis pas la seule vaudoise à faire ce genre d'expérience.

Hier j'étais convoquée à une audience au Tribunal d'arrondissement de l'est vaudois. Avant cette audience j'ai écrit au Tribunal pour savoir si cette audience était publique et si un procès-verbal serait établi. Aucune réponse reçue.

Au début de l'audience j'ai demandé au Président si un procès-verbal serait réalisé. Il m'a répondu par l'affirmative en me disant que tous les échanges ne seront pas protocolés. J'ai ensuite réclamé la réquisition de 12 pièces. Le Président a refusé ma demande sans me fournir de raisons compréhensibles. La recherche de la vérité n'est donc pas une priorité. 

Il faut savoir que ce même Président avait déjà refusé ma demande de deux pièces requises faite le 28 septembre 2013. Etant donné qu'aucune recherche de la vérité n'a été réalisée depuis nous sommes toujours dans la même situation le 6 mars 2018 ... J'estime qu'il s'agit d'un déni de justice et de retard injustifié (plusieurs années ...). Ce retard est dû au refus de rechercher la vérité.

De plus je trouve anormal que les magistrats ne se récusent jamais spontanément. Ce magistrat ayant pris une décision contraire à la loi en novembre 2013, sans détenir la vérité, ne va certainement pas changer d'avis en mars 2018.

A la fin de l'audience, quand j'ai réclamé le procès-verbal, le Président m'a dit que je le recevrai avec la décision. On ne peut donc ni lire le PV, ni le faire corriger si nécessaire, ni le signer.

Une fois de plus les pièces requises ne seront pas réclamées et une décision va être prise. Je subis cela depuis mai 2007 ...

Dans une démocratie certaines Autorités surveillent efficacement le travail de la justice et des fonctionnaires. Dans le canton de Vaud ce n'est pas le cas car les Autorités de surveillance refusent d'agir en prétextant la séparation des pouvoirs. A mon avis, il est urgent de créer des systèmes efficaces de contrôles et que les plaintes des citoyens pour dénis de justice soient traitées de façon sérieuse.

Quand donc le canton de Vaud deviendra-t-il une démocratie ? Merci d'avance pour votre réponse et vos commentaires. Meilleures salutations.

PS: Je remercie les personnes subissant ce régime autoritaire vaudois de publier leurs témoignages, en créant un blog par exemple ou en utilisant les réseaux sociaux. Ou en écrivant un livre.