Pour le bien des enfants lors des divorces: emploi de la méthode Cochem.

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Bonjour,

Les personnes qui suivent l'actualité dans les cantons romands ont souvent lu ou entendu qu'il existe de très graves problèmes dans les familles, souvent suite aux séparations ou divorces des parents. Ou suite aux violences conjugales. Et les enfants en subissent les conséquences, parfois de façon très grave (placement dans des foyers).

De très nombreux parents critiquent les expertises psychiatriques familiales, ordonnées par les juges du Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant, qu'ils ont du subir et les conclusions incompréhensibles de ces expertises. Cela envenime la situation plutôt que d'apporter de l'aide aux familles. Les délais sont également un sérieux problème, car souvent plusieurs années s'écoulent avant qu'une décision soit prise.

D'où cet article indiquant que des changements sont prévus à Genève:

https://www.ge.ch/document/revision-du-dispositif-protection-mineurs

D'où aussi l'émission Temps Présent du 30 janvier 2020 que je vous conseille très vivement d'écouter: 

https://www.rts.ch/play/tv/emission/temps-present?id=385293

Je suis très heureuse d'avoir appris, par cette émission, qu'en Allemagne, en Belgique et ailleurs une méthode totalement différente est utilisée: la méthode Cochem. Cette méthode n'utilise surtout pas les expertises psychiatriques, mais favorise la médiation afin que les parents reprennent le dialogue le plus vite possible et trouvent des solutions pour le bien de leurs enfants dans les meilleurs délais.

Bonne nouvelle: L'émission Temps Présent nous apprend que la méthode Cochem va être utilisée en Valais. Voilà un autre article à ce sujet:

https://www.rts.ch/info/regions/valais/10860001-le-valais-veut-mieux-proteger-les-enfants-en-cas-de-divorce-difficile.html

J'espère que cette méthode Cochem sera aussi implémentée dans les autres cantons de Suisse romande. J'ignore quelle est la situation dans les cantons suisses-allemands. Outre Sarine, cette méthode Cochem, d'origine allemande, est-elle déjà utilisée ? Merci aux personnes qui connaissent la situation en Suisse allemande de m'envoyer un commentaire sur mon blog.

Quand j'entends les déclarations de la juge du TPAE à Genève, dans l'émission Temps Présent, je pense que l'emploi de la méthode Cochem à Genève n'est pas pour demain ... Car cette méthode implique un total changement d'état d'esprit et l'abandon complet des expertises psychiatriques ... Cela impliquerait aussi d'admettre que les méthodes utilisées ces dernières années étaient abusives et non adaptées et il est très rare que des magistrats et des fonctionnaires admettent leurs erreurs.

Merci de diffuser cet article à vos amis, surtout s'ils vivent de telles situations.

Merci d'avance pour vos commentaires. Meilleures salutations.

Commentaires

  • Il faut vraiment changé tout ça, il y a trop des souffrance, des parents manipulateur, monteur, et des parents qui son même capable de maltraité ces propres enfants et acuse l'autre.... il y a aussi des enfants qui son victime des abusé.....

  • Après avoir entendu la Vice-Présidente du Tribunal de l'adulte et des enfants, je doute quelque peu de l'application de la méthode Cochem par la justice genevoise !

    Elle instaure une « coopération ordonnée » entre les différents professionnels impliqués dans la gestion du conflit familial, qu’il s’agisse des avocats, des juges, des psychologues ou encore des experts. Chaque professionnel a ainsi pour mission, dans l’intérêt supérieur de l’enfant, de s’investir et de participer de façon collégiale, et de la manière la plus constructive possible, à la résolution du conflit entre les parents. Dans cette démarche où chacun s’accorde sur le fait que les deux parents ont a priori des capacités éducatives et que les enfants ont le droit d’avoir un lien avec leurs deux parents, ces derniers sont responsabilisés en vue de trouver un accord pour le bien-être de l’enfant. Pour être efficace, cette méthode repose avant tout sur une attitude volontaire de tous les professionnels du divorce. En effet, toute initiative visant à mettre en place une « nouvelle méthode » de manière autoritaire, sans tenir compte de la bonne volonté des professionnels, serait en tout état de cause vouée à l’échec. Considérant que les conflits post-séparation sont préjudiciables aux enfants et à leur bien-être, il lui demande s’il serait possible de mettre en place des expérimentations de la méthode dite de Cochem dans des juridictions qui se prêteraient à l’expérience.

    Or, ce que le reportage a montré et expliqué, Genève ne réunirait pas toutes les parties pour donner la parole à chaque parent dans le but que ces derniers expliquent leurs ressentis vis-à-vis de la décision qu'ils ont choisi de prendre, puis ensuite de discuter quant aux relations futures parents/enfants comme c'est le cas de la dite méthode : la préférence étant celle de demander une expertise psychiatrique pour trouver des comportements qui ne correspondraient pas à ceux voulus par la justice.

    Et à la fin, les victimes sont les enfants qui restent les enfants des deux parties même divorcées !

  • A M.A: Merci pour votre commentaire. Je l'ai corrigé car vous répétiez 3 fois la même chose.

  • Dès le dépot de la demande, audition des enfants par des professionnels. La solution est dans la rapidité de l'action car plus les procédures s'éternisent plus les conflits apparaissent.

    Et surtout, arrêtons de faire croire au père qu'il payera moins de pensions s'il a la garde partielle de l'enfant! Il faut supprimer cette incitation nuisible en imposant de ne pas tenir compte des coûts de l'enfant chez le parent contributeur.

  • A Solution simple: merci pour votre commentaire. Je n'ai pas compris cette phrase: "en imposant de ne pas tenir compte des coûts de l'enfant chez le parent contributeur". Meilleures salutations.

