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  • Bradley Birkenfeld: Le banquier de Lucifer.

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    Bonjour,

    Je viens de terminer la lecture passionnante du livre de Bradley Birkenfeld "Le banquier de Lucifer", Editions Max Milo, imprimé en français en septembre 2018. Et vous conseille très vivement la lecture de cette autobiographie stupéfiante.

    Bradley Birkenfeld a travaillé dans plusieurs banques suisses et surtout chez UBS à Genève et c'est là qu'il a découvert le double jeu des dirigeants d'UBS. Pendant les cours et les formations, les banquiers responsables pour UBS Genève du marché américain recevaient des consignes leur expliquant comment ne pas se faire pincer quand ils voyageaient aux USA.

    A mon avis, à cause de ces consignes, Birkenfeld et ses collègues ne pouvaient ignorer que leur travail sur sol américain était illégal.

    Mais ils pensaient qu'UBS les soutiendrait s'ils avaient des ennuis. Jusqu'au jour où un collègue de B. Birkenfeld découvre par hasard sur le site Intranet de la banque, un document de 3 pages qu'UBS allait certainement utiliser pour se défendre et laisser tomber ses employés !

    Birkenfeld demande à ses supérieurs des explications concernant ce "mémo de 3 pages", mais c'est le silence.

    Il comprend alors en 2007 qu'UBS ne défendra pas ses employés. Il démissionne et rentre aux USA, après avoir mis de très nombreuses preuves à l'abri, et dénonce les pratiques d'UBS aux Autorités américaines.

    A son grand étonnement, il n'a pas été soutenu par le Département américain de la justice et s'est retrouvé en prison pendant 31 mois.

    Heureusement pour lui, pendant qu'il effectue ses démarches aux USA, une nouvelle loi de protection des lanceurs d'alerte entre en vigueur. Cela lui a permis d'encaisser un pourcentage sur les 15 milliards de dollars non déclarés que le fisc américain a pu récupérer grâce aux informations qu'il a transmises.

    A sa sortie de prison, suite à l'aide très efficace de plusieurs associations américaines protégeant les lanceurs d'alerte (associations qui malheureusement n'existe pas dans nos pays), Birkenfeld encaisse 104 millions de dollars.

    Il explique que ses démarches ne sont pas dues à une prise de conscience liée aux soustractions fiscales réalisées par ses clients, car il ne s'occupait pas des déclarations fiscales de ses clients.

    Ses démarches de dénonciation des pratiques d'UBS étaient dues à sa colère en découvrant le "mémo de 3 pages bien caché dans les méandres de l'Intranet d'UBS". Et au silence de plomb qui a suivi ses questions.

    Bradley Birkenfeld est devenu le lanceur d'alerte le plus riche de la panète. C'est grâce à lui que le secret bancaire suisse a dû se transformer.

    Voilà le site Internet créé à ce sujet: https://lucifersbanker.com/

    Ce livre est sorti en librairie le 8 octobre 2018 date du début du procès à Paris d'UBS France. Naturellement ce n'est pas un hasard. J'espère que de très nombreuses personnes liront ce livre exceptionnel mélangeant les millions, le luxe, le sexe et j'en passe.

    C'est un reflet de la vie des banquiers suisses pendant les années 2003-2007.

    Contrairement à ce que dit B. Birkenfeld, je ne suis pas persuadée que cela ait changé en 2018 ...

    Merci d'avance pour vos commentaires. Meilleures salutations.

     

    Mise à jour du 20 février 2019: UBS vient d'être condamnée à Paris. Voir ce lien:

    https://www.letemps.ch/economie/37-milliards-deuros-damende-cauchemar-parisien-dubs

    Sans les lanceurs d'alerte Stéphanie Gibaud, Nicolas Forissier et Bradley Birkenfeld ce procès à Paris n'aurait probablement pas eu lieu !

  • SUISSE: Le TAF protège les clients français d'UBS !

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    Bonjour,

    Voilà l'article publié à ce sujet:

    https://www.lematin.ch/suisse/fiscalite-paris-voulait-aide-taf-refuse/story/28921426

    La demande d'entraide administrative de la France a été déposée le 11 mai 2016, puis l'Administration fédérale des contributions (AFC) a accepté cette demande le 9 février 2018. UBS a fait recours et le Tribunal administratif fédéral (TAF) vient de donner raison à UBS. Il aura fallu que la France patiente plus de deux ans pour obtenir cette dernière décision ...

