12/11/2018

Affaire Maudet: Journaliste de la RTS non protégée !

Bonsoir,

Beaucoup de personnes en Suisse romande constatent que les journalistes d'investigation disparaissent à vue d'oeil et que le 4e pouvoir, le pouvoir de la presse, ne remplit pas son rôle.

Voilà un article édifiant qui en explique les raisons:

https://lecourrier.ch/2018/11/11/enquetrice-sur-la-touche/

On comprend donc que les politiciens sont devenus si puissants qu'ils arrivent même à intervenir auprès de la RTS. Et que les dirigeants de la RTS ne protègent plus les quelques journalistes ayant encore le courage de faire des investigations et de publier les résultats de leurs découvertes.

Heureusement, le journal Le Courrier ose encore dénoncer cette affaire.

J'espère vivement que la journaliste Laetitia Guinand pourra poursuivre ses investigations sans entraves et avec le soutien de la RTS. Affaire à suivre. Merci de nous tenir informés.

Le journaliste P. Rothenbuehler, dans son billet du 11.11.2018 publié dans le Matin Dimanche, s'offusquait que le groupe Tamedia puisse laisser la journaliste d'investigation Sophie Roselli quitter ses fonctions, alors qu'elle a reçu de nombreux prix. Elle vient en effet d'annoncer son changement d'activité, mais ne dit pas quelles en sont les raisons. Voilà un article à ce sujet:

https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/sophie-roselli-r...

Je me demande si les pressions ont également été trop fortes ? Dans quelques mois nous en saurons probablement un peu plus. 

Merci d'avance pour vos commentaires.

Meilleures salutations.

 

Mise à jour du 13 novembre 2018: Formidable ! Je viens de recevoir ce message d'un collaborateur de la RTS. Le lien fourni contient la lettre de démission de Mme Roselli et ses raisons. Je me doutais bien qu'il existait un problème avec Tamedia.

Bonjour Madame

Merci pour vos lignes ! En ce qui concerne la démission de Sophie Roselli, vous trouvez une éclairage publié par notre correspondant sur twitter :

https://twitter.com/MMeschenmoser/status/1034438638707335...

Mon message: Je souhaite vivement que Mme Roselli puisse poursuivre son activité de journaliste d'investigation et retrouve un nouvel emploi. Félicitations Madame pour votre travail. Bon vent pour la suite de votre carrière.

28/02/2018

Berne: Une femme médecin licenciée abusivement obtient gain de cause !

Bonjour,

Il est tellement rare en Suisse qu'une employée licenciée abusivement obtienne gain de cause, surtout quand son employeur est puissant (dans cette affaire un hôpital), que cela mérite un article sur mon blog.

Voilà le lien du reportage de la RTS:

https://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/une-medecin-obtien...

Pour obtenir ce jugement cette femme médecin, Mme Nathalie Urwyler, a tout-de-même dû réaliser un combat pendant 3 ans. L'hôpital bernois peut encore faire recours contre ce jugement qui offre la possibilité à Mme Urwyler de retrouver son travail à Berne tout en étant indemnisée pour le préjudice subi.

J'espère que cet exemple ouvrira la voie et permettra aux femmes de ne plus être licenciées abusivement, en particulier quand elles sont enceinte ou quand elles se plaignent de leurs conditions de travail.

Avec mes vives félicitations à Mme Nathalie Urwyler.

Merci d'avance pour vos commentaires. Meilleures salutations.

22/10/2017

Emission INFRAROUGE du 18.10.2017: Affaire Weinstein - la fin de l'omerta ?

Bonjour,

Cette émission INFRAROUGE sur le harcèlement sexuel en Suisse était très intéressante et je vous conseille vivement d'en prendre connaissance. Voilà le lien:

http://www.rts.ch/play/tv/emission/infrarouge?id=404386&a...

Mais j'ai constaté que les trois avocats présents sur le plateau de l'émission (Lorella Bertani, Anne Reiser et Marc Bonnant), pourtant tous genevois et très expérimentés, n'ont pas évoqué le très grave problème subi par les victimes ayant le courage, en Suisse et à Genève, de se plaindre auprès de la "justice".

En effet, en Suisse huit plaintes pour harcèlement sexuel sur dix sont rejetées par la "justice" d'après l'étude réalisée par Mme Karine Lempen, Professeure de droit à l'Université de Genève. Voir l'article suivant de ce blog, daté du 19.10.2017.

Me Marc Bonnant ne peut l'ignorer car il est avocat à Genève depuis de très nombreuses années, a été Bâtonnier de l'Ordre des avocats genevois à 41 ans et en 2015 il était membre du Conseil Supérieur de la Magistrature du canton de Genève. Ce Conseil devrait vérifier que l'institution judiciaire genevoise effectue son travail sérieusement et applique les lois. Les décisions prises de manière arbitraire devraient être sanctionnées. Manifestement, ce n'est pas le cas. La situation est identique dans les autres cantons romands: il n'existe aucun contrôle efficace et indépendant du système judiciaire.

A mon avis la fin de l'omerta ne doit pas seulement concerner les victimes de harcèlement sexuel qui se taisent, mais devrait aussi s'appliquer aux dérives de l'institution judiciaire dans les cantons romands.

Si l'institution judiciaire n'applique pas les lois et prend des décisions arbitraires (en général sans rechercher la vérité, en ignorant les faits, en n'appliquant pas les lois et en protégeant les citoyens dominants), il est alors totalement inutile que les victimes de harcèlement sexuel déposent une plainte.

Cet aspect n'a pas été soulevé de façon assez énergique dans l'émission Infrarouge. Merci d'avance, Mme Esther Mamarbachi, si vous pouviez réaliser une prochaine émission sur ce sujet: Les décisions judiciaires totalement arbitraires dans les cantons romands: la fin de l'omerta ?

Merci aux lecteurs de cet article pour vos commentaires qui seront publiés sur ce blog. Meilleures salutations.