  • Simple: actuellement, certains pères se battent pour avoir la garde partielle des enfants pour faire baisser le montant des pensions. C'est nuisible pour l'enfant. Il faut donc que le père paie une pension complète, qu'il héberge ou non l'enfant certains jours de la semaine.

    Aussi, ce ne sera pas un problème. Seuls les pères qui veulent vraiment passer du temps avec l'enfant demanderont la garde et la mère n'aura aucune raison (financière) de s'y opposer. Ils parleront alors intérêt de l'enfant et non pas pensions et argent...

  • Je ne comprendrai jamais les parents qui utilisent leurs enfants pour régler leurs comptes.
    Plus des personnes travaillent avec des enfants jeunes, plus ils ont besoin de diplômes. Mais pour être parents, RIEN n'est demandé. Résultat: même les imbéciles se multiplient, puis se déchirent et ce sont les enfants qui trinquent.

    Il serait temps de délivrer des permis de procréer. Certains parents font plus de dégâts que des conducteurs automobiles. Cela résoudrait le problème de la surpopulation.

  • @ Daniel : permis de procréer et encore quoi ?

    Ce n'est pas parce que des parents se déchirent face aux divorces qu'ils seraient dans l'incapacité de s'occuper de leurs enfants !

    Les divorces conflictuels ne sont pas majoritaires fort heureusement, seule une minorité de couples sont concernés.

    Un accompagnement oui, telle que la méthode Cochen permettant aux parties de pouvoir - en toute liberté - exprimer leurs ressentis au lieu de "les condamner" à une décision judiciaire telle que la séparation d'avec leurs enfants qui ne sont pas responsables de la mésentente de leurs parents.

    Il faut aussi savoir que de nombreux couples ne "veulent" pas d'enfants pour des raisons qui leurs sont propres !

  • @M.A je ne souhaite pas que mes impôts servent à cocooner des parents incapables de parler entre eux à cause de blessures narcissiques.

    N'introduisez pas un nouveau marché du social; ils ont déjà tout casser dans notre société à l'agonie.

  • A Daniel: Merci pour votre commentaire. Pour savoir si une personne est apte à élever un enfant il faut déjà commencer par en avoir un. A ce stade, certaines personnes découvrent quelles n'ont pas l'instinct maternel ou paternel ... ni la patience et l'énergie qu'il faut. On voit aussi que des personnes que l'on ne pensait pas capables d'élever un enfant y arrivent très bien. Tout est une affaire d'Amour avec A et non une affaire de permis de procréer !

  • @ Maman séparée : je pense que vous n'avez pas bien compris mon message concernant la médiation lors d'un divorce.

    Se mettre autour d'une table et parler en toute franchise permet d'aplanir certaines difficultés et particulièrement pour les enfants : son coût ne doit être en aucun cas un "FREIN" à une médiation.

    Vous devez savoir qu'en tant que "maman séparée" vous pouvez très bien la demander par avocat interposé ou en vous adressant directement au Juge et je pense que ce dernier appréciera votre démarche.

    Ainsi, vous montrerez votre volonté de régler une séparation voire un divorce sans user d'une longue et coûteuse procédure, en respectant le bien être de toutes les parties, soit vos enfants en premier lieu, votre futur ex-conjoint et vous même !

    Je l'écris en tant que secrétaire d'avocats retraitée !

  • Il est intéressant de signaler que déjà en 1982, dans le cadre des Foyers de Gilly, (FOJ) une équipe pluridisciplinaire dont je faisais partie a ouvert un espace de médiation pour accueillir des parents séparés, afin que chacun (surtout les pères à l'époque) ait accès à l'enfant et contribue ainsi à préserver une relation positive. Cette expérience a été porteuse de nouvelles pratiques éducatives au service de l'enfant, par le refus éducatif qu'il soit le fusible de conflits conjugaux.

  • A M. l'Abbé Arbez: C'est consternant de savoir qu'en 2020 il n'y a toujours pas de recherche de solutions par la médiation, qui est une méthode peu coûteuse et plus rapide ... pour gérer ce genre de conflits.

  • La médiation n'est qu'un moyen de faire pression sur la mère pour qu'elle cède aux exigences du père afin d'avoir de l'argent pour nourrir les enfants!!! Car vous oubliez que tant que dure la médiation, le juge suspend la procédure et ne fixe donc ni les pensions ni l'attribution du logement.

    La médiation familiale, c'est imposer la puissance du fort au faible, sans aucun moyen de défense ! Car seul le faible souffre de l'absence de décision, reçoit les factures, etc...

    Vous vivez dans quel monde ???

    La médiation, c'est peut-être bien pour renouer le contact après la séparation mais ne tombez jamais dans ce piège en cours de procédure... le temps qui passe vous fera accepter des propositions contre votre intérêt et celui des enfants. Et, pire, le médiateur n'a aucune connaissance juridique !

    Et les religieux veulent vous faire croire que Dieu veut que vous retourniez auprès de votre mari car ce que Dieu a béni, la femme ne doit pas rompre. Fuyez !!!

  • A maman séparée: Merci pour votre commentaire. Vous écrivez ceci: "Car vous oubliez que tant que dure la médiation, le juge suspend la procédure et ne fixe donc ni les pensions ni l'attribution du logement".
    Il faut naturellement que la médiation soit faite rapidement. C'est justement le but. Ce qui permet de fixer les pensions et de règler la question du logement en faisant une proposition commune au juge.
    Actuellement c'est le juge qui décide, mais la procédure est très longue. Et la décision du juge ne correspondra probablement pas aux deux parents. Ensuite, les bagarres continueront.

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