    J'estime que le TAF a utilisé une astuce en prétendant que les raisons pour lesquelles les contribuables français visés n'auraient pas respecté leurs obligations fiscales ne sont pas précisées ...

    Pourtant tout le monde sait très bien que la majorité des Français qui ouvre un compte en Suisse le fait pour échapper au fisc français. C'était aussi le cas de Jérôme Cahuzac pourtant ministre des finances ... Les juges du TAF ont la mémoire courte ...

    En plus, les Français ayant un compte en Suisse correctement déclaré pourront le prouver auprès du fisc français ! Les juges du TAF le savent aussi ...

    La dernière décision du TAF correspond à de la mauvaise foi. Cela enfreint les articles 5 et 9 de la Constitution fédérale ... A ce propos voir l'article suivant de ce blog.

    En Suisse, les Autorités essaient de nous faire croire que la transparence fiscale est devenue une priorité. C'est de la théorie, car dans la pratique tout est toujours entrepris pour protéger les banques, et en particulier UBS, et les fraudeurs du fisc.

    Merci de diffuser cet article, surtout en France.

    Merci d'avance pour vos commentaires. Meilleures salutations.

    Et très bon 1er août, fête nationale placée sous le signe de l'éthique ... et de l'exemple suisse si parfait dans tous les domaines ...

    Mise à jour du 12 août 2018: Le journal Le Temps a publié un article très important expliquant que l'Administration fédérale des contributions (AFC) a fait recours contre la décision du TAF. L'AFC renvoie la balle au Tribunal fédéral pour que les juges fédéraux tranchent cette question cruciale: savoir si la Suisse doit transmettre les informations liées à la demande du fisc français (décision éthique, égalité fiscale des citoyens) ou s'il faut continuer à protéger les actes des banques suisses, en particulier d'UBS, et les actes des fraudeurs du fisc français. Voilà l'article:

    https://www.letemps.ch/economie/affaire-ubs-fisc-federal-ira-jusqua-cour-supreme

    J'espère que le TF rendra sa décision avant le 8 octobre 2018, date du début du procès d'UBS en France. J'espère aussi que le TF produira une traduction en français de sa décision puisqu'il sait que cette décision intéresse de très nombreux Français ... Affaire à suivre.

     

  • Affaire étouffée depuis 2013: Le médicament anticancéreux périmé Thiotepa distribué depuis Martigny (Suisse).

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    Bonjour,

    Je viens de prendre connaissance avec consternation de l'article publié par le Matin-Dimanche de ce 14 janvier 2018 expliquant que 100'000 flacons périmés du médicament anticancéreux Thiotepa, parfois périmés depuis 7 ans ..., ont été distribués par l'entreprise Alkopharma située à Martigny (Valais). La moitié de ces médicaments a été utilisée pour soigner des enfants ...

    L'affaire a été dénoncée par Swissmedic en 2011 et elle était connue. Par exemple un article avait été publié dans la presse le 16 janvier 2012:

    https://www.lematin.ch/sante-environnement/sante/Une-societe-soupconnee-de-vendre-des-anticancereux-perimes-/story/11945541

    Voilà ce qui me choque: Ensuite cette affaire a été étouffée. Les responsables ont été condamnés en juin 2016 à des peines extrêmement légères (des contraventions ...). Mais la presse n'en a pas parlé !  Pourquoi ? Merci aux journalistes de répondre à cette première question.

    L'article de ce jour nous apprend que la majorité de ces 100'000 flacons a été distribuée en France et environ 2000 flacons en Suisse. Les étiquettes de ces flacons étaient modifiées par l'entreprise de Martigny et même par ses employés obéissant à leur cheffe (la femme du propriétaire de l'entreprise).

    Cette entreprise a en plus bénéficié d'un prêt de 85 millions de francs suisses de la Banque Cantonale du Valais, alors que son chiffre d'affaire était de 49 millions. Il faut savoir que le Président de la BCVs, M. Jean-Daniel Papilloud, était très ami avec le patron de l'entreprise de Martigny ... L'entreprise ayant fait faillite le 29.8.2013 suite à cette affaire de médicaments périmés, la BCVs va probablement faire une perte de 17 millions. Ce problème a également été étouffé car il n'est pas cité dans les rapports annuels de la banque ...

    Cette affaire extrêmement grave (combien de personnes sont-elles décédées à cause de ce médicament périmé ?) montre qu'il est toujours habituel en Valais, mais dans les autres cantons romands aussi, d'étouffer les affaires qui dérangent. C'est la politique ancestrale du SECRET. Cela montre aussi que la censure est bien présente en Suisse romande. Ensuite il ne faudra pas s'étonner que l'initiative "No Billag" soit acceptée par le peuple suisse le 4 mars prochain.

    Cette affaire de médicaments périmés n'a pas été découverte par les services publics. Mais par le fabricant allemand qui a constaté que des flacons périmés se trouvaient dans certains hôpitaux.

    Heureusement Swissmedic a tout-de-même réagi en prenant connaissance des peines très légères prononcées en 2016 par le Tribunal de Martigny ...  Et le responsable de l'entreprise de Martigny est actuellement incarcéré (prison préventive).

    L'article du Matin-Dimanche cite l'exemple d'un couple français ayant perdu leur petite fille en 2014. En septembre 2011, à 4 ans, leur fille avait été soignée dans un hôpital parisien au moyen du médicament périmé. Les parents ont appris en novembre 2011 que le médicament utilisé était périmé. Le 23 janvier 2012 l'hôpital écrit une lettre à ce sujet. Seconde question: Mais alors pourquoi cette affaire, également connue en France, n'a-t-elle pas été publiée dans la presse de façon plus sérieuse ? Pourquoi ce procès n'a-t-il pas été suivi ? Il est urgent que les citoyens puissent recevoir des réponses sérieuses concernant ces faits si graves totalement étouffés pendant des années.

    Merci aux journalistes suisses et français de nous expliquer les raisons de la  censure de cette affaire si grave et de ce "procès" de 2016 passé sous silence.

    Information ajoutée le 15 janvier 2018: J'apprends par l'article publié ce jour par le journal 24 Heures que ce médicament n'était pas autorisé à la vente en Suisse, mais qu'il était autorisé à la vente en France. L'article ne fournit pas les raisons de cette diférence. Les responsables, en Suisse, auraient donc dû être condamnés à des peines plus graves car ils ont distribué plus de 2000 flacons non autorisés en Suisse ... Aggravation de la situation.

    Merci d'avance pour vos commentaires. Meilleures salutations.

    PS: Il est vraiment urgent de réclamer un contrôle sérieux du travail de la justice. Merci de signer et de diffuser cette pétition. Voici le lien:

    https://www.change.org/p/le-grand-conseil-des-cantons-suisses-et-mme-s-sommaruga-controle-du-travail-de-la-justice-en-suisse

     

    Mise à jour du 19 janvier 2019: J'ai lu dans la presse ces derniers jours que le recours déposé par Swissmedic contre Alkopharma a été rejeté par le Tribunal fédéral !  Les juges fédéraux estiment que vendre des médicaments périmés, donc sous-dosés, ne représente pas une mise en danger des patients, même quand il s'agit d'un médicament anti-cancéreux ! Voilà un article à ce sujet:

    https://www.swissinfo.ch/fre/peine-d%C3%A9finitive-pour-les-dirigeants-d-alkopharma/44688782

    Cela va donc permettre, en Suisse, à bon nombre de fabricants de sous-doser leurs médicaments sans le mentionner sur les emballages ... ou de vendre des médicaments périmés sans le mentionner non plus.

    En Suisse, les citoyens doivent bien sagement payer leurs primes obligatoires de l'assurance maladie (Lamal) qui augmentent chaque année ... et savoir que les entreprises pharma sont mieux protégées que les patients. Business is business !

    Merci tout-de-même à Swissmedic d'avoir essayé de protéger les citoyens.

    Les décisions du Tribunal fédéral sont souvent totalement incompréhensibles ! Mais personne ne s'en offusque ...